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Réussir sa reconversion professionnelle : Comment obtenir un financement Fongecif pour apprendre le métier de ses rêves ?

Chaque matin, peut-être que tu te rends au travail la boule au ventre. Que tu ne te reconnais plus dans un métier qui a peu à peu transformé ta personnalité, voire l’a éteinte. Entassé dans les transports en commun ou pris dans les embouteillages, tu te demandes ce qu’aurait été ta vie si tu avais choisi une autre voie. Si tu n’avais pas laisser filer cette opportunité tombée du ciel, mais qui t’a semblé risquée sur le moment.

Tu te poses fréquemment la question de savoir s’il n’est pas trop tard pour une autre vie.

Tu es salarié et tu as peur de quitter ton poste actuel. L’avenir te semble trop incertain, car tu sens au fond de toi ce fameux syndrome de l’imposteur qui déjà, te met des bâtons dans les roues. C’est normal, et tu apprendras à t’en débarrasser plus tard avec Alex et son équipe de choc. ?

Franchir le cap de la reconversion professionnelle peut donc sembler un rêve inatteignable. Pourtant, en France, nous bénéficions de plusieurs structures pour nous aider à sauter le pas sereinement, dont le Fongecif fait partie. Bien préparé, tu peux te faire accompagner pour changer de carrière dans les meilleures conditions.

Élabore un plan de bataille

Comme j’aime à le dire, « il n’est jamais trop tôt, ou trop tard, pour oser changer de vie. »

J’ai osé ce changement de vie il y a maintenant 4 ans, à l’âge plutôt jeune (et surprenant pour certains) de 26 ans. Après des études en Cosmétique et Olfaction, j’ai quitté mon sud-ouest natal pour « faire carrière » à Paris dans la Parfumerie de Niche. J’ai passé 6 ans à essayer de faire mes preuves, de gravir l’échelle des postes à responsabilités. On m’a souvent reprocher… ma jeunesse ? (si j’avais su que l’énergie était un obstacle à l’ambition…) Si mon manque d’expérience ou mon trop plein d’enthousiasme ont été un frein à ma carrière, le peu d’opportunités m’a permis de prendre conscience que je m’étais perdu dans un environnement de travail qui ne me correspondait pas. Que je n’étais pas à ma place.

Si je te fais part de mon expérience aujourd’hui, c’est pour que tu prennes confiance en toi. Pour que tu prennes conscience qu’à cœur vaillant, rien n’est impossible. Entre nous, j’aime aussi reprendre les dires de Mark Twain : “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.”

Avant toute chose, je te conseille de mûrir ton projet de reconversion. Ne va pas plus loin dans la lecture de cet article si tu ne t’es pas déjà remis en question. Pour ma part, entre le moment où j’ai envisagé la reconversion professionnelle et la date où j’ai démarré ma formation, il s’est passé deux ans. Deux ans de réflexion profonde passés à l’élaboration d’un plan d’action. Car si l’on veut rester crédible et sincère dans sa démarche, on ne change pas de métier comme on change de veste.  Mon cheminement t’intrigue ? Tu peux trouver plus de détails dans un article très personnel que j’ai rédigé.

Commence par te poser les bonnes questions :

  • Pourquoi est-ce que je ressens un malaise dans ma situation professionnelle actuelle ?
  • Quelles sont les vraies raisons qui me poussent à me réorienter ?
  • Est-ce que le métier que je vise est VRAIMENT fait pour moi ? A-t-il des contraintes que je ne suis pas en mesure de supporter ?
  • Quel est le moment le plus propice pour me reconvertir ?
  • Comment vais-je pouvoir accéder à la formation, au savoir, à l’expérience ?
  • Si j’ai un besoin de formation, combien de temps vais-je pouvoir y consacrer ? en formation continue ? en cours du soir ?
  • De quelle manière cette décision de reconversion va-t-elle peser sur ma famille et mes proches ?
  • Suis-je en mesure financièrement de supporter un tel changement ? une réduction de revenus ?
  • Et après ? de quelles manières vais-je rebondir ? de quelles manières vais-je solliciter mon réseau ?
  • etc…

Une multitude de questions, qui loin de vouloir t’angoisser, doivent te permettre de cerner les enjeux de la reconversion.

