Blog LiveMentor

Comment créer un podcast de A à Z : cas concret, outils, chiffres et stratégie

Le 21 octobre 2019, Killian Talin et moi (Valentin Decker), nous avons lancé un nouveau podcast intitulé “Inspiration Créative”.

Pendant les 3 mois précédant le lancement du premier épisode, nous avons tout préparé dans l’ombre :

  • Nous avons enregistré 10 épisodes, en parallèle de nos jobs chez LiveMentor
  • Les personnalités que nous avons interviewées possèdent des dizaines d’années au sommet de leur discipline créative, 
  • Ensemble, ils cumulent plus de 10 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux
  • Avant même le lancement du podcast, nous avons convaincu 3 sponsors de nous faire confiance et de nous suivre sur ce projet

Tout cela, pour arriver à ce premier épisode que nous venons de publier :

Cet article a pour ambition de documenter notre projet et de vous expliquer comment s’y prendre pour faire de même. 

Vous souhaitez lancer un podcast ? 

Nous allons vous expliquer tout ce qu’il y a à savoir.

Pour vous repérer, voici le plan de cet article.

  1. Pourquoi lancer un podcast ?
  2. Comment trouver une idée de podcast ?
  3. Comment contacter les invités ? 
  4. De quelle manière préparer les interviews ?
  5. Quel matériel utiliser pour son podcast ?
  6. Comment monétiser son podcast ?
  7. Comment distribuer et promouvoir son contenu ?

Cet article a été rédigé à 4 mains, par Killian et moi-même.

Pourquoi lancer un podcast ? 

Personnellement, ce n’était pas la première fois que je lançais un podcast. 

En 2018, je me suis occupé du Café LiveMentor, un podcast qui partait à la rencontre des “artisans du web”, ces entrepreneurs qui ne lèvent pas de fonds et dont on parle peu. 

La première chose à faire avant de foncer tête baissée, est de s’interroger sur vos motivations. 

Le format podcast présente plusieurs intérêts :

  • C’est un format intimiste qui permet de créer une relation de confiance avec sa communauté 
  • À l’inverse d’un article de blog ou d’une vidéo, il peut être consommé depuis n’importe où : en voiture, dans les transports, etc
  • La distribution se fait de manière directe : on ne dépend d’aucun algorithme pour partager un podcast à sa communauté. C’est un peu comme le flux RSS d’un blog
  • Le format podcast offre une grande flexibilité : on peut jouer sur les sons, la longueur des épisodes, on peut être seul ou plusieurs, etc
  • Il est très simple de créer un podcast et l’investissement initial est faible. On peut démarrer pour moins de 100€

Le format présente également quelques inconvénients :

  • Il est difficile de faire connaître un podcast. Il n’existe pas de moteur de recommandations comme sur Youtube. Les internautes ne cherchent pas non plus des mots-clefs comme sur Google. Le créateur du podcast doit prendre en charge l’aspect Marketing 
  • Créer un podcast demande un investissement en temps et en énergie important. J’estime qu’il faut passer entre 1 et 2 jours complets de travail pour sortir et monter un épisode. Cela comprend : la recherche de l’invité, les aller-retours pour la coordination, la recherche du lieu d’enregistrement, le temps de l’enregistrement, le montage et la diffusion de l’épisode

Les deux principaux facteurs clefs de succès d’un podcast sont :

  • La régularité de sortie des épisodes (un par semaine me semble être le meilleur rythme)
  • Et bien sûr, la qualité des épisodes. Les gens découvrent des podcasts via le bouche-à-oreille

Les podcasts sont à la mode. On en voit de plus en plus se lancer. Mais ce n’est pas une raison suffisante.

Le simple plaisir d’en lancer un peut être une raison suffisante. Mais il faut être conscient de l’investissement en temps et en énergie que cela représente. 

Il faut être prêt à y dédier 2 jours par semaine et ne pas avoir de retour sur investissement direct pendant plusieurs mois. 

À mon sens, c’est la raison principale de l’arrêt du Café LiveMentor. Le format plaisait, le podcast réalisait de bons scores d’écoute et cela faisait beaucoup de sens pour LiveMentor d’en posséder un. Mais nous n’avions pas assez de membres dans l’équipe pour que je dédie 2 jours par semaine à ce projet. 

