Logo white 2x
MENU
Nicolas a su réinventer sa carrière pour assouvir ses ambitions et se lancer en Freelance
Après plusieurs années à gérer des usines de fabrication d'équipements d'eau en Allemagne, Nicolas s'est transformé pour assouvir son ambition et se lancer en tant que Consultant Freelance. Avec une motivation qui le guide : apprendre, toujours.
Nicolas meudal
Il y a 2 ans, je n’aurais jamais pensé pouvoir raconter tout cela !

Je suis Nicolas, j’ai 35 ans et je suis originaire des Côtes d’Armor, en Bretagne. Aujourd'hui, je vis en Suisse et je suis spécialiste du traitement de l’eau.

À l'école, je n'étais pas quelqu'un de très scolaire. Chaque année, je passais à la classe supérieure en visant la moyenne et sans avoir trop de difficultés (sauf en Anglais). À la sortie du lycée, je n’ai pas eu 10 000 options, et j'ai atterri par hasard dans un BTS Métiers de l’eau. Destin ou coïncidence incroyable : j'ai adoré ! Ce que j'étudiais semblait enfin faire sens ! Résultat, j'arrive dans les premiers de France à l'examen final, et ce malgré l’anglais.

J’ai enchaîné avec une école d’ingénieurs orientée à l’international, ce qui m’a permis de bien maîtriser l’anglais (enfin) et l’allemand. Je suis parti deux fois en programme Erasmus : d’abord à Nottingham, en Angleterre puis à Weingarten, en Allemagne. Au début, on ne va pas se mentir, c'était très dur. Je devais tout traduire mot à mot et je faisais beaucoup d’erreurs. 😅

Suite à mon stage de fin d'études, j’ai été pris en alternance, toujours dans le cadre de ma spécialisation dans le traitement de l'eau. Après 15 mois, j’ai été embauché et j'y suis resté 6 ans.

Ce qui me passionne :

  • Faire fonctionner une usine d'eau en essayant d'optimiser le traitement à moindre coût ;
  • Trouver de nouvelles solutions pour améliorer l'élimination de la pollution, notamment en développant de nouvelles technologies ;
  • Rédiger des appel d’offres sur le traitement de l’eau pour différentes villes tout en proposant d’optimiser les installations en place.

Avec l'expérience, je me suis rendu compte que les décideurs ne prenaient pas toujours les décisions les plus pertinentes en termes économiques ou environnementaux. Parfois ils sont mal conseillés, ou encore ils ne maîtrisent pas réellement le sujet. Et c'est normal, parce qu'il est complexe. Mon métier consiste justement à leur apporter cette expertise technique indispensable.

Pendant 3 ans, j'ai eu pour mission de gérer deux usines de fabrication d'équipements d'eau : une en France et une en Allemagne. Ce poste a été extrêmement enrichissant mais aussi très stressant. La question permanente était “est-ce que j'ai assez de commandes à venir pour être sûr de pouvoir payer tous les salariés ?"

Je devais trouver de nouveaux partenaires dans le monde entier pour vendre un maximum de nos équipements, gagner les appels d'offres, remplir le carnet de commandes, trouver de bons fournisseurs, contrôler ce que faisait la concurrence, réfléchir à produire de nouveaux équipements, poser de nouveaux brevets, etc. C'était particulièrement éprouvant, mais tellement enrichissant !

Niveau personnel, après quelques années de relation à distance, j'ai décidé de rejoindre ma copine en Suisse.

J'ai sauté sur l'occasion pour concrétiser mon ambition : monter ma première entreprise de Consulting spécialisée dans le traitement de l'eau. J’avais l'impression de connaître suffisamment mon secteur : je connaissais les prix, les produits, la concurrence, les marges, je savais trouver des clients à l’international, et je connaissais les filières de ventes. Comme on dit en anglais, j'avais une bonne connaissance du “end-to-end process”. Je connaissais le cycle de A à Z.

Quand j’ai lancé mon projet, j’étais confiant. Je me disais que j'avais suffisamment d'expérience pour me lancer dans cette aventure. Bien sûr, je n’étais pas non plus totalement zen. La vie en Suisse coûte cher et quand on lance son entreprise, on n'est jamais sûr de trouver des clients.

Mon premier client a été mon ancien manager : il m'a embauché pour 13 jours par mois, pendant 3 mois. C’était super car je ne partais pas sans rien.

Au cours des 9 premiers mois, j'ai eu une ou deux missions ponctuelles, essentiellement avec des gens avec qui j’avais déjà travaillé dans le passé.

