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Comment Monika a Sauvé sa Maison d'Edition en Optimisant sa Stratégie Digitale
Monika prend la tête d'une maison d'édition juste après avoir fini ses études. Elle décide alors de revoir toute la stratégie de communication - un vrai souffle de nouveauté qui passe par le SEO, les articles du blog, et les groupes Facebook ciblés pour renouer avec un public plus large et offrir une grande visibilité à La Compagnie Littéraire.
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​À 21 ans, j’ai repris une maison d’édition mal en point

Je m’appelle Monika, j’ai 25 ans et il y a trois ans, j’ai repris une maison d’édition.

C’est toute petite que j’ai développé une véritable passion pour l’écriture et la littérature. Depuis que j’ai 10 ans, je dévore en moyenne un livre tous les deux jours. J’ai commencé à écrire et publier mes textes en ligne dès 14 ans. J’ai gagné mon premier concours de nouvelles à 16 ans. Aujourd’hui, je suis l’auteur de deux recueils de poésie et co-auteur d’un recueil de nouvelles.

J’ai toujours un livre sous la main, ou dans mon sac. Quand je ne lis pas pour le travail, je lis pour mon plus grand plaisir. Parfois, il m’arrive de dévorer jusqu’à un livre par jour ! C’est ma passion et mon travail. Aujourd’hui, ma décision de reprendre une maison d’édition parait évidente, mais en réalité, j’ai mis du temps à trouver ma voie.


Après un baccalauréat littéraire et un an d’études en Suisse, j’ai commencé par étudier la linguistique-informatique. Mais ce cursus était loin de me passionner : ce que j’aime dans la langue ce n’est pas tant l’aspect technique (construction, formation, groupe de langues), mais plutôt l’aspect sensible. Comment assembler les mots de manière à créer l'émotion, la peur, faire rire… C’est pourquoi, après avoir fini ma licence en linguistique-informatique, j’ai décidé de me tourner vers une autre branche.

J’ai donc décidé d’entamer une reconversion. Il était difficile pour moi d’intégrer une licence en édition compte-tenu de mon cursus précédent, alors je me suis inscrire à la licence professionnelle d’écrivain public. (oui, oui ça existe 😉). Ce diplôme permet aussi bien d’exercer en tant que biographe et “écrivain fantôme”, c’est-à-dire accompagner les usagers dans l’écriture de leur récit de vie, témoignages, etc. ou écrire une histoire à partir de leur idée qu’être écrivain public dans le social , et produire des écrits à usage administratif ou officiel. Même si c’est plutôt le premier aspect cité du métier qui m'intéressait, je n’étais pas encore certaine de ce que j’allais faire de ma vie !

Attirée par le domaine de l’édition, j’ai décidé d’effectuer mon stage obligatoire dans une maison d’édition appelée La Compagnie Littéraire. La ligne éditoriale était composée de littérature générale : essais, autobiographies et de poésie. Mes principales tâches étaient les suivantes :

  • Mettre en pages les livres
  • Rédiger les quatrièmes de couverture
  • Mettre les textes aux normes typographiques

Cela n’avait pas de réel rapport avec ma licence, mais cette expérience m’a apporté beaucoup de choses, je voyais enfin ce à quoi ressemblait un livre avant l’impression ! Une fois mon stage fini, j’ai travaillé quelques mois en freelance à la Compagnie Littéraire. Le gérant, après 15 ans dans sa maison d’édition, a fini par vouloir prendre sa retraite. Il avait besoin de quelqu’un qui pouvait assurer toutes les tâches après son départ, de la lecture de manuscrits, jusqu’à l’impression, sans oublier l’aspect communication un passage obligatoire, pour vendre des livres. La situation économique n’était pas des meilleures. Et il fallait du changement, de gros changements ! Un jour, le directeur me fait part d’une proposition : "Monika, et si tu reprenais la Compagnie Littéraire ?" Ma décision a été vite prise, impossible de laisser mourir un si beau projet ! Je voulu tenter l’aventure.