Enfin, il est important de se mettre au clair sur l’objectif final du podcast, surtout lorsqu’il s’agit d’un podcast d’entreprise :

  • L’objectif est-il de faire rayonner sa marque et d’accroître sa visibilité, sans volonté d’obtenir un ROI direct ?
  • Le podcast sert-il de “tunnel de conversion” et de moyen de générer des conversions vers un produit payant ? 
  • Le podcast a t-il pour objectif de fidéliser et de souder une communauté, en racontant l’histoire des membres qui la composent ?

Il faut s’interroger sur le place que va jouer le podcast dans son écosystème de contenu, au global.

Généralement, les podcasts qui atteignent des gros scores d’audience se concentrent sur le premier objectif. 

C’est également notre ambition pour Inspiration Créative. L’objectif premier est de nous aider à construire nos audiences respectives, sur la thématique de la créativité. 

Comment trouver une idée pour son podcast ?

À quoi pensez-vous de manière naturelle ?
Quelles sont les thématiques qui vous obsèdent ?
Quels sujets abordez-vous déjà dans vos contenus ?

Voici les bonnes questions à se poser avant de se lancer dans l’aventure.

Je déconseille de se mettre en tête de vouloir créer un podcast et, seulement ensuite, de chercher un thème à traiter.

Partez toujours d’un intérêt personnel pour un domaine. D’une envie profonde de répondre à des questions que vous vous posez.
C’est le meilleur moyen d’être régulier, de tenir sur la durée et de créer du très bon contenu !

Pour Killian et moi, c’était exactement cela. 

Nous voulions parler de la créativité et de tous les mythes que suscitent les artistes. 

Nous voulions partir à la rencontre de créateurs qui nous inspirent pour comprendre leur mode de fonctionnement. Pour montrer que la rigueur, la discipline et la régularité sont des piliers de leur succès.

Nous adorons tous les deux créer des choses sur nos temps libres. Nous sommes fascinés par le processus créatif et la manière avec laquelle on peut construire sa carrière, en tant qu’artiste. J’ai même écrit un livre sur ce sujet !

Ensuite, une fois que l’on possède la trame générale du podcast, c’est assez simple de dresser une liste d’invités.

Nous avons listé toutes les personnes que l’on suit déjà, parfois depuis plusieurs années, et qui nous inspirent. 

Nous nous sommes mis d’accord sur un format classique pour nos épisodes : des interviews, d’une durée proche de 1 heure pour chaque épisode. 

 

Comment contacter les invités ?

Convaincre les invités de nous rejoindre, ça a été surement notre plus grand défi et notre plus grande réussite !

Le plus grand défi était de donner l’envie à nos invités de venir discuter avec nous. Nous partions de 0. Je n’ai pas de contacts dans le milieu de la créativité, et Killian non plus.

Mais Killian a tout de suite démarré très ambitieux sur ce sujet.

Il m’a dit : “Valentin, laisse moi un mois. Si dans un mois, on n’a personne d’exceptionnel, je te promets que je descendrai d’un niveau.

Un mois plus tard, nous avions un accord d’enregistrement avec Julien Josselin, Alexis Michalik et Marlène Le Cidre. Un youtubeur hors du commun, un metteur en scène ayant gagné 4 Molières, et la meilleure tatoueuse de Paris.

Pas mal pour un début ? Mais ça ne s’est pas arrêté là !

Nous nous sommes amusés à calculer le total d’audience de tous nos invités, et il atteint près de 10 millions de followers sur les réseaux sociaux ! 

Et cela ne prend pas en compte le nombre de vues, de lecteurs ou de spectateurs qui ont passé du temps à apprécier une de leur création.

Alors, comment fait-on pour convaincre ce genre de personne ?

Prenons l’histoire que nous avons eu avec Julien Josselin : c’est un cas d’école.