« Cela fait bientôt 1 an que je me suis lancé dans mon projet et je me rends compte que j'ai beaucoup progressé. Il reste des choses à améliorer, mais je suis globalement satisfait. »
Nicolas meudal photo

Etape 1 : Trouver sa niche

La première étape quand on veut monter son projet, c'est de trouver sa niche.

Quand j'étais salarié, j'avais assez peu de marge de manoeuvre et ça me frustrait un peu (beaucoup). Dès que je voulais faire quelque chose, je devais d'abord le faire valider par 15 personnes. C’est souvent comme ça dans les grosses entreprises... 😔

Un jour, un de mes chefs m’a donné carte blanche pour un projet spécifique, c'était du marketing et de la communication. C’était une super opportunité, mais je n'y connaissais pas grand chose. J’ai eu un besoin urgent de me former et c'est à ce moment-là que j’ai découvert LiveMentor. Sur mon temps libre, je me suis formé au Marketing Digital, j’ai appris les bases de la rédaction Web et de la publicité AdWords.

En parallèle, je devais créer mon site avec Wordpress, également l’inconnu. Je tâtonnais jusqu’à ce que la formation LiveMentor Wordpress soit lancée ! Je me suis inscrit immédiatement.

Quand j'y repense, au début j'ai quand même bien galéré. Mais aujourd'hui, cela fait bientôt 1 an que je me suis lancé dans mon projet et je me rends compte que j'ai beaucoup progressé. Il reste des choses à améliorer, mais je suis globalement satisfait.

D'ailleurs, dès que j'ai un problème, je vais sur les groupes Facebook pour échanger avec la communauté de formation des élèves LiveMentor. C’est une superbe source d’entraide. 😍

J'ai de la chance, dans mon domaine d'expertise, le traitement de l'eau, il n'y a pas beaucoup de concurrence en Freelance. Je suis l'un des précurseurs. Je suis à la fois très spécialisé et capable d'intervenir sur de nombreuses problématiques différentes. J’ai une niche rare, dans laquelle j’ai une vraie expertise. Je compte bien en profiter !

Etape 2 : Être pro-actif

Un jour, j’ai appris qu’un appel d’offres allait être lancé dans un domaine que je connais bien.

Plutôt que de me contenter d'envoyer une proposition, je décide de me déplacer et d'aller voir les personnes directement dans leurs locaux, de manière informelle.

L'appel d'offres est prévu dans quelques mois, et je me doute bien qu'ils peuvent avoir besoin de mes services.

Notre première rencontre se déroule bien et je leur propose deux options de tarification :

  • 1000 € par jour pour 40 jours
  • ou 700 € par jour + une prime de 3 fois la différence (900€/J) en cas de gain de l'appel d'offres.

J'admets trouver moi-même ces tarifs élevés car je ne suis pas habitué à ce genre de négociation. Pourtant, je sais qu'ils sont alignés sur les prix du marché.

Suite à cette première entrevue, ils me re-contactent de manière fréquente, pour obtenir des informations supplémentaires. À un moment, sur les conseils de la Masterclass Freelance, je décide de leur envoyer une proposition commerciale détaillée.

Le client accepte et choisit l'option à 700 € fixe par jour + 900 € variable. Dans ce domaine, un ingénieur peut facturer jusqu'à 1 200€ pour un expert et 600€ pour un débutant. Je sais que l'option variable va leur plaire : c'est une bonne façon de limiter leur risque.

Nous continuons les négociations par SMS : je veux une durée du contrat de 40 jours et eux ne m’en proposent que 10. On finit par s'aligner sur 30 jours, même si j’estime que la charge de travail est proche de 40 jours de travail.

Leur service juridique met plus de temps que prévu pour préparer le contrat. Moi, j’ai hâte de commencer ma mission et eux ont besoin de moi. Alors on se met d'accord pour que je commence, et ce avant de recevoir le contrat signé.

Tout fonctionne très bien et je suis super content. Jusqu'à ce que je reçoive le contrat : c'est écrit 700 € fixe, mais sans aucun variable. Ce n’est pas ce dont nous avions convenu. Autant vous dire que je suis très énervé. Je me suis investi dans cette mission et me sens trahi. Selon eux, la partie variable n'avait pas été acceptée par le service juridique. Depuis quand le juridique commande le business ? 🙄

Suite à ce désaccord, je m'absente pendant 5 jours. Je ne veux pas me laisser faire et je leur propose une modification du contrat à 1 000€ fixe par jour, pour compenser l'absence de variable. Après quelques échanges téléphoniques, on tombe d'accord sur cette nouvelle tarification.

