Blog LiveMentor
Comment faire un bon cold emailing ?

Cold Emailing : Nos Astuces pour Obtenir un Taux de Réponse de 80 %

Le problème quand on fait du Cold Emailing, c’est qu’on obtient très peu de réponses. Parfois, on n’a aucun retour !

Vous avez sans doute l’impression de jeter une bouteille à la mer quand vous envoyez des e-mails de démarchage.

envoyer des emails de démarchage revient à jeter une bouteille à la mer

Seuls 8,5 % des cold e-mails reçoivent une réponse, selon une étude portant sur l’analyse de 12 millions d’e-mails menée par Brian Dean et Pitchbox.

Pourtant, un e-mail de démarchage est une bonne façon de :

Que ce soit par courriel ou par le biais d’un réseau social comme LinkedIn, vous avez aujourd’hui beaucoup plus de possibilités d’envoyer des messages de contact à votre public cible.

Mais comment faire bondir le taux de réponse ? Car après tout, la croissance de votre activité pourrait dépendre de ce canal de prospection.

Nous avons collecté les meilleures pratiques afin de vous aider à améliorer vos résultats et vous faire décoller grâce au cold emailing.

C’est parti !

1) Définition du Cold Emailing

Un cold e-mail (ou courrier froid), c’est le fait d’adresser un message à quelqu’un à froid.

Concrètement, ça veut dire que :

  • vous n’avez pas eu de prise de contact,
  • pas d’interaction préalable, 
  • ni une sollicitation de la part de cette personne.

C’est pour ces raisons que le Cold Emailing est un exercice périlleux.

Votre message risque d’être assimilé à du spam. Vous risquez de vous griller définitivement auprès d’un client ou d’un partenaire potentiel. Les marketeurs américains utilisent l’expression : burn bridges, c’est-à-dire “brûler des ponts”.

2) Exemples de cold emailing

a) Exemples de mauvais Cold Emailing

Voici trois exemples de mauvais message à froid reçu sur LinkedIn et qui ne débouchent sur aucune réponse :

cold email exemple

Le problème avec cet e-mail ? Il est trop vague. On voit bien que le même e-mail est envoyé à des centaines (ou des milliers ?) de personnes. 

cold email exemple 2

Celui-ci met l’accent sur une opportunité, ce qui peut inciter à répondre. Il pose aussi une question, ce qui est malin. Enfin, il a un côté mystérieux qui retient l’attention.

Pourquoi est-ce un mauvais e-mail de démarchage, malgré tout ? 

Il a une cible très large : “commerciaux, pros (?!), entrepreneurs, PME TPE.” ça ratisse trop large. Le destinataire ne se sent pas concerné.

On ne comprend pas vraiment “de quoi ça s’agit” ? Quelle est la proposition qui est faite ? Ce n’est pas clair.

Enfin, l’e-mail a deux objectifs : donnez envie de connaître cette opportunité et en même temps, obtenir des prospects (“connaissez-vous des Entrepreneur[e]s qui auraient le profil ?”). 

Un message de démarchage doit avoir un seul objectif.

cold email exemple 3

Ce 3e exemple est mal ciblé. Je suis Freelance. Je n’ai pas de besoin de recrutement. Cette personne ne s’est pas renseignée sur mon activité. C’est un message générique.

B) Exemple d’un bon Cold Emailing

Voici à présent un bon exemple de cold e-mail adressé à une agence de communication digitale :

Objet d’email : 10 minutes de votre temps — présentation et proposition de collaboration

Corps de l’e-mail : 

“Bonjour {contact prospect},

je viens de lire l’article “Comment optimiser ses pages SEO pour la recherche vocale ?” Cela me fait penser à une conférence de Gary Vaynerchuck où il souligne qu’avec la recherche vocale, on ne va plus s’intéresser à un mot clé, mais plutôt à une question (comportant un mot clé). Je pense comme vous que les internautes vont être “amenés à poser des questions plus précises.”

Je suis rédacteur indépendant pour les PME, les startups et les agences marketing.

Je crée différents types de contenus :

  • articles de blog
  • pages optimisées pour le SEO
  • landing pages

Voici quelques-uns des résultats que j’ai obtenus :

  • j’ai positionné 371 articles en première page de Google (dont 78 dans le top 3)
  • j’ai obtenu 24 640 vues pour un article publié sur Maddyness, 25 280 vues avec un autre sur économiematin.fr et 2500 partages avec un autre article publié sur Frenchweb
  • j’ai contribué à doubler le trafic mensuel d’un blog BtoB (de 5000 à 13 000 visiteurs).

Je vous contacte parce que j’ai pensé que ces sujets d’articles pourraient apporter de la valeur à votre blog :

  • Comment obtenir une foule de leads grâce à LinkedIn
  • Pourquoi travailler votre SEO en parallèle de vos campagnes publicitaires 
  • Comment bâtir une stratégie de contenu pour obtenir plus de clients
  • Devenir une référence dans votre domaine et voler des parts de marché à vos concurrents

Je pourrais écrire un de ces articles pour vous. 

Pourrions-nous échanger (10 à 15 minutes pour un premier contact) pour voir quel contenu pourrait intéresser votre audience ?

Bien à vous,

{signature}”

C’est un bon message de contact, car il est :

  • personnalisé
  • avec une présentation claire de l’auteur du message
  • avec une présentation claire de l’offre
  • et des exemples précis de ce que l’auteur du message peut faire pour l’interlocuteur

L’objet d’e-mail est aussi très précis. Le destinataire sait immédiatement ce qu’on attend de lui. 

3) Comment faire bondir le taux de réponse de ses cold e-mails ? — 3 Astuces Clés

À présent, voici un ensemble de bonnes pratiques pour développer votre réseau et votre clientèle. Elles sont tirées de l’analyse de millions d’e-mails envoyés effectuée par Brian Dean et Pitchbox. 

Il faut comprendre aussi qu’un cold e-mail réussi nécessite de soigner différentes étapes, de l’objet d’e-mail à la signature.

Chaque élément doit inciter l’interlocuteur à continuer sa lecture et, au final, lui donner envie d’échanger.

a) L’objet d’e-mail

1- Un objet d’e-mail long

“Les courriels de démarchage dont l’objet est long ont un taux de réponse moyen supérieur de 24,6 % à ceux dont l’objet est court.” Extrait de l’étude de Brian Dean

Un titre trop court et trop vague ne permet pas au destinataire de comprendre le sujet de l’e-mail.

Il semble qu’un objet plus long fonctionne mieux, sans doute car il permet de mieux décrire le contenu du message. 

titre cold e-mail

2- Un objet d’e-mail personnalisé

“Les lignes d’objet personnalisées augmentent le taux de réponse de 30,5 %. Par conséquent, la personnalisation des lignes d’objet semble avoir un impact important sur les résultats des campagnes de sensibilisation,” Extrait de l’étude de Brian Dean.

Les lignes d’objet personnalisées vous aident à vous démarquer au milieu d’une boîte de réception encombrée.

Par ailleurs, plus la demande est claire et précise, plus l’interlocuteur est susceptible d’y répondre favorablement. Il comprend facilement ce qu’on lui propose.

Ajouter le nom du destinataire dans l’objet d’un email peut augmenter le taux d’ouverture de 22,2 %, d’après un rapport d’Adestra.

objet d'e-mail personnalisé

b) Le corps de l’e-mail

La personnalisation du corps des cold e-mails s’avère être aussi un bon moyen d’augmenter les taux de réponse.

La personnalisation est une attente des nouvelles générations.

 “Les e-mails dont le corps du message est personnalisé ont un taux de réponse supérieur de 32,7 % à ceux qui ne le sont pas.”

Personnalisation, c’est adapté son message en fonction du secteur d’activité ou du poste de son interlocuteur.

Par ailleurs, il faut comprendre que les deux questions que se pose quelqu’un qui reçoit un e-mail de démarchage, c’est :

  • qui est cette personne ?
  • qu’est-ce qu’elle veut ?

Plus vite vous répondez à ces questions, plus vous avez de chances d’obtenir une réponse.

Tout comme dans un événement de networking, vous commencez par vous présenter quand vous rencontrez quelqu’un. 

Mais vous pouvez avoir un impact plus important encore sur votre interlocuteur en utilisant le mot “parce que” dans votre présentation.

Des recherches menées par le Dr Ellen Langer de l’Université de Harvard ont permis de voir quelle approche obtient le meilleur taux de réponse. 

Les recherches se basent sur la situation suivante : quand des personnes qui font la queue pour utiliser une photocopieuse vont laisser un étranger passer devant elles ?

Lorsque l’étranger demandait : “Puis-je utiliser la photocopieuse avant vous ?”, seulement 61 % des personnes ont répondu “oui”.

Mais quand l’inconnu demandait : “Puis-je utiliser la photocopieuse avant vous parce que je suis pressé ?”, 89 % ont dit oui.

Pensez donc à indiquer à votre interlocuteur : je vous contacte parce que… »

c) La signature e-mail

La signature e-mail est très importante. Elle permet d’expliquer qui est l’auteur du message.

Vous pouvez faire le lien avec votre profil sur les réseaux sociaux dans la signature e-mail. Oui, ça a aussi un impact sur le taux de réponse. C’est sans doute une façon de montrer que vous êtes une vraie personne, et non pas un robot. 