Comme c’est un podcast que nous créons en parallèle de notre travail chez LiveMentor, Killian a mis en place une stratégie en 3 parties pour optimiser son temps :

  1. Récolter un maximum de portes d’entrées pertinentes
  2. Personnaliser au maximum les tentatives de contact
  3. Utiliser l’audace pour se faire remarquer

Récolter un maximum d’opportunités de contact

L’objectif initial de Killian quand il rentrait en contact avec ces personnalités était de lancer un maximum de perches pour que l’un des hameçons puisse mordre.

Killian ouvrait un fichier excel, et à côté du nom et prénom de l’invité, il notait un maximum de liens ou de coordonnées sur lesquels le contacter.

Son agent, son email personnel, un lien de sa page facebook, de son compte instagram, de son nom sur Twitter, adresse postale… toutes les occasions étaient bonnes à prendre !

Nous avons eu plusieurs invités grâce à ces messages envoyés un peu partout : par exemple, certains invités comme Dédo de l’épisode 2 nous ont répondu directement sur leur compte Facebook.


Beaucoup de créateurs regardaient les messages privés sur Instagram, comme Aurélien Préveaux, et nous avons eu de beaux résultats grâce à cela.

Chaque personne que vous essayez de contacter a ses propres habitudes de communication. Votre seul devoir est donc de multiplier vos tentatives par des angles différents pour tenter d’obtenir une réponse (positive ou négative).

Pour être complètement transparent, nous avons même expédié chez Alexandre Astier à Lyon un colis avec une BD et une lettre rédigée pour tenter de le convaincre. Sans réponse (jusqu’à présent…). 

Personnaliser au maximum les tentatives de contact

Tous les emails et messages que Killian préparaient étaient personnalisés à 200% et si possible fondé sur son expérience personnel.

Lorsqu’il a écrit à Alexis Michalik pour tenter de le convaincre, voici à quoi ressemblait le début de son email :


Je n’ai jamais lu un email aussi captivant dès la première ligne, et vous ?

Il n’y a pas de secret, de hacks ou de technique. Il n’y a que des efforts ici, et des recherches poussées et personnelles pour y arriver.

Vous avez besoin d’écrire le mail parfait pour convaincre l’invité de votre choix ?
Pourquoi n’allez vous pas le voir en concert ? Ou regarder l’intégralité de ses interviews pour trouver la pépite qui montrera que vous avez fait le travail ?

Il ne tient qu’à vous de vous distinguer. 

Bien sûr, à ce moment là, 95% de nos tentatives restaient sans réponse. Alors Killian a décidé de jouer la carte de l’audace. Elle est là pour démultiplier vos efforts de recherches déjà effectués. 

Utiliser l’audace pour se faire remarquer

Un soir, 3 semaines après avoir commencé à contacter des créatifs, Killian décida qu’il était temps de se faire remarquer.
Il m’a dit : demain matin j’enregistre 3 vidéos ultra-personnalisées, à mes 3 créateurs préférés, et je leur envoie par mail.

24h plus tard, deux d’entres eux avaient répondu. Et nous avions 2 rendez-vous de fixés. 

C’était très malin de sa part : il proposait quelque chose que personne ne faisait.

Voilà à quoi ça ressemblait :

C’était la vidéo qu’il a envoyé à Julien Josselin.

Le lendemain matin, voilà ce que Julien lui a répondu :

En 24h, on est passé d’un refus pour cause de déplacement, à une opportunité unique de rencontrer un créateur hors du commun.

Trois jours plus tard, voilà où nous en étions. 

Et en répétant cela pour plusieurs créateurs, 10 invités incroyables ont accepté de nous rejoindre.

Pour convaincre Kyan Khojandi, il vient même de prendre des places pour aller le voir en spectacle le 24 octobre. Il rêve de l’inviter sur le podcast, et après avoir échangé par mail avec lui et son agent, il s’est dit qu’il fallait aller le voir en vrai pour espérer lui montrer sa motivation.


Nous saurons bientôt s’il a accepté… 

 

Comment préparer ses interviews ?

Il faut être honnête dès le début de ce paragraphe : ni Killian, ni moi ne sommes des experts de l’interview. Nous n’avons fait aucune école de journalisme, jamais parlé à la radio, et si nous écrivons, nous ne pratiquons presque jamais l’art de l’interview.

L’enjeu était donc de taille.