N’hésites pas à en parler dans ton entourage et à récolter des avis. Au sein de tes proches, deux « clans » devraient apparaître : les Pros et les Antis. Méfies-toi des deux !

  • les Pros resteront une source indispensable d’énergie positive. Cependant, leur enthousiasme peut aussi cacher un manque de lucidité ou de franchise à ton égard.
  • les Antis seront avant tout inquiets pour toi. Ils véhiculeront, bien souvent malgré eux, une énergie négative qu’il faudra fuir à tout prix, si tu ne veux pas ruminer les « mauvaises excuses » qui te mettront du plomb dans l’aile. Elles pourront émettre des critiques constructives à prendre en compte, mais sur lesquelles il faudra vite rebondir.

Pour m’aider, j’ai réalisé un test de personnalité avec le livre « Choisir un métier selon son profil », aux Éditions Eyrolles. Moi qui éprouve souvent le besoin d’être rassurée, cet ouvrage m’a aidé à y voir clair et à confirmer mon choix. Par une série de questions que tu soumets à ton entourage pro et perso, se dégage un profil complet avec tes compétences et tes points forts. Selon cette analyse, des secteurs d’activités à privilégiés ainsi que des fonctions à exercer te sont proposés. C’est un bon exercice que je recommande, ne serait-ce que pour se connaître un peu mieux soi-même.

Vaincre la peur du changement de carrière

Oui, on le sait : le changement, ça peut faire peur. Certains sont accro à l’adrénaline de l’inconnu, quand d’autres peinent à sortir de leur zone de confort. Pourtant, tu ne te sentiras jamais aussi vivant qu’en prenant des risques (considérés !). Ce futur chamboulement, lorsqu’il est généré pour les bonnes raisons, peut se révéler être une véritable renaissance. C’est ainsi que je l’ai vécu. Dans ma vie, il y a un Avant et un Après reconversion.

Cette aventure, quelque soit son issue, ne pourra pas être un « échec », car elle t’apprendra forcément et t’ouvrira à d’autres opportunités. Ce qui est incroyable, c’est que tu apprendras tellement sur toi-même, tu gagneras tellement en expérience et maturité que tu peineras à te reconnaître dans ta vie d’Avant.

Ne te laisse surtout pas déprimer par les critiques ! En amont, préviens ton entourage proche. Discute avec eux des changements qui se répercuteront sur vos relations. Moins de temps à consacrer aux enfants ? aux amis ? aux sorties ? Chacun devra être compréhensifs, et mettre la main à la patte le temps de la reconversion.

De nouveaux compromis devront être établis. Saches aussi, et c’est très important, t’entourer des bonnes personnes ! Des personnes positives, qui sauront toujours trouver les mots pour te motiver. Tu ne le sais pas encore, mais elles seront de véritables piliers dans ton développement.

N’hésites pas également à contacter des personnes qui ont sauter le pas de la reconversion, si possible, dans la branche professionnelle que tu vises. Ces gens te seront toujours de bons conseils, et t’éviteront parfois quelques erreurs de débutants.

Pour cela, fais marcher ton réseau, prospecte sur Linkedin (via un profil que tu auras déjà mis à jour : « en reconversion dans le secteur de… »), explore les réseaux sociaux, demande conseil auprès de la communauté LiveMentor, etc… Plus tu seras préparé en amont, et plus ce saut dans le vide te semblera moins effrayant.

Étape primordiale : fais une liste de ce pour quoi tu sautes le pas. Établis tous les avantages gagnés versus ta situation actuelle, et garde cette liste toujours sous la main. Elle sera ta meilleur alliée en cas de baisse de régime ou de petite déprime. Elle te gardera sur le droit chemin de la reconquête professionnelle. Même après toute ces années, ma liste continue de me remonter le moral lorsque je ne vais pas bien.

Garde à l’esprit que, quoi que tu imaginais en terme de difficultés, pas seulement pour ta reconversion mais surtout pour les étapes qui viendront par la suite (surtout si tu souhaites créer ton entreprise), tout cela sera encore plus dur à franchir que ce que tu espérais. Ça, on ne te le dira jamais assez. Ou bien on te le dira, mais tu ne mesureras pas l’impact de cette phrase. Sois prévenu, et accroche-toi. D’autres ont très bien réussi, alors pourquoi pas toi ?

« Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions. » (Promis, c’est le dernier de mes adages). Ais confiance, car tu trouveras toujours la ressource en toi nécessaire pour rebondir en cas de doute. L’être humain est ainsi fait pour survivre et ne jamais abandonner.

Se reconvertir dans les meilleures conditions possibles

Tu l’auras compris, la décision de se reconvertir ne doit pas être prise à la légère. Traverser un simple malaise dans ta carrière ne doit pas justifier un brusque changement de cap.

J’entends souvent « J’attends le bon moment ».

Et je réponds « Il n’y a pas de bon moment ».

« Attendre le bon moment », c’est repousser l’échéance. Car sur quels critères vas-tu te baser pour décréter que c’est le bon moment ? L’indice pour savoir s’il est temps de se lancer, tu le sentiras au fond de tes tripes. Quand l’impatience et l’excitation seront plus fortes.

Quand tu auras atteint ta limite du supportable dans ton boulot (sans atteindre la dépression !). N’envois pas tout balader ! Sois patient, car si tu es salarié, le Fongecif est fait pour toi.

Les enfants sont souvent l’excuse numéro une pour repousser une reconversion. Je peux comprendre cet argument, mais il n’est pas recevable. Durant la formation d’un an que j’ai suivi, plusieurs personnes avaient des enfants en bas âge. Cela ne les a pas empêcher de performer et de réaliser leurs rêves. Certes, cela leur a demandé une plus grosse organisation et un investissement plus important. Mais finalement, ces personnes ont encore plus de mérite d’avoir oser et gagner leur pari.

Si tu es déterminé, arrête de te chercher des excuses et lance-toi !

En revanche, pèses bien le pour et le contre d’un point de vue financier. Tu dois savoir si tu pourras supporter une baisse de salaire, même temporaire, afin de ne pas te mettre en difficultés.

Qui dit reconversion, dit souvent formation. Si tu ne peux pas te permettre de t’auto-financer, ou si contracter un prêt bancaire comporte trop de risques pour toi, il reste une solution : candidater pour un financement auprès du Fongecif de ta région.

Qu’est-ce que le Fongecif ?

Rentrons dans le vif du sujet : les Fongecif, ou Fonds de Gestion des Congés Individuels de Formation, sont des organismes d’état de financement des formations, destinés aux salariés en CDD ou CDI. Ils dépendent des OPACIF (Organisme PAritaire au titre du Congé Individuel de Formation) auxquels les entreprises sont tenues de verser une contribution à la formation de leurs employés.

Il s’agit d’un cercle vertueux dont tu peux bénéficier selon certains critères. Ils gèrent entre autre tous les processus relatifs à la formation continue (le CPF, la VAE, les Bilans de Compétences, etc…), entrant dans un objectif de changement de carrière ou de perfectionnement. Ces organismes peuvent prendre en charge tout ou une partie de ton salaire, et peuvent financer tout ou une partie de ta formation (et même les frais annexes d’hébergement et de déplacement, si une formation se déroule loin de chez toi).

« Mais c’est magique ! comment j’y adhère ? » me diras-tu. Je t’explique tout dans les moindres détails, mon ami.

C’est vrai, pourquoi se priver d’un droit à la formation ? Nous avons la chance en France de pouvoir bénéficier de cet accompagnement au changement de carrière, il serait dommage de ne pas saisir cette opportunité.

En ce qui concerne ta rémunération, de ton côté rien ne change (ou presque). Ton entreprise continue de te verser un salaire tous les mois à hauteur de 80% à 100% de ton salaire initial, basé sur les 12 derniers mois, et ne dépassant pas un certain plafond. En backstage, elle communiquera avec le Fongecif et ton organisme de formation (auprès duquel tu dois signer une feuille de présence tous les jours) pour se faire dédommager.