En plus, j’avais tout à y gagner

  • Je ne me voyais pas salariée d’une entreprise traditionnelle : je ne voulais pas avoir les mains liées
  • J’aime organiser mon emploi du temps et pouvoir exploiter mes idées à fond
  • Je me suis dit que c’était un projet avec une âme, c’était une belle opportunité, qui ne se représenterait certainement pas

Sans connaissance aucune en gestion et tout fraîchement sortie de la fac, j’ai dis oui sans hésitation ⚡

Étape 1 : Se poser les bonnes questions

La maison commençait à s’essouffler et n’était pas aux faits des techniques commerciales actuelles. Il lui fallait plus qu’un bon coup de dépoussiérage ! L’associée historique n’intervenait que pour les relectures. J’ai dû mettre mon nez dans la gestion pour mettre à jour, ce qui devait être changé d’urgence.


Garder son statut ? Ma première action concrète a été de changer le statut de la société. La SARL historique est devenue une SAS, car étant gérante majoritaire, être au RSI n’était pas forcément la meilleure des situations

Comment attirer un nouveau public de lecteurs ? Une fois le changement de statut effectué, je me suis attelée au réel problème : que faire pour donner à la Compagnie Littéraire, un nouveau souffle ? J’ai rapidement voulu développer une collection littéraire de l'imaginaire. La visite au Salon du Livre a été pour moi un véritable électrochoc : quel engouement du public pour la fiction, surtout pour les ouvrages de fantasy ! Les foules les plus denses correspondaient à des dédicaces de romans fantastique/fantasy/romance, soit des genres littéraires qu’on ne proposait pas . Et dans un monde de plus en plus noir et sombre, les gens ont besoin d’évasion. Et quoi de mieux que la lecture pour voyager dans des mondes oniriques, loin de la réalité ?

Je suis donc désormais plus attentive aux désirs des lecteurs d’aujourd’hui : je regarde ce que les gens lisent dans le métro, j’écoute la radio pour comprendre quels styles de livres sont les plus chroniqués…


Comment survivre à l’ère numérique ? Aujourd’hui, certains secteurs se retrouvent totalement bouleversés. L’édition en fait partie et demeure un secteur fragile. Il faut donc savoir se poser les bonnes questions. Par exemple, faut-il continuer à éditer des livres en version papier (à l’époque nous n’éditions que des livres papier) ou faut-il privilégier la version numérique ? Si la tendance actuelle est la dématérialisation, il existe bien un objet qui y résiste très bien : le livre 📒 Le livre papier reste encore et toujours le support de prédilection des lecteurs, et ce, même parmi les jeunes générations. Le contact du papier, le toucher de la couverture, et beaucoup d’autres arguments en font un objet encore à la mode.

C’est à force de réflexion que j’en suis arrivé à la conclusion suivante : en aucun cas il ne faut abandonner le livre papier, néanmoins, il est grand temps de faire aussi des livres au format numérique, et conquérir ainsi un nouveau lectorat, plus hi-tech !

J’ai consulté des tutoriels sur internet pour comprendre comment faire un livre numérique. J’ai commencé à publier sur Kindle, la plateforme de livres numériques numéro 1 dans le monde, et un diffuseur/distributeur belge spécialisé en vente de livres numériques, Primento, m’a contacté directement.

Comment communiquer ? Mais continuer à faire des livres papiers n’exempte pas de stratégie de communication digitale. Ma troisième préoccupation était donc d’acquérir des connaissances en communication. Mais où et comment se former, quand on a aucune notion de marketing ? 🤔

Étape 2 : Apprendre et garder uniquement ce qui est utile

Un beau jour, je suis tombée sur une publicité Facebook qui vantait la formation marketing digital de LiveMentor. J’étais un peu sceptique de tenter l’aventure, l’offre paraissait un peu trop belle pour être vraie, mais comme ladite formation était gratuite et que je n’avais en soi rien à perdre, j’ai tenté ! Vous savez quoi ? J’ai tout de suite accroché au « ton » et à la philosophie LiveMentor.