Comment arriver à créer pour chaque épisode un entretien passionnant, dynamique, qu’on a pas du tout envie de lâcher avant la dernière minute ?

Nous avons décidé de nous concentrer sur trois angles pour progresser :

  • A quel besoin répond un podcast ?
  • Que font les meilleurs ?
  • Comment préparer au mieux chaque entretien ?

La première question était très importante. C’était le fondement de tout le travail qui allait découler sur les prochains mois.

Après avoir bien réfléchi, nous sommes tombés sur un tweet de Justin Jackson qui résumait bien notre approche :

Cette liste nous a beaucoup parlé.

Killian m’a proposé ensuite quelques autres clés de lectures qui lui paraissaient importante pour aider au maximum les futurs auditeurs d’Inspiration Créative :

  • Qu’est-ce que nos invités n’ont jamais dit auparavant ?
  • Comment nos invités peuvent-ils inspirer des choses actionnables à nos auditeurs ?
  • Comment permettre à travers chaque épisode d’avoir accès à l’expérience de créatifs que je n’aurais jamais pu entendre sans ce podcast ?

Inspiration Créative avait donc pour but de transmettre l’expérience des meilleurs créatifs, de captiver les gens dans leur histoire pour les divertir, et de mieux les équiper pour avancer dans leur projets créatifs.

Que font les meilleurs podcasteurs pour préparer leurs interviews ?

Nous nous sommes inspirés des podcasts que nous aimons le plus, et des interviewers qui à nos yeux posaient les bonnes questions.

Tim Ferriss a été une vraie source d’inspiration. Il a mis en ligne certaines vidéos où il explique la substantifique moelle de ce qui fait une bonne question. Voici deux liens qui vont vous parler : 

Une deuxième source d’inspiration pour nous a été Justin Jackson, un entrepreneur indépendant américain qui lance beaucoup de projets, dont Transistor, une plateforme d’hébergement de podcast.

Au moment où on préparait nos premières interviews, il a sortie une vidéo intitulée “How to make your podcast stand out” dans laquelle il explique les clés pour rendre son podcast unique. 

Je ne peux que vous conseiller son écoute :



Ces inspirations ont été importantes pour nous à un moment où on se demandait comment réaliser un très bon épisode, dès le début. 

Comment préparer au mieux chaque entretien ?

Je me rappelle la préparation de notre premier interview ! Julien Josselin, un youtubeur chevronné aux 60 millions de vues venaient d’accepter qu’on le rencontre 3 jours plus tard. 

Nous étions samedi matin, le 5 juillet. 

Branle-bas de combat !

C’est la première fois que quelqu’un de reconnu nous ouvre une porte. C’est une occasion unique à ne pas manquer. Il faut assurer, pas le choix !

Nous avons décidé pour chaque épisode, de fonctionner en deux étapes :

  1. Rassembler toutes les informations possibles sur un Doc Recherche
  2. En déduire les questions et l’angle que l’on veut adopter

Je contacte Valentin et je commence à ouvrir nos deux Google Doc.

Nous avons passé tout notre samedi à éplucher internet comme jamais pour remplir notre premier document avec toutes les informations possibles et inimaginables :

  • Ecouter ses interviews, 
  • Lire son blog en détail (Killian est remonté jusqu’à ses débuts en 2011 !), 
  • Regarder toutes ses vidéos et ses sketchs, 
  • Creuser chacun de ses projets, 
  • Essayer de comprendre comment et avec qui il travaille

Et à la fin de la journée, nous avions un document très complet avec toutes ces informations !

De là nous avons attaqué une deuxième étape : l’entretien.

Nous avons commencé très spontanément : quelles sont toutes les questions que l’on rêverait d’aborder avec Julien ? 

Nous avons listé tout ce qui nous intéressait. Inspiration, processus de création, ses débuts, ses galères, comment créer en partant de rien, la peur du jugement, la discipline, sa zone de confort,… On a tout passé au crible pendant 2 jours !

Et la veille de l’entretien, c’était un lundi soir, je propose à Killian que l’on se pose autour d’une bière pour faire une répétition générale et bien organiser tout ça. 

Et à ce moment là, on décide de changer notre approche pour être plus spontané.

