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« Monter un projet en parallèle de son job, c’est savoir y aller doucement et bien s’entourer » -Dorothée Cailley

Envie de générer une source de revenus supplémentaire, en parallèle de votre job ?

Les candidatures pour la Masterclass De Vinci sont ouvertes jusqu’au Mercredi 24 Avril. Elle s’adresse aux salariés qui désirent lancer (ou ont déjà lancé) un projet en parallèle d’un job à temps plein afin de générer un revenu complémentaire.
Exceptionnellement, nous ouvrons deux sessions de 100 places chacune… car près de 600 personnes ont répondu à notre questionnaire sur De Vinci !

Les candidatures s’effectuent via cette page.

Dans le cadre de la sortie de cette nouvelle formation, nous sommes allés à la rencontre d’entrepreneurs qui ont lancé leur projet sans quitter leur job et dont certains sont même encore salariés !
Nous leur avons posé quelques questions afin d’en savoir plus sur eux et leur projet.


Dorothée est la créatrice, avec son mari Jérôme, d’un concept original de personnalisation de bijoux à partir de dessins d’enfants, j’ai nommé Happybulle !
Un site e-commerce qui cartonne !

Elle est issue d’une formation purement scientifique et a monté son projet alors qu’elle était ingénieure en biotechnologie, en poste au sein du département de génétique moléculaire du CHU de Bordeaux.

Hello Dorothée ! Pourrais-tu te présenter et nous dire ce que tu fais aujourd’hui tout en précisant si tu es encore salariée ou pas?

Hello ! Je m’appelle Dorothée et j’ai créé Happybulle avec mon mari Jérôme, un site e-commerce qui propose un concept de personnalisation inédit puisqu’on propose de graver des dessins d’enfants sur des bijoux. On touche une cible principalement féminine.
Après avoir choisi son bijou et à partir d’une photo du dessin de son enfant, on reçoit le produit en 72 heures !

L’idée est apparue en 2011, époque où j’étais salariée… J’étais alors ingénieure en biotechnologie au sein du département de génétique moléculaire du CHU de Bordeaux.

Pourquoi as-tu commencé un side project? Quelle était ta motivation?

C’était à la base un petit passe-temps créatif, j’avais une petite fille de 3 ans qui adorait dessiner et il y avait des dessins d’elle partout.
Du coup, j’avais eu l’idée de faire un petit bijou à base de ses dessins, une bague avec son premier dessin !
J’ai eu de super retours et le projet a suscité de l’engouement très rapidement donc j’ai continué.

L’idée n’était pas de devenir entrepreneure ni de quitter mon boulot à l’époque.
Mon mari avait une expertise du web et il m’a accompagné dès la naissance du projet.
Au tout début j’ai eu des premières commandes grâce au bouche à oreille, on a vite compris que quelque chose se passait puisqu’on n’était même pas encore référencé !

Quelles étaient les principales étapes du développement de votre projet, combien d’argent vous aviez investi dedans et combien de temps avez-vous dû attendre avant d’avoir des résultats motivants ?

Lors de la période de Noel en 2011, on a fait un partenariat avec un magazine pour enfant, qui nous a aidé à faire 2000 euros de CA avec des jobs à plein temps mon mari et moi, puis ça ne s’est jamais arrêté !
J’ai même eu 2 autres enfants par la suite, et j’ai continué à bosser sur Happybulle sans quitter mon emploi salarié.

On a triplé notre CA tous les ans jusqu’à aujourd’hui et réalisé 55 000 commandes avec Happybulle en 2018
On a toujours fonctionné par objectif, en nombre de commandes !

L’entreprise a 8 ans aujourd’hui.

Je n’ai pas pu négocier de rupture conventionnelle lorsque j’ai quitté mon emploi donc on a tout fait sur nos fonds propres, on y est allé doucement !
Malgré cela, on s’est fait surprendre par la croissance de l’entreprise.
Aujourd’hui, on est 13 en plus de mon mari et moi. Et on est situé pas loin de Bordeaux.

Comment t’organisais-tu au quotidien pour avancer dans ton projet et quelles étaient les difficultés rencontrées ?

Choisir de monter une boite, qui plus est en étant parent, ce n’est pas facile. Ce qui est certain, c’est que mon mari et moi on y a laissé des plumes.

C’était difficile, il y en avait toujours un qui s’occupait des enfants lorsque l’autre travaillait… Mais contrairement à d’autres, on a eu la chance d’être deux et aidés par les grands parents qui s’occupaient des enfants de temps en temps.

On s’impose aujourd’hui une vraie discipline, on ne mélange pas boulot et vie de famille.

Arrives-tu à dégager un revenu avec ton projet aujourd’hui? Si tu n’es plus salarié, à quel moment la décision de quitter ton job s’est faite?

Oui, j’arrive à vivre grâce mon projet aujourd’hui.

J’ai quitté mon job lorsque Happybulle commençait à trop empiéter sur mon autre travail. Mais j’ai quand même attendu deux ans entre la création de mon projet et la date à laquelle j’ai quitté mon emploi, car financierement je ne dégageais pas assez de bénéfices au début.

j’ai quitté mon job lors de la fête des mères de 2013.

Quelles sont les erreurs que tu as pu faire et que tu ne répéterais pas aujourd’hui? Et qu’est ce que tu conseillerais à quelqu’un qui veut lancer son projet à côté de son job?

Les principales erreurs, c’était de ne pas avoir très bien réussi à faire la part des choses entre travail et vie personnelle au début, car un projet on s’en occupe que lors de notre temps libre au final…
Mes filles m’ont en fait prendre conscience un jour et je les en remercie.

D’autre part, j’ai toujours eu beaucoup de mal à déléguer… Or il faut savoir déléguer ! C’est important.
Aujourd’hui, on recrute un responsable des opérations.

Mais malgré ces erreurs, je trouve qu’on a très bien su monter notre projet mon mari et moi.
Si vous êtes dans le même cas que moi à l’époque, sachez qu’il faut y aller doucement, raisonnablement et bien s’entourer.
Choisir son expert comptable n’est pas un acte anodin par exemple, choisissez avec soin les personnes qui vous accompagneront lors de votre aventure.

 

Arslane Gharout

Arslane Gharout

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