Pendant toute la négociation, j’ai bien en tête que ma prestation, qui allait leur coûter 30 000€ au total, allait leur permettre de remporter un contrat à 8 chiffres. Le retour sur investissement pour eux allait être très rapide !

Le reste de la mission se déroule bien, même si je suis toujours payé en retard (90 jours)...

Au final, je travaille une quarantaine de jours pour cette mission. C'est plus que ce qui était convenu dans le contrat. Mais je suis sûr qu'il va me permettre de décrocher d'autres appels d'offres de ce type à l'avenir.

Je tire une leçon importante de cette expérience : à l'avenir, je vais rédiger moi-même un modèle de contrat pour éviter ce genre de perte de temps et de désagréments.

Etape 3 : Se faire connaître au-delà des frontières

Mon objectif est d'arriver à me faire connaître et d'être reconnu pour mon expertise au-delà de la France.

J'ai, par exemple, pour projet de tourner plusieurs vidéos en français, anglais et allemand, sur le traitement de l'eau :

  • Que fait-on de l’eau usée ?
  • Quels produits sont contenus dans l’eau usée ?
  • Quelles sont les solutions de traitement, leurs avantages et inconvénients ?

J'ai déjà acheté un fond vert et un micro pour me faire des vidéos de qualité !

Au final, il y a assez peu de monde avec un bon niveau de compétence dans mon secteur et des connaissances en marketing digital, en plus. C'est une opportunité pour moi et je dois en profiter pour devenir une référence.

Je prévois également de me rendre à plusieurs salons internationaux sur le traitement de l'eau pour rencontrer les professionnels de mon industrie et accroître mon réseau.

Etape 4 : Créer sa startup

J’ai développé une nouvelle machine dédiée au traitement de l’eau, que je veux vendre en ligne. Avec mon site, ma nouvelle machine, et mes compétences en marketing digital, je vois que je peux faire quelque chose de nouveau et différent ! Les statuts de mon entreprise de consulting ne me permettent pas de vendre des équipements sans risques (montants assez élevés), c'est pour cela que j’ai décidé de créer une startup sous statut SARL.

J'ai déposé un brevet à l'INPI en France pour ma machine. Je l’ai rédigé moi-même, pour éviter de passer par des avocats et de dépenser entre 3 000€ et 5 000€. C’était un bon exercice, mais je ne recommencerai pas, ce n’est pas mon domaine d’expertise. Seuls les juristes savent parler comme des juristes.

Pour vendre mes machines, il me faudra un pilote. Pour construire ce pilote, il me faudra de l’argent. Pour avoir de l’argent, il y a plusieurs options, dont ma favorite est celle de gagner des concours pour startup.

J'en suis à ce stade aujourd'hui : la SARL est en cours de création, et je postule à divers concours en espérant gagner des prix. Seul hic : les investisseurs préfèrent des équipes, ils ne veulent pas prendre le risque d’investir sur une seule personne.

Un proverbe dit : “seul on va plus vite, ensemble on va plus loin”. C’est vrai, même si je commence à penser que “ensemble, on va plus vite et plus loin”, au regard du nombre de mails qui s'accumulent et que je n’arrive pas à traiter…

Conclusion

Pour se lancer en startup, il faut une équipe solide, un projet qui répond à des problématiques, et un savoir-faire spécifique.

Pour la partie équipe, je recherche en ce moment des co-fondateurs. Je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant, car je n’ai pas encore résolu cette étape. Si vous êtes déjà une équipe, c’est génial. Un ami m’a dit : “pour sélectionner votre équipe, il faut bosser dur ensemble avant de s’associer”, alors faites ce test avant de vous lancer.

Pour la partie produit / solution liée à une problématique, cela doit vous sembler évident. Il y a des tonnes de problématiques à résoudre, ce que je peux vous conseiller, c’est de faire ce que vous aimez.

Pour la partie savoir-faire, c’est à vous de trouver. Soit vous savez faire quelque chose que les autres ne savent pas faire, et vous le cachez. Soit vous brevetez vos équipements / applications. Il ne faut pas oublier que de poser un brevet est simple en France, mais 12 mois après il faut choisir de le déployer au niveau Européen ou mondial, et là ça coûte très cher ! entre 15 et 25 000€ selon les pays… Alors essayez de beaucoup vendre pendant ces 12 premiers mois pour choisir ensuite si le déploiement vaut le coup.

Il y a 2 ans, je n’aurais jamais pensé pouvoir raconter tout cela. J’ai hâte de continuer à apprendre de nouvelles choses ! 🚀

Les inscriptions à la Masterclass Débuter et Réussir en Freelance sont ouvertes ! Découvre le programme et inscris toi :)