Fini les questions, places à des thèmes à aborder.

On ne voulait plus être dans un entretien figé ou récité, on voulait être spontané et capable de rebondir sur les interventions de Julien. Les questions sont donc devenus des thèmes, mais des thèmes précis pour déclencher le meilleur de notre invité.

 

Quel matériel utiliser pour enregistrer son podcast ?

Deux approches sont possibles quand on démarre sans matériel : 

  1. L’approche de l’artisan
  2. L’approche de l’expert

Bien sûr, n’importe quel débutant veut devenir un expert. Et c’était notre cas également avec Killian.

Mais nous avions aussi à cœur de ne pas brûler les étapes.

Un bon artisan avance étape par étape. Il commence simple, fait ses preuves et teste ses appétences avant de continuer. 

Est-ce que je me lance dans une aventure pour un essai ou pour le long-terme ?
Est-ce que ce matériel va être exploité à son plein potentiel ?
Est-ce que je me sens déjà expert, ou je crois que je le suis avec du matériel ?

Alors quand on a démarré, nous avons plutôt fait le choix de l’artisan avec Valentin :

“Créer du bon contenu, avec les moyens du bord, avant d’investir plus”

Nous nous sommes fait une promesse mutuelle dès le début : acheter du matériel nécessaire, mais pas plus, pour se prouver qu’on peut arriver à faire des choses biens avec peu.

Et s’il s’avère que l’on y prend goût, et qu’on est prêt à s’investir sur le long-terme, il sera temps d’investir sur un meilleur micro, un meilleur trépied et un sur un enregistreur portable de bonne qualité.

Nous avons donc décidé de choisir le meilleur rapport qualité prix possible.

Le bon micro pour démarrer un podcast

Après avoir pris conseils auprès d’autres amis podcasteurs, et fouillé les sites d’avis sur internet, nous avons fait le choix de commencer avec un micro Bird UM1.

Pour 59,00€, nous avions accès à un très bon niveau de qualité, sans non plus aller chercher les tops du marché (Rode, Yéti, Shure SM7B..). 

Nous l’avions couplé avec un pied trouvé à petit prix sur Amazon, en regardant les meilleurs avis, ainsi qu’un bonnet à mettre dessus pour éviter les bruits sourds comme “p” et “b” qui peuvent abimer l’enregistrement.

Et nous avons été très satisfait du résultat !

Le bon micro est une chose, mais le plus important reste le bon endroit. C’est très important. Nous avons eu globalement des petites salles avec peu d’écho, et c’est ce qui a fait le plus de différence sur le son.

Sur l’un des épisodes (le 3ème), la salle était petite et sans décorations sur les murs, et le son a été plus mauvais que les autres.

Bien sûr, un meilleur micro sera encore plus performant, mais si vous choisissez de commencer simple, pour moins de 100€ votre projet de podcast peut prendre forme.

Utiliser Auphonic

Quelle que soit la qualité de votre enregistrement, je vous conseille de toujours le repasser dans Auphonic qui est un outil merveilleux.

Auphonic est un site qui permet de repasser en post-production sur votre épisode pour améliorer le son, aligner le niveau des voix, éviter les saturations et corriger certains problèmes que vous pouvez avoir.

C’est très puissant, et très simple d’utilisation !

Voici par exemple un avant/après sur l’un de nos épisodes (en bas, c’était avant, on voit bien la différence à l’écran). 

Auphonic coûte une dizaine d’euros par mois, et vaut le coup pour n’importe quel podcasteur en activité. 

Vous allez sans cesse l’utiliser !

 

Comment monétiser son podcast ?

A la fin des enregistrements de la première saison d’Inspiration Créative, nous nous sommes assis pour discuter de la suite des opérations.

Et avant de parler de distribution et de promotion, un enjeu était pour nous de rentrer dans nos frais et de proposer à quelques annonceurs que l’on appréciait de soutenir certains épisodes du podcast.

Comment vendre quelque chose qui n’existe pas ?

C’est tout l’enjeu que nous avions.

