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Chapitre 7 :
La théorie du commerce international : l'apport néoclassique

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La théorie du commerce international : l'apport néoclassique
I

HOS : La théorie fondée sur les différences internationales de coûts

La théorie pure de l’échange international de Heckscher et Ohlin vise à lever certaines des hypothèses restrictives de la théorie de l’avantage comparatif. Heckscher s’est attaché à montrer, d’après les dotations nationales en facteur de production, la provenance des avantages comparatifs.

Ohlin, en s’appuyant sur la loi de proportion des facteurs, a étendu le raisonnement aux prix des produits et des facteurs de production. Chaque espace tend à exporter les biens qui utilisent relativement plus le facteur dont il est relativement le mieux doté. « L’effet le plus immédiat du commerce entre un certain nombre de régions et sous les conditions que l’on a supposées, est qu’en tous lieux, les prix des marchandises tendent à s’égaliser » Ohlin. En effet, dans les pays où certains biens sont fabriqués dans de meilleures conditions, une demande internationale accrue contribue à une augmentation de leurs prix. Ceux-ci se rapprochent alors des prix pratiqués dans les autres pays, où la demande de ces mêmes produits est décroissante.

Pou Samuelson, le commerce international tend à une égalisation des rémunérations des facteurs de production entre les pays. Les conditions nécessaires à l'application de cette idée sont: la parfaite mobilité des produits, l'immobilité complète des facteurs de production, l'homogénéité des fonctions de production et les conditions de concurrence pure et parfaite. La spécialisation internationale aboutit, dans un pays, à une augmentation de la demande du facteur abondant et à une diminution de celle du facteur rare. Une réaction protectionniste a pour effet de contrecarrer cette tendance car elle permet aux facteurs rares de demeurer chers et aux facteurs abondants de rester moins bien rémunérés. Cependant, le protectionnisme ne permet pas une allocation optimale des facteurs de production. A l’inverse, l’ouverture aux importations permet d’introduire une concurrence salutaire et de rémunérer les facteurs de production à leur juste prix.

Le «théorème HOS» a donné lieu a des tentatives de vérifications empiriques, en particulier en ce qui concerne le rapport entre les dotations en facteurs et les spécialisations internationales effectivement observées.

II

Les vérifications statistiques

Leontieff s’était aperçu que, contrairement à ce que l’on présumait, les exportations des Etats-Unis étaient plus intensives en travail que ses productions intérieures susceptibles d’être substituées aux importations. Le «paradoxe de Leontieff» trouve en partie son explication dans la nature du travail (qualifié et productif) dont les Etats-Unis sont particulièrement bien dotés : les travailleurs Américains seraient plus productifs que ceux localisés hors des Etats-Unis, ce qui ferait des Etats-Unis un pays bien doté en travail.

D'après le théorème de Rybczynski, si un pays accroît son stock de capital grâce à des investissements importants, l’importance relative de ce facteur augmente par rapport à celle du travail. Cette abondance entraîne une baisse du prix du capital et des produits intensifs en ce facteur. La croissance du capital provoque alors un glissement de l’avantage comparatif en faveur des biens produits à partir du facteur devenant plus abondant.

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