Bien entendu, l’assiduité est de mise. Si tu décides de stopper ta formation en cours de route, tu perds tout, y compris rétroactivement. Tu devras utiliser un congé (payé ou sans solde) pour rembourser les dépenses du Fongecif . Comme par magie, tu continues de cumuler tes congés payés pendant ta formation et ton employeur est tenu de te réintégrer à ton poste ou à poste équivalent.

Bien souvent à ton retour, cela peut être le bon moment pour négocier une rupture conventionnelle de contrat, si ton poste ne correspond plus du tout à tes compétences ou tes envies.

Toute la réflexion que tu auras faite en amont prendra tout son sens ici. Et si tu as déjà bien réfléchis à ta reconversion, monter un dossier de candidature ne devrait te poser aucun problème.

Quelles conditions pour réaliser un CIF ?

Comme son nom l’indique, il faut au préalable obtenir un CIF, un Congé Individuel de Formation, auprès de ton employeur. La durée d’un CIF ne peut être supérieure à 12 mois dans le cas d’une formation à temps plein, ou 1200 heures dans le cas d’une formation à temps partiel. Sont éligibles au CIF :

  • les salariés en CDD : justifier de 24 mois, consécutifs ou non, quelle que soit la nature des contrats de travail au cours des 5 dernières années, dont 4 mois consécutifs ou non, au cours des 12 derniers mois.
  • les salariés en CDI : justifier de 24 mois, consécutifs ou non, quelle que soit la nature des contrats de travail en secteur privé, dont les 12 derniers mois dans la même entreprise.

Tu dois envoyer une Demande d’Autorisation d’Absence par lettre recommandée avec accusé de réception au plus tard:

  • en CDD, 90 jours avant le début de la formation
  • en CDI, 120 jours avant le début de la formation

Cette lettre doit détailler les informations relatives à la formation : dates, intitulé, durée, l’organisme de formation… Une fois la demande reçue, ton employeur dispose d’un mois maximum pour t’adresser sa réponse par écrit. Passé ce délai, la demande est considérée comme validée. Mon conseil est d’en parler en amont avec ton employeur, de lui expliquer ta démarche pour que ta demande ne le surprenne pas.

Ton entreprise ne peut pas refuser ta demande, mais peut la faire reporter dans le cas où ton absence peut porter préjudice à l’activité de la société (en cas d’une faible masse salariale, par exemple) et si d’autres employés sont déjà absents dans le cadre d’un CIF. Ce report ne peut pas excéder 9 mois, et ne peut pas être reconduit plus de trois fois.

Suis-je sur la liste des priorités du Fongecif ?

Ce financement est-il réserver aux plus démunis ? Dans l’absolu, oui, mais le CIF reste ouvert a tout le monde. Le Fongecif dispose d’un budget annuel ou mensuel limité. Une fois ce budget dépensé, c’est terminé. Il établis donc une liste d’ordre de priorités pour dispenser les financements.

Dans un souci d’égalité des chances, le Fongecif finance en priorité :

  • les salariés les moins qualifiés ou diplômés
  • les salariés qui ont le plus d’ancienneté dans une entreprise
  • les projets incluant une formation adaptée au métier visé, certifiante ou qualifiante, reconnue par l’État
  • les demandes bénéficiant d’un co-financement (mobilisation du CPF, auto-financement partiel)
  • les projets et choix de formation les plus cohérents, comparativement aux attentes personnelles et professionnelles
  • les personnes conscientes de la bonne représentation du métier visé, et des conditions réalistes pour y parvenir
  • les personnes averties des réels débouchés sur le marché de l’emploi
  • etc…

La liste est longue, et tu te dis sûrement que tu n’as aucune chance… Mais non, mon ami. Je te dis que c’est possible, car je l’ai fais et je n’étais absolument pas prioritaire.

Tout va se jouer sur le dossier de candidature, et notamment sur ta lettre de motivation. Il faudra donc prouver que tu seras capable de braver toutes les tempêtes. Que tu es conscient des risques que tu encoures, mais que tu as préparé le terrain et que tu sais où tu vas.

Généralement, il est coutumier de prendre au moins un RDV avec un conseiller en agence, mais cela n’a rien d’obligatoire. Comme chez Pôle Emploi, les conseillers sont disponibles pour aider les personnes les plus perdues ou démunies face à l’administration.