Nous avons décidé d’agir en 3 étapes :

  1. Créer un document simplifié récapitulatif du podcast
  2. Contacter les marques en vendant une futur audience de niche
  3. Cibler certaines boîtes qui ont déjà sponsorisé des podcasts

Il fallait que nous envoyons un message clair aux annonceurs que nous aimions.

Nous avons donc créé un document complet avec les informations essentielles. 

Il contenait :

  • Le pitch du podcast
  • Notre postulat de départ
  • Nos invités et leurs audiences
  • L’audience attendue
  • Le format publicitaire imaginé
  • Qui sommes-nous ?

Nous l’avons envoyé ainsi à une dizaine de marque triées sur le volet, avec une proposition de prix aux 1000 écoutes.

Cela avait l’avantage de permettre à la marque de ne pas prendre de risque à ce stade : elle nous rémunère seulement selon le bruit que notre podcast faisait et l’audience que nous arrivions à créer.

Nous n’étions tout de même pas fermés à un prix fixe par épisode, selon les besoins de chaque annonceur. 

Voici le genre d’emails que nous avons envoyé aux annonceurs que nous aimions le plus :

Nous avions la chance par contre de construire une audience très qualifiée, sur un sujet précis : la création. 

L’un de nos défis ici était également celui du temps : il nous restait moins de 6 semaines avant le lancement du podcast, et il fallait toucher des marques rapidement qui étaient prêtes à nous soutenir.

Pour cela, nous avons dressé une liste de toutes les entreprises françaises qui avaient déjà été sponsor d’un podcast.

Elles connaissaient déjà le format, le prix conventionnel, et les impacts que cela pouvait avoir.

Et cela a plutôt bien marché : un de nos 4 sponsors à ce stade n’est pas nouveau dans ce milieu. Et les autres étaient déjà ouvert à l’idée de sponsoriser un podcast. Nous avons seulement poussé pour les convaincre que c’était le bon moment pour faire un test. 

Dernier point : pour s’assurer de créer une relation saine, sans ambiguïté, nous avons demandé à chacun de signer un modèle de contrat que nous avions préparé. Cela nous permettait d’officialiser la chose, de bloquer définitivement l’épisode pour le sponsor concerné, et d’assurer un engagement légal avéré. 

Une fois ces sponsors trouvé, la partie la plus importante restait à mettre en place…

 

Comment distribuer et promouvoir son podcast

Quand nous avons fini d’enregistrer les épisodes d’Inspiration Créative avec Killian, nous étions vraiment très contents des invités et des discussions que nous avions eu !

Restait alors la promotion et la distribution. 

Comment faire connaître son podcast ?
Comment attirer de nouveaux auditeurs chaque semaine ? 

L’enjeu est de taille.

Comme je le disais plus tôt, il n’existe pas de moyen simple pour faire connaître un podcast.

Il n’y a pas de moteur de recommandations comme sur Youtube ou Netflix. Le partage d’un épisode sur les réseaux sociaux est moins pratique qu’un article de blog. Le référencement naturel, comme sur Google ou Youtube, est inexistant.

Il existe des stratégies qui fonctionnent, que nous allons vous présenter, mais les leviers prennent davantage de temps et sont plus difficiles à actionner.


1. Réussir son lancement

Le premier enjeu Marketing est de réussir le lancement notre podcast. 

Nous voulions marquer le coup et créer un “événement”. 

Nous avons fait un maximum de choses pour créer de l’attente chez les gens :

  • Présenter le projet à tous nos cercles d’amis
  • Communiquer sur nos réseaux sociaux respectifs pour annoncer le lancement
  • Créer une liste email sur laquelle les gens intéressés peuvent s’inscrire (j’y viens juste après)

Le jour du lancement, nous avons utilisé tous les moyens à notre disposition pour communiquer :

  • Nous avons envoyé un email aux 300 personnes qui nous avaient laissé leur email
  • Nous avons publié des posts sur tous nos réseaux respectifs

Rien d’incroyable, donc.

Mais nous gardons en tête une chose importante : le lancement n’est pas une finalité. 

Un podcast est le genre de projet dont on doit communiquer en permanence. Tous les jours. Toutes les semaines. En parler à la moindre occasion. 

 

2. Construire sa liste email

L’email est le meilleur moyen pour contacter directement les gens. 

