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24 questions à poser à un potentiel associé

Prendre un associé ou entreprendre seul, deux options que chaque entrepreneur rencontre.

A mes débuts, je me suis souvent senti seul dans mon aventure entrepreneuriale !

Mes parents ne sont pas entrepreneurs.

Ma maman était trapéziste dans différents cirques et elle mettait des annonces de recrutement de l’Education Nationale sous mon oreiller à l’époque où je déposais les statuts de LiveMentor.

Mon père, psychanalyste, m’avait « convoqué » un an après la création de l’entreprise pour me poser une question fondamentale : « mais Alexandre, que fais-tu concrètement de tes journées ? »

Personne dans mon entourage ne me comprenait vraiment. 

Mon réflexe premier était l’isolement

Aux débuts de LiveMentor, ma vie ressemblait à celle d’un moine en pleine retraite :

  • Je me rendais à la bibliothèque, et je passais des heures à lire une quantité de ressources incroyables sur la création d’entreprise.
  • Je les consignais précieusement grâce à un service (Pearltrees) qui permet d’archiver des liens dans une bibliothèque digitale, mais je faisais l’erreur de ne parler à personne de mon projet.
  • Je réfléchissais, je philosophais et surtout je doutais.

J’ai fait l’erreur immense de ne parler à personne de mon projet.

Cela veut dire quoi, se sentir seul ?

C’est ne pas réussir à communiquer ses idées. C’est avoir constamment son projet en tâche de fond. C’est être obsédé par des micro-détails. C’est retourner la même question, encore et toujours, dans sa tête.

Pire, je me suis enfermé dans un mauvais réflexe, celui de vouloir tout apprendre.

Mais ce n’est pas le job de l’entrepreneur ça, de tout apprendre.

Le feedback le plus précieux qu’un mentor puisse donner à un entrepreneur, c’est de toujours allouer son temps et son attention sur les bons sujets. 

Mais je n’avais pas ce mentor à mes côtés à l’époque pour m’avertir :

  • « Est-ce vraiment la priorité pour toi de passer 10 heures sur le design de cette page du site, alors que tu n’as aucun client ? »
  • « As-tu besoin d’exemples d’entreprises qui réussissent très bien à se faire connaître sur Facebook ? »
  • « On vient de perdre 3 négociations d’affilée, veux-tu qu’on reprenne ton script de négociation ensemble ? »
  • « Pourquoi te fatigues-tu à chercher plus de clients.. alors que tu peux, demain, doubler tes prix, sans aucun risque ? »

Ou un mentor vers qui me tourner pour des questions plus personnelles :

Il est facile et dangereux de se passionner pour un sujet. 

Facile et dangereux de commander 30 livres sur Amazon sur le référencement naturel ou la confiance en soi.. Au risque d’oublier que les meilleures idées viennent du dialogue.

J’entends déjà la complainte : « Oui, mais moi je n’ai pas d’associés et je n’ai personne dans mon équipe ! Je suis condamné à être seul ».

FAUX. FAUX. ET ENCORE FAUX.

  • Un lecteur de votre blog est un passionné avec qui échanger.
  • Un entrepreneur dans un secteur similaire est un passionné avec qui échanger.
  • Un porteur de projet, au même stade que vous, avec un objectif similaire (comme « trouver son premier client »), est un passionné avec qui échanger.
  • Vos premiers clients sont des passionnés avec qui échanger.
  • Votre premier stagiaire, un freelance qui réalise une mission pour vous, un influenceur partenaire… C’est le moment de casser les étiquettes. C’est le moment d’aller simplement chercher des personnes qui peuvent parler du même sujet que vous pendant des heures.

C’est le moment d’aller parler à des personnes aussi bizarres que nous.

Si vous ne savez pas par où commencer, un premier pas peut être de contacter un coach chez nous. Nous vous avons ouvert plusieurs créneaux ici.

Je me souviens encore de mes premiers meet-ups d’entrepreneurs. J’arrivais gonflé à bloc, complètement surmotivé à l’idée de rencontrer d’autres entrepreneurs et de discuter avec des gens qui comprennent ce que je vis.

Et je repartais à chaque fois déçu… 

J’avais quelques échanges, oui. Mais cela restait toujours très superficiel.

J’errais entre la table où se trouvait le jus de pomme et celle où étaient les pains surprises.

Tout a changé au moment où j’ai trouvé mes premiers associés, Charles et Grégoire. Je pouvais enfin avoir des discussions concrètes sur notre projet. Je pouvais me reposer sur eux quand ça n’allait pas – et inversement.

