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Delphine Poirier

Comment Delphine, copywriter, alias Plume de Saumon, utilise son instinct comme une boussole pour développer son activité

Devenir free-lance, c’est avant tout l’opportunité de devenir entrepreneur de sa vie. Delphine fait partie de ces nombreux élèves de la communauté Live Mentor qui ont choisi de se reconvertir dans un but bien précis : celui de se sentir bien, tout simplement. Autrefois avocat, elle est aujourd’hui copywriter

Elle nous raconte, au travers d’une anecdote, combien il est utile pour un free-lance de rester soi-même. Un combat quotidien, mais qui donne de jolis résultats lorsqu’on laisse faire l’instinct.

D’avocat à copywriter : un retour aux sources

Petite, je passais mon temps à écrire dans des carnets : il y avait ceux pour « faire des (fausses) pubs », ceux pour les poèmes et les contes, sans oublier celui qui consignait mes mots préférés (avec « conciliabule » en première position).

Sans surprise, j’ai suivi une filière littéraire et cinéma qui m’a permis, toujours et encore, de continuer à raconter des histoires. Pourtant, à 18 ans, j’ai cafouillé. J’ai quitté cet univers très créatif…pour le droit. La faute aux profs (« tu as de bonnes notes, tu ne vas quand même pas faire lettres » !), la faute à mon indécision aussi (tout m’intéressait).

Mon parcours en droit a été irréprochable, et je suis devenue avocat. Tout ça, c’était très joli sur le papier, mais voilà : au bout de 10 ans, la crise existentielle a pointé le bout de son nez. Besoin viscéral de renouer avec les mots, envie de plus de créativité…je me sentais « bancale » et ne pouvais plus faire l’autruche.

Alors j’ai fait le grand saut et ai franchi plusieurs étapes, en n’écoutant que ma petite voix intérieure : démission du barreau, bilan de compétences, passage par le salariat avec la découverte du marketing de contenus…et puis LE déclic, en suivant la formation copywriting de Live Mentor.

En résumé, j’ai bien fait de suivre mon instinct : il m’a mené jusqu’au copywriting, l’art de séduire par les mots, ou tout ce à quoi j’aspirais enfant !

C’est comme ça que j’ai pu accoucher (sans douleurs) de mon projet. Son petit nom ? « Plume de Saumon », en référence à ce drôle de poisson, dont le périple pour retourner sur son lieu de naissance illustre à la fois mon histoire et mon approche de l’écriture.

Depuis que je suis copywriter, j’ai la joie de me sentir « au bon endroit ».  En suivant mon instinct, je me suis créé un environnement professionnel 100% adapté à mes aspirations et mes convictions.

 

L’instinct et l’alignement, ça se travaille tous les jours

Mon histoire pourrait s’arrêter là…mais non ! Le risque d’emprunter une voie qui ne nous convient pas existe partout et tout le temps quand on est freelance, alors il faut être attentif.

Je vais vous raconter une anecdote pour l’illustrer.

Imaginez-moi il y a quelques semaines. Je dois me rendre à une soirée business organisé par un réseau d’affaires local.

Pas ma tasse de thé, mais  je me suis pomponnée, et même motivée devant mon miroir (« tu vas tout déchirer »). J’arrive donc à la soirée avec un esprit de winneuse, prête à dégainer mes cartes.

Sauf que je m’aperçois très vite que l’ambiance qui règne n’est pas la mienne.

Je tombe sur des gens qui ne m’écoutent pas vraiment, voire qui me montrent de façon ostensible qu’ils trouvent ça…comment dire…complètement idiot mon histoire de saumon et de copywriting ?

Des gens aussi qui m’ont connue comme avocat, et qui me balancent deux ou trois scuds (« tu ne regrettes pas d’avoir mis toutes tes compétences à la poubelle comme ça juste pour écrire ? », « Tu crois vraiment que ça va marcher ton truc ? »).

Je tiens le choc, je me défends, je garde un sourire de façade. Je discute aussi avec des gens plus agréables, même si je sens que mon métier de copywriter ne leur parle pas du tout.

Et puis BAM, très vite, ma petite voix me souffle:  » Tu dis à tes clients que ce qui fonctionne c’est d’être soi, alors pourquoi restes-tu dans cet endroit qui n’est pas fait pour toi ? ».

Résultat : je regarde le gars en face de moi et lui dis poliment « Excusez-moi, je dois partir« .

Ce qui s’est passé ? C’est très simple. J’ai senti que non seulement je ne risquais pas de déchirer grand-chose, mais aussi que cette ambiance me plombait, me tirait vers le bas.

Je me suis aussi souvenue que le lendemain j’avais plusieurs RDV téléphoniques avec des prospects plutôt disposés à m’écouter, et qu’il ne fallait pas que j’entame mon capital « confiance ». Parce que je sais que quand je doute, je fais tout moins bien. Et qu’à l’inverse, quand je suis en confiance, je suis plutôt douée dans mon genre.

Bref, appelons un chat un chat , je me suis barrée. Cassée. Carapatée (devant l’oeil médusé de quelques-uns, je peux vous dire).

 

La morale de cette histoire

Le lendemain matin, je me suis réveillée sereine et même fière de moi. J’ai eu mes prospects au téléphone, leur ai parlé avec ardeur de copywriting.

 Je me suis détendue au fur et à mesure que je sentais que oui, ils aimaient mon approche et croyaient en mes compétences.

Depuis, chacun d’entre eux a signé un contrat. Pas un seul ne l’a fait sans me dire un mot gentil sur le nom Plume de Saumon. J’ai commencé à travailler pour eux. Je kiffe. Ils kiffent. Nous kiffons.

Et le meilleur dans tout ça, c’est que j’ai l’intime conviction que rien ne serait passé de cette façon si j’étais restée à cette soirée, si je m’étais fait du mal à essayer de rentrer dans le moule.

Je n’ai de leçon à donner à personne mais  sachez, si vous en doutiez, que parfois il faut s’écouter, se faire confiance.

En fait, non. Faites-le tout le temps.

 

Delphine P.

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Delphine Poirier

Delphine Poirier

Free-lance en copywriting, j’aide les dirigeants à attirer, séduire et fidéliser leurs prospects, en mettant en mots leur univers.

  • Delphine,

    J’ai beaucoup aimé ton histoire : le volt face que tu as fait par rapport à ton ancienne profession dans le grand océan, ta décision de revenir vers les cotes et retrouver ta rivière jusqu’à la remonter (cela demande aussi beaucoup d’énergie de remonter a contre courant) et enfin y laissé tes œufs pour qu’il puisse grandir et mûrir.

    S’écouter et se faire confiance… c’est bien là les maîtres mots et pas seulement pour des raisons professionnelles, d’ailleurs je crois qu si nous nous écoutons au plus profond de nous meme, donc personnellement, cela ne peut qu’être utile, enrichissant, révélateur de notre chemin de vie et la confiance vient.

    Je me suis rapproché des cotes mais je n’ai toujours pas trouvé ma rivière, ou plutôt si, je l’ai trouvé mais j’ai plus de difficulté, pour le moment, à la remonter. A moins que je sois un autre genre de poisson !

    Je te souhaite bonne continuation.

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