On ne dépend ni d’une plateforme ni d’un algorithme. 

Pour centraliser notre base d’adresses emails, nous avons créé un compte sur Mailchimp (gratuit), que nous avons connecté à une page qui présente notre podcast et les informations importantes.

Nous avons récupéré 300 adresses emails en quelques semaines. LinkedIn a été particulièrement efficace et nous a permis d’en obtenir une bonne partie.

À chaque nouvel épisode que l’on publie, nous pouvons communiquer auprès de ces quelques centaines de personnes intéressées par le projet.

L’enjeu est de continuer à faire grandir cette liste. 

Pour cela, nous continuons à en parler régulièrement et à la mentionner à la fin de chaque épisode, en invitant les gens à s’y inscrire.


3. Déclencher du bouche à oreille

Comment avez-vous découvert les podcasts que vous écoutez ?

Je suis prêt à parier que les recommandations de vos amis ont joué un rôle important !

Alors comment faire pour faire en sorte que les gens parlent de votre podcast autour d’eux ?

  •  Enregistrer les meilleurs épisodes possibles. Cela parait bateau, mais pour que les gens partagent votre podcast, il faut qu’il soit marquant. Il faut qu’il suscite en eux des émotions positives. Qu’il soit intéressant, inspirant, drôle, passionnant, etc.
  • Créer un rendez-vous. Les personnes qui vous suivent doivent attendre votre épisode de la semaine avec impatience. Comme une série qui passe à la télé tous les mercredi soirs à 21h
  • Interviewer des gens qui possèdent une communauté est un bon moyen de débuter. Cela affirme votre crédibilité et vous permet de construire progressivement votre communauté.

 

J’espère que cet article de fond vous aura plus. Nous avons essayé de vous partager le maximum de notre expérience sur le sujet !

Si nous vous avons apporté la moindre valeur, vous pouvez nous aider de 3 manières :

  1. Ecoutez un épisode d’Inspiration Créative et dites-nous ce que vous en pensez 🙂
  2. Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les épisodes,
  3. Abonnez-vous sur Instagram pour suivre nos aventures

Et pour toutes vos questions, on vous attend en commentaires pour vous répondre !

Valentin et Killian

Vous avez trouvé une faute d’orthographe dans cet article ? Vous pouvez nous en faire part en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée .

Avatar

Valentin Decker

  • Super article, vous deux ! Merci pour ce travail et pour le partage. Vos infos sont précieuses, hâte de me remettre à bosser sur mon (projet de) podcast ! 🙂

  • Super article. bon, avec mon podcast, j’ai très clairement loupé les deux dernières étapes… Je vais reprendre ça.. 🙂

      • Merci Killian. est ce que tu serais cap de me dire comment chercher les sponsors? Je ne sais pas par ou commencer. Les saisons 2 et 3 de mon podcast présenteront des personnalités du monde de l’art de territoires définis (bourgogne franche comté en saison 2, et grand est en saison 3). Mais je ne sais pas du tout comment trouver des aides financières…

          • Je suis effectivement en recherche sur les régions, je croise les doigts. Les musées, je n’y avais pas pensé. Je vais regarder ça. Peut – être aussi les
            magasins de vente de matériel pour artistes… Merci 🙂

  • Incroyable ! Non seulement votre premier épisode était top, mai en plus, vous nous détaillez la recette afin que nous puissions nous lancer. Merci !

  • Merci beaucoup pour cet article ! Je me pose une question sur la monétisation aux 1000 écoutes : que se passent il si vous promettez 1000 écoutes à un client et ne les atteignez pas ? Et aussi, comment comptabilisez vous les écoutes ? Est ce que vous comptez le nombre de « downloads » donnés par votre hébergeur type Pippa? Grand merci !

    • Hello Léonore !
      On ne promet pas 1000 écoutes, mais une rémunération aux 1000 écoutes. Par exemple, si on fait 50€/1000 écoutes, on sera rémunéré 100€ si on fait 2000. Et si 0 écoute, 0 €.
      Et pour le nombre d’écoutes, c’est notre hébergeur qui les donne oui.

  • Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
    shares

    Rapport de faute d’orthographe

    Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :