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Chapitre 28 :
Les transports

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Les transports
I

Les transports terrestres ont dû s’adapter aux transformations économiques survenues depuis 1945

Les moyens de transports connaissent une profonde recomposition.

Répartition du transport de marchandise (en%)

J'ARRIVE PAS A FAIRE LE TABLEAU A DOUBLE ENTREE DSL

C’est le transport aérien qui domine tandis que les performances de la route et du rail (malgré le TGV) sont moyennes.
Pourquoi ?

  • Le rail subit les conséquences des mutations industrielles et énergétiques  industries lourdes se sont littoralisées depuis le début des 1960s)
  • La voie navigable  lenteur + médiocre productivité + l’inadaptation de son réseau.
  • La route jouie de souplesse d’utilisation + d’une possibilité d’atteindre tous les points du territoire.
  • L’avion attire une clientèle d’homme d’affaires mais aussi de vacanciers, retraités, touristes étrangers.

Les modes de transports menacés par cette évolution ont tenté de réagir : les voies navigables et ferrées se sont modernisées.

Exemple

La SNCF a électrifié 44% de son réseau sur lequel transite 4/5e du trafic, apparition du TGV en 1981.

Les moyens de transports sont aussi le reflet d’une économie qui se veut intégrée à celle des partenaires européens.

Exemple

Création du tunnel routier Mont-Blanc en 1965. Mais la voie d’eau souffre toujours de la médiocrité de son gabarit

II

Les transports maritimes et aériens sont l’instrument des relations avec le reste du monde

La France ne participe qu’assez médiocrement à l’activité maritime mondiale.

Dans la période 1960-1974, on observe un rajeunissement de la flotte marchande, adaptée aux importations à bas prix d’énergie et de matières premières. La flotte marchande se spécialise (superpétroliers, méthaniers) et se concentre (la taille des navires augmente tandis que leur nombre diminue) mais il y a trop de charges sociales sur les armateurs français.

Les mêmes insuffisances se constatent dans le domaine des trafics portuaires malgré la construction de ports autonomes en 1965 et certaines améliorations (grands travaux d’équipements, meilleures liaisons avec l’arrière pays).

A partir de 1974, la baisse de la consommation de pétrole et le recul du commerce international ainsi que la concurrence d’autres flottes marchandes provoque un effondrement du taux du fret maritime puis le déclin de la flotte marchande française, (on envoie alors à la casse des bateaux encore non - amortis comme le France ou le superpétrolier Pierre Guillaumat).

Aujourd’hui, la flotte française n’arrive plus qu’au 28e rang dans le monde. Les ports français ne participent guère à des formes nouvelles du trafic de marchandises telles que le trafic par containers : aucun d’entre eux n’apparaît dans la liste des 20 premiers ports mondiaux. Ils souffrent aujourd’hui de détournement de trafics (les entreprises qui devraient normalement recourir à leurs services préfèrent s’adresser aux ports étrangers voisins). Hiérarchie des ports français : Marseille (1er), le Havre, Dunkerque, Calais, Nantes.

Heureusement, la dimension internationale des transports aériens est mieux assurée. En Europe, Paris parvient au 2ème rang pour les passagers (derrière Londres). Air France a été privatisée en 1999 et a fusionné en 2004 avec KLM (Pays-Bas) s’assurant ainsi la 1ère place en Europe, la 3ème dans le monde, en ce qui concerne le trafic transporté.

III

Agents essentiels de transformations économiques, les transports pourraient donner lieu à une politique plus efficace de la part de l’Etat

L’influence des transports conditionne les localisations industrielles

Exemple

La littoralisation de la sidérurgie de 1962 à 1974 et Renault qui installe ses usines près de la Seine.

Les transports jouent aussi un rôle important dans la croissance urbaine (Paris s’est organisé autour du tracé des lignes du réseau express régional).

Le poids économique des transports en fait un facteur d’entraînement pour l’ensemble du pays (forts investissements nécessaires : utilisés à court terme pour nouvelles infrastructures très utile pour ranimer une conjoncture déprimée, indirectement, par les industries qui en dépendent)et l’ influence qu’il a dans les équilibres extérieurs

Exemple

Airbus est massivement commandés par de nombreuses compagnies aériennes dans le monde entier, grandes infrastructures de transport confiées à des firmes françaises.

D’où une politique plus active de la part de l’Etat qui augmente le réseau autoroutier (200 km en 1960, 10 000 km en 2001 : développement grâce à un moyen de financement nouveau institué en 1970 : les sociétés privées lancent auprès du public des emprunts pour la construction du réseau, puis les remboursent grâce aux péages).

Les grandes entreprises du secteur appartiennent souvent au secteur public (EADS, SNECMA) ou au statut privé mais bénéficient de subventions étatiques (Alstom). La France est reconnu pour ses réalisations techniques.

Exemple

Le Viaduc de Millau

Enfin, les transports sont aussi de gros employeurs.

Exemple

La SNCF est la 5ème entreprise française par ses effectifs.

La réglementation du trafic a été, jusqu’à la fin des 1960s, très poussée.

Exemple

Ouverture de lignes aériennes soumise à autorisation publique. Dès la fin des 1960s, l’emprise de l’Etat s’est desserrée.

Exemple

1967 : rapport Nora  la SNCF est autorisée à fermer ses lignes non rentables + à moduler ses tarifs en fonction de l’affluence  devoir de rentabilité. En contrepartie, l’Etat maintient les obligations de service public pour le trafic banlieue…

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