On était ensemble, embarqués sur le même bateau, pour partir à l’aventure. Bref, je ne me sentais plus seul.

Alors aujourd’hui, je prends ce sujet particulièrement à coeur, dans les formations LiveMentor.

Au cours des derniers mois, j’ai plusieurs fois été interrogé par des élèves qui hésitaient à se lancer dans de potentielles associations.

Comment choisir la bonne personne ?
Nous nous sommes tous posés cette question et c’est normal de ne pas s’associer à la légère.

On parle plus à son associé qu’à son copain/copine. On l’appelle presque tous les jours.

Pour un entrepreneur, le choix de son associé est plus important que toute autre décision (comment construire son site internet ? quel prix mettre à son activité / service ? comment se faire connaître etc.. ?).

Si vous hésitez pendant 1 semaine avant d’écrire une newsletter, il est bien normal d’hésiter 3 mois avant de choisir un associé ! Avant LiveMentor, j’avais créé une première entreprise. J’avais un associé.. pendant 3 semaines !

Nous nous sommes séparés très vite, car nous n’étions pas du tout en phase sur la vision du projet.

Pour lui, il ne s’agissait que d’un petit projet étudiant, à faire rapidement, et qui ne valait pas le coup de sacrifier l’opportunité de faire un stage dans une grande entreprise française.

Pour moi, j’allais faire Google !

Les questions à poser à votre potentiel associé

Nous n’avons pas assez pris le temps de nous connaître.

Alors pour vous aider, j’ai créé une petite liste de questions à poser à un potentiel associé.

Les questions sont classées par catégorie :

Ton passé

  • De quoi es-tu le plus fier dans tes expériences passées ?
  • Qu’est-ce qui t’a rendu très heureux ?
  • En quoi excelles-tu ?
  • À quel moment as-tu eu envie de créer ta boîte ?
  • Est-ce que tu viens d’une famille d’entrepreneurs ?

Ton rapport au travail

  • Est-ce que tu aimes bosser 100 heures par semaine ?
  • Qu’est-ce qui te donne de l’énergie dans ton travail ?
  • Qu’est-ce qui compte pour toi en dehors de notre aventure entrepreneuriale ?
  • Jusqu’où es-tu prêt à aller pour réussir ?
  • Quand as-tu fait preuve de résilience ?

Toi et moi

  • Qu’est-ce que tu admires chez moi ?
  • Qu’est-ce qui te déplaît chez moi ?
  • Veux-tu que je réponde aux deux mêmes questions à l’envers ?
  • Que puis-je faire pour qu’on communique mieux ?
  • Est-ce que ça te dirait d’aller passer une semaine à la campagne avec moi, avec interdiction de parler boulot ?

La prise de décision

  • Est-ce qu’il y a un décideur en dernière instance ?
  • Comment allons-nous prendre les décisions ? (dictature ou collaboratif)

La courbe d’apprentissage

  • Qu’as-tu appris récemment ?
  • Lorsque tu décides d’apprendre quelque chose, que fais-tu concrètement ?
  • Qui sont les personnes les plus expertes vers qui tu te tournes quand les choses deviennent difficiles ?

L’exécution

  • Qui est responsable de quoi sur les 6 prochains mois ?
  • Est-ce qu’on est d’accord pour tester des choses très différentes ou est-ce que tu préfères te concentrer sur une seule direction ?
  • Est-ce que nous avons les mêmes envies sur la taille qu’on veut donner à notre entreprise ?

Je serai ravi d’enrichir cette base de questions à poser à un potentiel associé avec vous !

Petit exercice pour vous : racontez moi votre principal problème avec votre associé en commentaire. Je répondrai à vos questions pour vous aider à avancer !

A bientôt !

Alexandre et toute l’équipe LiveMentor

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Alexandre Dana

  • merci Alexandre, sur un simple article tu amènes bcp de clarté, car on sait que les associations ou partenariats sont souces de tensions, d’incompréhension et se terminent souvent par des pertes financières, la franchement ça balise super bien le terrain

  • Bonjour et merci pour cet article!
    Je rajouterais un paragraphe sur la relation à l’argent
    – As-tu de l’argent à investir ?
    – Qu’attends-tu en terme de rémunération de notre projet et dans combien de temps ?
    – Es-tu à l’aise avec l’argent ?
    – Es-tu à l’aise avec les chiffres ?
    – As-tu déjà eu affaire à des banques? des investisseurs ? des jurys pour l’octroi de prêt ? T’en sens-tu capable ?

