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La réalité du taux d’échec des entreprises est vraiment scandaleuse

La réalité du taux d’échec des entreprises est vraiment scandaleuse

Il y’a quelques mois j’ai reçu un message de remerciement peu commun ! 

 

“ Salut Alex, c’est bon c’est terminé ! Le bilan est déposé, merci pour tes conseils ! Je me sens plus léger maintenant, je pense que sans toi je serai entrain de crouler sous les dettes donc encore MERCI. Je me laisse pas abattre et je compte bien retenter d’autres projets (après un break) mais j’ai retenu la leçon et je sais par qui me faire conseiller à l’avenir. N’hésite pas à me dire quand tu es dispo pour prendre un café ! ”

 

Pour comprendre l’histoire il faut remonter plus d’un an en arrière.

 

Je me rappelle encore de ce soir là. C’était un soir d’hiver, il était 20h et il faisait nuit déjà depuis 3 heures. J’assistais à une conférence sur la technologie. La salle était bondée et il y faisait vraiment chaud, j’avais hâte de rentrer chez moi.

 

C’est à la sortie que Sam m’a abordé. 

 

Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion de parler à des entrepreneurs mais en général leurs histoires ne laissent jamais indifférent. (Ils peuvent vous mettre des étoiles dans les yeux comme vous donner envie de fuire l’entrepreneuriat comme la peste !) 

 

C’est exactement le cas de Sam.

 

“Alexandre, c’est toi ?” 

 

Pendant une seconde, je me demande si je le connais. Sa tête ne me dit rien pourtant.

 

Souriant et motivé, il m’explique qu’il est entrepreneur, qu’il lit mes articles de blog et qu’il vient d’Egypte comme ma famille paternelle. Nous commençons la conversation sur ce thème.

 

Sam c’est le genre de personne qui parle beaucoup, super enjoué avec une énergie folle.

 

Il suffit de passer quelques minutes avec lui pour avoir la patate de nouveau. 

 

Je lui demande donc de me parler de son entreprise. 

 

Son produit est original : c’est un bracelet particulier

Voilà à quoi il ressemble : 

 

Il s’agit d’un bracelet qui fait office de moyen de paiement. Vous savez ? Ce genre de bracelet utilisé sur des festivals comme Rock en Seine ? Ou sur des évènements sportifs. 

 

Il est chargé électroniquement d’une somme d’argent et permet aux participants de ne pas s’encombrer de leurs cartes bancaires. 

 

Le concept est intéressant ! Et me fait d’ailleurs penser à certains acteurs américains qui marchent plutôt bien. 

 

Je perds mon enthousiasme quand…

J’apprends que Sam a souscrit à 180 000€ de dettes. 180 000€ !
Et le pire, c’est qu’il ne semble pas du tout conscient du risque qui est devant lui. 

 

UN mauvais conseil qui va lui coûter sa boîte.


Quand je lui demande pourquoi il s’est autant endetté, il me répond tout simplement :

 

 “J’ai été conseillé par une grande banque qui m’a dit qu’il fallait que je sécurise mon BFR”. 

 

Je vous explique dans un instant ce qu’est le BFR. Mais juste avant, je tiens à souligner que cet entrepreneur s’était aussi endetté avec une responsabilité personnelle !


Concrètement, ça veut dire que si sa société fait faillite, il sera forcé de rembourser personnellement l’emprunt. 

 

Je me mets alors à creuser ses chiffres, et je découvre la réalité suivante : 

 

  • L’entreprise réalise 12 000€ de chiffre d’affaire mensuel,

 

  • Après déduction des charges, il reste une marge de 3800€, de quoi commencer à se verser un petit salaire, sauf que…

 

  • Il doit rembourser chaque mois 3900€ de mensualité pour le prêt !

Et j’apprends en plus que l’entrepreneur vient de souscrire à un nouveau prêt pour payer le premier. 

 

Prenons maintenant un peu de recul. 

 

Savez-tous ce qu’est le BFR ? 

 

En deux mots : Le BFR ou besoin en fonds de roulement, est le besoin de financement à court terme qui permet à l’entreprise de garder le cap entre le moment où elle décaisse de l’argent (pour acheter du matériel par exemple) et le moment où elle encaisse de l’argent des clients après avoir fait des ventes (beaucoup plus tard).

 

C’est un peu le matelas entre la rentrée et la sortie d’argent !

Alors oui, pour certaines entreprises, il est important de financer le BFR. 

 

C’est le cas par exemple de Carrefour. Mais on parle ici d’une boîte ÉNORME, qui peut donc négocier des taux agréables et des mensualités assez longues ! 

 

Rien à voir avec votre voisin entrepreneur. Lui, à côté, n’a aucune possibilité d’avoir cette situation avantageuse.

 

Mais ce qui me choque encore plus, c’est qu’il existe d’autres solutions que la banque n’a pas tenu bon de préciser à l’entrepreneur. 


Mettre en place des solutions comme l’escompte par exemple qui donne la possibilité d’être payé dès le jour de la facturation en échange d’une réduction sur le montant total pour le client. 

 

Il existe des dizaines de façons de contourner le problème du BFR, et toutes plus intelligentes que de souscrire à un deuxième prêt avec des mensualités affreuses. 

 

Ce qui me met hors de moi c’est qu’il y a des histoires comme ça tous les jours, c’est un scandale !

 

Malheureusement pour Sam il était trop tard. 

 

Nous avons dû l’accompagner dans le dépôt de bilan de sa boîte afin de limiter au maximum ses pertes.

 

Chaque année des entreprises échouent pour les mauvaises raisons et c’est dommage.

 

On a vu ces derniers jours :

 

  • Qu’il y avait des solutions simples pour développer son entreprise
  • Que tout le monde pouvait apprendre à vendre
  • Que des personnes parties avec un budget très faible s’en sortaient 
  • Et qu’on pouvait se former sur tous les sujets.

 

Le problème est que le climat ambiant est détestable.

 

Personne ne fait passer le bon message.

 

Avec l’équipe LiveMentor, nous nous sommes fixé un objectif : avoir des milliers d’entrepreneurs qui ont réussi leur boîte d’ici 10 ans.. et pour cela, on va lancer quelque chose demain pour vraiment faire bouger les lignes.

 

Il y a pleins de boîtes qui plantent chaque année, non pas parce que les entrepreneurs sont nuls, non pas parce qu’ils sont mauvais mais parce qu’ils sont mal conseillés !

 

Ils sont orientés dans la mauvaise direction.

 

Ce qui est horrible lorsqu’on va dans des réunions d’entrepreneurs qui ont planté leur boites, c’est de voir qu’ils ont du mal à s’en défaire. 

 

Ils portent le poids de l’échec. 

 

Des histoires d’entrepreneurs qui ont été mal conseillés par leur banquier, qui ont été mal conseillés par leur comptable, qui ont été arnaqués par des solutions techniques véreuses, on en voit tous les jours !

 

Entreprendre, c’est malheureusement souvent se mettre en position de faiblesse.

 

Il faut faire face à l’inconnu, trouver la confiance en soi ce qui n’est pas évident et amène parfois à prendre des mauvaises décisions à cause de ce stress. 

 

Il est donc ESSENTIEL de s’inspirer des bonnes personnes, de se faire accompagner et conseiller par des gens qui vous emmèneront vers la bonne direction sans qu’il y ait de conflits d’intérêts (par exemple une banque essaiera toujours de vous vendre le produit le plus intéressant pour elle). 

 

Malheureusement pour Sam il était trop tard. 

Nous avons dû l’accompagner dans le dépôt de bilan de sa boîte afin de limiter au maximum ses pertes.

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