Une des premières choses que le mentor a dite, était qu’il avait fait une école de commerce, mais que ses enseignements n’ont été que peu utiles dans sa carrière dans le digital. C’est en apprenant par lui-même et en s’entourant des bonnes personnes qu’il a pu développer et faire prospérer son école. Je me suis retrouvée dans ses paroles 😯

L’université m’a donné la méthodologie, et le goût d’apprendre, mais concrètement, les outils, logiciels, et compétences que j’utilise tous les jours dans ma profession, je les ai apprises sur le terrain ! Tout dans la formation initiale m’a servi : le cours sur le référencement naturel (SEO), celui sur l’Affiliation, sur Google AdWords… À l’époque, je n’avais jamais acheté de mots clés, je n’avais jamais fait de campagne sur Facebook. Je ne connaissais pas tout le vocabulaire technique. J’avais comme l’impression d’être quelqu’un qui rentre dans la caverne d’Ali Baba et qui se rend compte qu’il y a un trésor inestimable dans ce “monde parallèle” digital.

Dans le secteur de l’édition, les mots clés pour Google AdWords sont extrêmement chers, jusqu’à 3 euros le clic et même plus. Au lieu de jeter mon argent par les fenêtres et vouloir à tout prix me positionner sur « éditer son livre » ou « publier un livre », j’ai au contraire acheté des mots clefs à plus faible volume de recherche, mais où la concurrence est moins rude !

Étape 3 : Toucher son persona, la clé du trafic !

Quand j’ai repris la maison d’édition, le site Internet avait plus de 10 ans - tout était à refaire. Quand j’ai terminé la formation LiveMentor, le site Internet de la Compagnie Littéraire et notre librairie en ligne n’avaient que six mois d’ancienneté depuis sa refonte. Il était vide : sans aucun contenu et sans partie blog.

Même si les résultats au niveau du trafic étaient encourageants et que le nombre de visiteurs augmentait progressivement, il fallait faire preuve de patience. Mais patiente, je ne le suis pas 🙃 Surtout dans le cas où je sais qu’il existe des solutions pour… aller plus vite !

C’est pourquoi j’ai décidé d’améliorer le contenu de notre site et de me heurter à la fameuse notion de SEO. J’ai donc mobilisé l’équipe et après mûre réflexion nous avons réussi à définir nos deux types de persona.

  1. Les auteurs : sans manuscrit, pas de livres, sans livres, pas de lecteurs !
  2. Les lecteurs : les férus de livres papier, et les As de la tablette numérique.

La difficulté première était de produire du contenu qui puisse intéresser les deux personas. Leur point commun : l’amour du livre ! ❤ Afin de tenir compte des goûts de chacun, nous avons lancé deux rubriques phares qui sont lues aussi bien par nos auteurs que par nos lecteurs :

  1. La tribune de Marie qui met à l’honneur les femmes et plus particulièrement les femmes de lettres. Les articles sont documentés et font aussi bien le bonheur des universitaires que des plus curieux. L’article les femmes au XVIIe siècle a été consulté près de 2600 fois.
  2. L’ivresque récréation est une rubrique sur un ton plus « léger » qui contient des articles où l’on met à l’honneur des « tops » littéraire sur différents sujets : livres censurés en France, mots insolites des écrivains, romans dystopiques à succès, poèmes mis en chanson, etc…
« L’article « Top 5 des poèmes mis en chanson » fait d’ailleurs la fierté de notre blog, il a été lu près de 14 000 fois ! »
Article monika

Il a aussi été partagé sur des sites avec de grosses communautés ! Le trafic du site est passé de 1 000 à plus de 5 000 visiteurs par mois. Parmi eux, on retrouve des lecteurs, mais aussi des blogueurs et journalistes sans oublier les auteurs qui nous envoient leurs manuscrits.


Étape 4 : L'importance des groupes Facebook

Je pense qu’on a tous eu un jour la réflexion suivante : « je passe trop de temps sur Facebook, à cause de cela je perds en productivité ». Mais il faut garder à l’esprit qu’utiliser Facebook avec parcimonie, mais en ciblant ses actions peut nous permettre de faire prospérer notre commerce ! Je me suis inscrite à tous les groupes. Je regardais de quoi les gens parlaient, quelles étaient les thématiques abordées. Il y a des groupes où les blogueurs postent leur retour sur un livre. Des starts-up font la promotion de leurs outils novateurs sur ces groupes, je les sélectionne et les teste !