  • Bonjour Alex et merci pour cet article

    Pour avoir moi aussi échoué dans une aventure à deux, je rajouterais à cette liste la notion de se fixer dès le début un calendrier, avec des jalons ou des rdv (ex : 3 mois / 6 mois…) pour faire le point des évolutions.
    Parce que souvent, une fois le business lancé, les choses bougent… Les rôles peuvent être amenés à s’inverser, ou changer, etc. Les aléas et les difficultés peuvent mettre à mal la confiance et les bonnes résolutions du départ.

    Et tout à fait d’accord avec Aude (commentaires) : le domaine de l’argent doit être clarifié au maximum avant le départ (d’autant qu’en France on est traditionnellement pudique sur le sujet)

  • Bonjour, très utile ces petites questions. Il y en a certaines que je ne pourrai pas poser car la personne va croire que je la drague. Mais c’est un peu ça être associé c’est un peu etre un couple non ? ^^

  • Bonjour et merci pour cet article. Je rajouterais dans la partie « Ton passé » : As-tu connu un échec et qu’en as-tu retiré comme enseignement. Et s’il y a un environnement personnel « Que pense ton conjoint de notre projet ? », surtout si le conjoint est salarié ou fonctionnaire, cela peut mener à des tensions au sein du couple par manque de compréhension de la vie d’un entrepreneur.

  • Bonjour Alexandre,

    C’est en effet primordial de connaître un « futur » associé avant de s’engager dans une nouvelle aventure (…) même si souvent le « feeling » y sera pour beaucoup!
    Le questionnaire (de proust) est une intéressante approche 😉

    Maintenant voici ma remarque > Selon moi il manque un aspect afin d’aider et orienter le lecteur.

    Avoir une liste plus ou moins exhaustive de questions c’est très bien; encore faut-il être capable d’interpréter les réponses dans un sens ou un autre, entre point de vue perso, intérêt de l’entreprise, psychologie … ce qui positif/négatif … La chose peut s’avérer complexe …

    Pascal
    L’Agence de Pub

  • A mon sens, la question « Y a t-il un décideur en dernière instance ? » devrait être reformulée en « Qui sera décisionnaire en cas de désaccord? ». J’ai rarement vu le cas de décisions de « compromis » qui soit utiles pour une boite car:
    – En général elles génèrent de la frustration malgré tout pour celui qui cède du terrain, ce qui n’est pas bon sur le long terme.
    – Elles sont souvent néfastes pour le projet.
    – Elles donnent l’image d’une boite sans leader.
    Sur ce sujet je pense que dans la boite il y en a toujours un (normalement le CEO) qui est plus éclairé que les autres pour prendre les bonnes décisions. Non pas qu’il soit plus intelligent, mais simplement parce que, même avec la meilleure volonté du monde pour communiquer efficacement avec ses associés, il aura toujours accès à des informations que les autres n’ont pas. Ce sujet est vraiment central dans la mesure ou si le flou est entretenu, il peut rapidement conduire à des situations très conflictuelles entre associés.

    Et je rajouterais aussi les questions suivantes pour compléter (que je mettrais dans un thème « vision et ambition »)
    « Quelle est ta motivation première pour créer cette boite »
    « Comment te projettes-tu dans la boite à 5 ans (prendre des responsabilités managériales, devenir expert de mon sujet…)? »
    « Sommes nous en phase sur la vision du projet (développer une entreprise pérenne ou revendre dans 7 ans, croitre lentement mais surement ou être en mode accélération et croissance,…) »?

    et du coup je mettrais ta question « Est-ce que nous avons les mêmes envies sur la taille qu’on veut donner à notre entreprise ? » dans cette thématique plutôt que dans la partie exécution

    voila pour mon retour 🙂

  • Merci beaucoup Alex !
    J’ai croisée une potentielle associée à l’époque ou je commençais tout juste à parler de mon projet. J’étais à l’étape où on pose les premières idées sur le papier.
    Mais j’avoue avoir pris peur. Peur de me faire déposséder de mon projet. De perdre mes objectifs face à l’expérience de ma coéquipière. Le fait que mes propres idées n’étaient pas encore au clair. j’avais besoin d’avancer seule pour m’approprier mon projet.

    Et je crois qu’il faut que je prenne attention de ne pas vouloir tout faire moi-même. Mais cela me plait d’apprendre. En même temps j’ai un peu le syndrome du « On n’est jamais mieux servit que par soi-même », même dans ma vie privée et dans mon travail d’employée. Un travail à mener sur moi-même j’imagine ^^

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    Rapport de faute d’orthographe

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