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Chapitre 32 :
La politique étrangère pompidolienne, entre continuité et ouverture

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La politique étrangère pompidolienne, entre continuité et ouverture
I

L’état des lieux

Pompidou n’aime pas les éclats. Il connaît bien le monde des Affaires, ayant travaillé à la banque Rothschild.

Il doit choisir entre la politique économique gaullienne et les nécessités économiques. En août 1969, il est obligé de dévaluer le franc.

II

La continuité

Pompidou maintient de bonnes relations avec l’URSS et avec les USA (sauf voyage aux USA écourté à cause de manifestations anti-françaises dues à l’attitude avec Israël).

III

La crise de 1973 et la « politique méditerranéenne »

Pompidou va chercher à reconquérir l’influence de la France dans le monde arabe, politique utile, car ainsi, elle n’est pas touchée par le boycott des pays arabes sur le pétrole en décembre 1973 (mais elle ne peut éviter la hausse des prix).

Cette politique passe notamment par :

  • La prise de distance avec Israël et les USA lors de la guerre du Kippour (Offensive déclenchée par les Egyptiens et les Syriens à l’Est du canal le jour du Kippour, le 6 octobre 1973);
  • La prise de contact avec Kadhafi (Chef d’Etat de la Lybie) dès 1969, puis la livraison d’armes à qui les met à disposition de l’Egypte et de la Syrie;
IV

L’ouverture à l’Europe ne permet pas d’éviter l’échec d’une politique commune cohérente

Pompidou manifeste dès son arrivée au pouvoir sa volonté d’achever, d’approfondir et d’élargir l’Europe. Dès 1971, une fois des pourparlers s’engagent pour intégrer les quatre pays candidats (Grande-Bretagne, Irlande, Danemark et Norvège). Le 22 janvier, les traités d’adhésion sont signés. Pompidou les fait ratifier par référendum en avril ; mais le taux de participation, 40%, est décevant…

Mais des difficultés persistent :

  • Pompidou ne parvient pas à lancer une politique énergétique commune pour négocier ensemble les prix du pétrole, chaque pays préférant négocier de son côté.
  • De plus, aucune solution de rechange n’est trouvée au système de Bretton Woods, le « Serpent monétaire » ( limitant les fluctuations de taux de change entre les pays membres de la Communauté économique européenne) mis en place en 1972 étant arrêté face à la spéculation.
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