8 astuces pour monter un dossier de candidature béton

1.  T’y prendre à l’avance !!!

On ne le dit jamais assez : les procédures administratives prennent du temps, et il serait dommage que tu rates le coche juste parce que tu as mal jauger l’échéance. Sache-le, la constitution de ce dossier va te demander BEAUCOUP de temps et d’investissement. La réponse suite à ton passage en commission dépendra du nombre de demandes dans ta région. Pour ma part, j’ai fais une demande en région Île-de-France (je te laisse imaginer le nombre…), et j’ai attendu 3 mois, n’étant pas prioritaire.

Le budget mensuel était vite dépenser pour d’autres projets plus urgents. Plus tu enverras ta demande tôt (environ 4 à 6 mois à l’avance), plus tu auras de chance de passer chaque mois en commission, et donc de décrocher un financement. Attends-toi à avoir une réponse juste avant la date butoir, soit un mois avant le début de ta formation. Autant dire presque « la veille pour le lendemain ». C’est stressant et contraignant, surtout si tu dois prendre un appartement loin de chez toi, mais c’est comme ça.

2. Attache de l’importance à la logique Formation choisie/Métier envisagé.

Les formations diplômantes, qualifiantes et reconnues par l’Etat sont prioritaires. Dans le cas contraire, tes chances d’être financer seront moindres. Tout dépendra de ta situation dans le barème des priorités. Retiens que le Fongecif préférera financer une formation diplômante onéreuse, plutôt qu’une formation non-diplômante moins chère. Choisis donc une formation de qualité en conséquence.

3. Un CV optimisé.

Un bon CV et un CV clair, structuré et visuel. Mets en avant les expériences et les compétences en lien avec le métier visé ! Et si besoin, fournis des supports supplémentaires. Par exemple, pour me reconvertir dans le milieu créatif de l’architecture, j’ai volontairement fournir un portfolio qui montrait ma sensibilité, mon coup de crayon, mes premiers projets, etc… même si aujourd’hui, ce portfolio est totalement ridicule, il fallait bien commencer quelque part.

4. Démontre que tu as mûris ton projet

C’est ici qu’intervient toute la phase de réflexion enclenchée en amont. Dans ta lettre de motivation, décris en détails les raisons qui te poussent à ce changement, et le raisonnement que tu as mené. Décris tes atouts et tes envies à court, moyen et long termes. Et encore plus important, montre que tu as un plan d’action en tête. Décris tes projets à 2, 5 et 10 ans. Montre que tu as réfléchis à chaque souci que tu es susceptible de rencontrer. Pour résumer, rassure le jury et convaincs-le de t’accorder leur confiance. 

5. Rédige ta lettre de motivation à la main.

Tu seras examiné sur la qualité de ton écriture, sur les arguments que tu vas avancer, sur ton parcours et sur les mécanismes de réflexion que tu auras mis en place. Parle avec le cœur ! Sois précis, personnel, courtois, et si un détail te semble important, ne l’omets pas ! Montre ta motivation, sans tomber dans la supplication. À titre d’exemple, ma lettre faisait 10 pages… il me fallait presque une heure à chaque fois pour la rédiger (et je ne te parle pas du temps passé pour la concevoir, la structurer, etc…). Fais-la lire par plusieurs personnes et demande-leur si tout est clair. Au passage, soumets-la à relecture pour corriger les fautes d’orthographes. Bref, ne laissez rien au hasard. L’enjeu est trop important.

6. Ajoute le plus possible de recommandations pertinentes.

De ton supérieur hiérarchique, de tes collègues que tu côtoie tous les jours depuis 10 ans, des professionnels que tu as rencontré dans la branche que tu vises. Demande-leur d’expliquer pourquoi ils te voient à 200% dans ce nouveau métier, pourquoi ils te soutiennent. Fais en sorte que ces personnes soient également disponibles par téléphone, pour répondre aux éventuelles questions des jurés. Une recommandation de tes proches peut toujours être un plus, mais elle aura moins de poids car considérée comme trop émotionnelle.

7. Une promesse de stage ou d’embauche.

C’est le Graal ! et l’argument imparable. Tu mets toutes tes chances de ton côté si tu réussis à prouver que tu sais déjà comment rebondir, et qu’un poste t’attend quelque part.

Comme tout organisme de financement ou d’éducation, le taux de réussite est un facteur clé. Il serait dommage de faire baisser les statistiques de reconversion du Fongecif…  ? Logiquement, la commission de sélection privilégiera le financement des personnes qui promettent un bon taux de succès.

8. Saches faire des concessions.

Prouve à l’organisme de formation que tu es prêt a t’investir financièrement. Même si tu ne disposes que de 500 ou 1000 euros, ou que de quelques heures dans ton CPF, mets-les sur le tapis en proposant de les investir dans ta formation. Intègre à ton dossier un plan de financement ou une étude de tes dépenses.

Pour cela, fais la somme de toutes tes charges, de ce qu’il te faut pour vivre a minima, et propose si cela t’es possible, de réduire ton salaire de 100 ou 200 euros. Cela prouvera une fois de plus ta motivation, et cela pourra faire la différence dans la balance budgétaire du Fongecif.

NB : dans la liste des documents à fournir, je te déconseille de les falsifier si tu n’es pas en mesure de les apporter. Toutes tes recommandations, ou promesses d’embauches pourront être vérifiées. Tes supérieurs hiérarchiques contactés. Sois transparent et sincère dans ta démarche si tu veux récolter la bienveillance de ton entourage. Si tu parles avec le cœur, la plupart des gens seront disposé à te filer un coup de pouce.

Mon dossier a été refusé, que puis-je faire ?

Malheureusement, la commission de sélection a refusé ta candidature… Pas de panique !

Tu disposes de 2 mois pour demander un recours gracieux. Dans ce nouveau courrier, il faudra apporter de nouveaux éléments qui pourront faire pencher la balance en ta faveur. De nouvelles recommandations, de nouvelles portes de sorties, une nouvelle stratégie de rebond…

Et si ton recours reste négatif, ne te décourage pas. Retente simplement ta chance pour la prochaine session de formation.

Une « rumeur » circule (et qui s’est vérifiée dans mon cas), que si tu n’es pas prioritaire pour obtenir un financement, tu seras forcément recaler à la première tentative (mais je ne te le souhaite pas). Prends-le en compte dans ta stratégie de reconversion, car certaines formations ne se dispensent qu’une fois par an.

Si ta situation au travail t’est de plus en plus intolérable, arme-toi de patience. Commence sans attendre à préparer cette reconversion, déploie tous les moyens pour accélérer les choses. Cela t’aidera à tenir le cap. N’hésites pas à prendre RDV avec un conseiller pour analyser ce refus, et te mettre en accord avec les attentes du Fongecif.

Je le répète, ce financement est accordé aux personnes les plus motivées et conscientes de l’aventure dans laquelle elles s’embarquent. En re-déposant une demande, tu démontres que ta volonté est intacte, voire renforcée, et que tu es déterminé à changer de voie. À moins d’envoyer un dossier peu fourni et mal structuré, le Fongecif finira par t’accorder un financement.

Quand tu recevras ton accord de principe, il y a de fortes chances à parier pour que cet instant fasse partie des meilleurs moments de ta vie. Tu l’auras tellement attendu, espérer, rêver… que tu t’en souviendras comme d’un moment heureux où ta vie à basculer. Comme pour moi, il y aura un Avant et un Après. Je te souhaite que cet Après soit riche de succès.

Les rouages de l’administration française sont parfois impénétrables… Je t’encourage à consulter le site internet de ton Fongecif et à rencontrer un conseiller pour parler en détail de ta situation. Cette personne sera la mieux placée pour t’accompagner dans ta démarche.

Bien sûr, si tu souhaites en parler ici, n’hésites pas à laisser un commentaire. Bonne chance à toi !

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Julie D

Reconvertie dans l'architecture d'intérieur, j'ai créé ma société pour exercer pleinement en indépendante cette profe-pa-ssion. J'ai trouvé en LiveMentor l'aide, l'écoute et la motivation, au sein d'une communauté bienveillante.

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Rapport de faute d’orthographe

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