« La création d’un lien vers les profils sociaux dans les signatures d’e-mails peut entraîner de meilleurs taux de réponse. Twitter a été corrélé à une augmentation de 8,2 %, LinkedIn à une augmentation de 11,5 % et Instagram à une augmentation de 23,4 %. » Extrait de l’étude de Brian Dean.

La signature e-mail de Livementor : un bon exemple.

signature e-mail Livementor

4) Astuces supplémentaires pour démultiplier encore le taux de réponse

a) Faire des A/B Test

L’A/B testing consiste à comparer deux versions d’un contenu web et à voir celle qui obtient les meilleurs résultats.

A/B tester votre objet d’e-mail peut augmenter les taux d’ouverture de 49 %, selon LeadGenius. 

LeadGenius donne l’exemple d’une entreprise qui avait un cold e-mail dont l’objet initial était « Votre processus de vente ». Il obtenait un taux d’ouverture de 37,5 %. 

Après avoir mené plusieurs tests, ils sont parvenus à un taux d’ouverture de 86,6 %, avec à un objet beaucoup plus personnalisé : « Je vous ai trouvé grâce à [Prénom du contact] [Nom du contact] ».

b) Faire un suivi

Le fait de faire un suivi et d’envoyer des e-mails de relance habile permet d’accroître considérablement les taux de réponse. Envoyer plusieurs fois un courriel au même contact entraîne deux fois plus de réponses.

L’envoi d’un seul suivi supplémentaire peut augmenter les réponses de 65,8 %.

Attention : les relances importunes peuvent nuire aux relations, entraîner des plaintes pour spam et, en général, faire plus de mal que de bien.

SPAM

Cependant, un e-mail de relance qui fournit un contexte supplémentaire peut améliorer les conversions sans vous griller.

Exemple d’e-mail de relance :

“Bonjour {contact prospect},

J’espère que vous allez bien.

Je vous envoie un e-mail rapide parce que je suis curieux d’entendre vos idées en ce qui concerne la création de contenu.

La liste des suggestions d’articles que je vous ai envoyées ne vous a peut-être pas inspiré.

Souhaiteriez-vous que je fasse d’autres suggestions ?

Merci pour votre retour.

Très bonne fin de journée.

{signature}”

c) Choisir le bon contact

On n’envoie pas un message LinkedIn au responsable financier de la boîte pour demander un article invité…

Choisissez le bon interlocuteur.

Vous pouvez, dans le doute, mettre la mention suivante à la fin de votre message :

« Si je ne m’adresse pas au bon interlocuteur, pourriez-vous m’indiquer qui je dois contacter ? »

5) On passe à l’action ?

Prêt pour rédiger un cold e-mail impactant ?

Commençons par l’objet de l’e-mail. Il est crucial. 

Je vous propose un petit exercice.

Prenez un tableur et commencez par rédiger au moins 10 titres d’e-mails. Ça vous aidera à trouver des idées de personnalisation.

Publiez en commentaire vos 2 meilleurs objets d’e-mail selon vous. On vous aide à les améliorer. C’est Hans, notre Copywriter maison qui se chargera de vous répondre. 

On vous laisse la chance de poser vos questions à un expert 🙂

Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans le développement de leur réseau professionnel, je vous invite à découvrir notre formation Networking.

Mathias Savary

Mathias Savary

Rédacteur @LiveMentor

La VRAIE disruption dans le marketing digital N’est PAS technologique. Elle vient de l’écrit. Elle est poétique !

Connais-tu la fable du geek et du rat de bibliothèque ? Ce n’est pas une fable de La Fontaine. C’est l’histoire qu’on m’a racontée quand j’étais au collège.

On m’a dit que le monde appartenait aux filières scientifiques et aux écoles de commerce. On m’a dit qu’en dehors de l’enseignement, la filière littéraire était une voie de garage.

Avec l’émergence d’Internet, le mensonge a pris de l’ampleur. Le Bac L s’est ringardisé. De son côté, le geek — le féru de programmes informatiques rejoignait l’ingénieur et le diplômé d’école de commerce au panthéon du cool.

Je ne suis pas un geek. Je suis un rat de bibliothèque. Passionné par l’écriture, je me suis entêté dans cette voie de garage et, à côté de petits boulots (opérateur de saisie informatique !!!), j’ai noirci des pages et des pages. Je me suis forgé en tant que copywriter. Et un jour, j’ai découvert qu’on m’avait menti.

Internet n’est pas le royaume des programmeurs, des ingénieurs et des financiers ! Internet appartient aux raconteurs d’histoires, aux storytellers, aux créateurs de contenu, aux influenceurs.

Depuis 2014, j'exerce le métier de rédacteur web. Je participe au hold up des littéraires sur l'économie digitale. Et c'est vraiment cool.

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!