Dans le monde du livre, il existe plusieurs groupes sur Facebook dans lesquels il est intéressant d’interagir. Voilà le genre de personnes qu'on y retrouve :

  • Les éditeurs
  • Les libraires
  • Les lecteurs
  • Les chroniqueurs
  • Les diffuseurs/distributeurs

Bref, toute la chaîne du livre y est présente ! Très vite on l'a compris et notre stratégie s'est concentrée sur plusieurs de ces groupes. Grâce à ça, on a pu :

Conclure des partenariats avec des librairies indépendantes qui mettent en rayon nos titres

Découvrir la plateforme Simplementpro et y présenter nos livres en service presse (ce qui est un gain de temps considérable) L'avantage de cette plateforme est que les blogueurs peuvent eux-mêmes choisir les livres à chroniquer, et ainsi viser plus leur genre littéraire de prédilection.

Organiser des concours pour faire grossir notre page Facebook, promouvoir la soirée “Livres Ouverts” présente dans nos locaux. Nous faisons un peu de communication pour les auteurs sur Facebook, même si, un potentiel lecteur sera toujours plus touché par sa proximité avec un auteur qu’avec l’éditeur. C’est pourquoi un auteur doit toujours être réactif sur les réseaux sociaux.

Obtenir des chroniques des blogueurs, des critiques et même un passage à la télévision sur France 3 national pour l’un de nos auteurs !

Tous les mois je partage sur la page de la Compagnie Littéraire et sur mon profil des nouvelles de la maison d’édition et de nos auteurs. La diversité du public présent sur Facebook, me permet de faire de belles rencontres. . Un journaliste, qui suivait mon profil, m’a appelé et m’a proposé de présenter un livre lors de son émission. L’auteur, lui-même, va pouvoir présenter son livre à l’antenne, et pas sur n'importe quelle chaîne, sur France 3 s’il vous plaît ! Quand on sait qu’en moyenne - sauf bien entendu si on est un écrivain de best-seller - , un livre a 2 % de chance d’obtenir un passage télévisuel... C’est plutôt une occasion en or pour notre maison d’édition ! 😉

Conclusion

Si les auteurs viennent publier chez nous, c’est pour notre esprit convivial, notre dynamique et notre implication. Nous efforçons d’accorder à chaque auteur son importance, en adaptant notre stratégie marketing qu’elle soit digitale ou physique 🔥Nous avons une large palette d’auteurs à promouvoir et ce dans différents registres littéraires : Poésie, fantastique, biographie…

Mon prochain défi sera de toucher des lecteurs plus jeunes avec une collection fantasy, sans pour autant mettre les autres genres de côté. Je souhaite aussi développer un programme d’à l’affiliation et commencer à travailler avec des influenceurs, pour me détacher au maximum des gros groupes comme Amazon, qui prend aux éditeurs une commission conséquente . En sachant que nous devons aussi rétrocéder une partie du montant à l’auteur, , on gagne peut-être 3 ou 4 euros par livre, ce qui est ridicule compte tenu du temps passé à prendre les commandes, facturer, faire les envois, sans compter les frais postaux et l’achat d’enveloppes à bulles !

Chaque jour, nous allons continuer à appliquer les enseignements en Marketing Digital pour faire prospérer notre maison d’édition, sans mettre de côté notre présence aux salons du livre, la presse écrite et les librairies.

Le monde du livre, bien qu’étant accès sur la promotion d’objets physiques reste un exemple pertinent qu’il est indispensable d’adopter une stratégie digitale quelle que soit notre activité.

Même si j’ai dû faire des concessions dans ma vie personnelle pour donner un souffle nouveau à ma maison d’édition, et que je n’ai que peu de temps pour le reste, j’adore ce que je fais. La vie d'entrepreneur est une vie passionnante, certes parfois pas facile, mais chaque jour est différent, je ne m’ennuie jamais et pour rien au monde, je ne ferai autre chose. Toujours rester optimiste, c’est la clef.


SES APPRENTISSAGES CLÉS
  • • De l’importance de la communauté
  • • Les outils SEO
  • • Définir le « ton » de sa société
  • CE QU'ELLE A AIMÉ
  • • La diversité et richesse des enseignements
  • • L’étude des cas pratiques
  • • L’esprit « grande famille » de Livementor
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