Les 11 erreurs techniques à ne pas commettre en SEO 

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Anthony Técher

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Malgré tout le temps passé à soigner votre site, il n’est pas visible sur Google ? Ce n’est pas une fatalité ! Sans forcément devoir faire un audit SEO complet, vous pouvez déjà remédier aux erreurs techniques les plus fréquentes qui pénalisent votre visibilité sur les moteurs de recherche. 

3 piliers sont essentiels pour votre SEO : la technique, le contenu et la popularité. On pourrait comparer cela à une voiture. Pour qu’elle fonctionne et se vende, il faut réunir trois éléments :

  • Une bonne mécanique (la technique).
  • Un intérieur soigné (le contenu).
  • Une bonne publicité (la popularité).

Vous conviendrez que si vous n’avez pas pris soin du premier élément, alors vous ne pourrez pas réussir votre campagne ! Par analogie, en référencement, si vous avez commis de grosses erreurs techniques, ni un bon contenu ni une bonne campagne de netlinking ne pourront vous sauver la mise.

La bonne nouvelle, c’est que nous avons regroupé dans cet article les 11 erreurs techniques les plus communes en SEO. Non seulement vous comprendrez en quoi elles sont néfastes, mais aussi quelles solutions simples appliquer pour les régler.

Êtes-vous prêt à connaître les solutions pour améliorer votre référencement Google ? 

Erreur #1 : favoriser Google plutôt que l’internaute

Lorsque vous travaillez votre référencement, vous pourriez avoir envie de tout faire pour satisfaire Google. Or, c’est une grosse erreur ! En effet, pour réussir votre SEO, vous devez avant tout rédiger et optimiser votre site pour faciliter l’expérience utilisateur (UX).

Problème

De nombreux problèmes sont liés à cette approche. Ils sont flagrants lorsqu’il s’agit du contenu (bourrage de mots-clés, fautes d’orthographe pour coller parfaitement aux requêtes Google…). En revanche, ils sont moins évidents en ce qui concerne la technique. 

Comme vous vous focalisez sur l’optimisation de vos textes pour faire plaisir aux moteurs de recherche, l’essentiel est mis de côté : le confort de l’internaute ! De ce fait, vos pages ne sont pas agréables à parcourir, elles mettent un temps fou à se charger ou le contenu ne s’affiche pas entièrement.

Solution

Pensez toujours à ce que vous-même appréciez lorsque vous visitez un site internet. Proposez une police agréable, mettez en évidence les ancres de lien, choisissez des couleurs reposantes ou encore facilitez la navigation sur votre site.

Il n’existe pas une seule solution pour résoudre cette erreur de SEO récurrente, car elle regroupe tout un ensemble de mauvaises pratiques ! Mais tous les facteurs qui pénalisent l’UX sont, eux, détaillés dans les points suivants – Erreurs #2 à #6.

Erreur #2 : délaisser la version mobile

Plus de 50 % des internautes parcourent votre site sur leur téléphone portable ou leur tablette ! C’est devenu un tel phénomène qu’on leur a même donné un nom : les mobinautes.

Problème

Depuis 2019, les robots de Google parcourent en priorité les sites web sur leur version mobile. Ils sont à la recherche de sites « responsives », c’est-à-dire totalement adaptés à ce nouveau mode d’utilisation. 

Malheureusement, trop souvent encore les développeurs ne travaillent que sur la version affichée sur un écran d’ordinateur (desktop). Comme l’affichage est différent sur un petit écran, l’expérience proposée à la moitié de vos lecteurs n’est pas bonne.

Solution

Chaque fois que vous réglez les paramètres de votre site, ou ajoutez un nouveau contenu, vérifiez l’affichage mobile depuis votre CMS. Cette fonction est d’ailleurs disponible sur la majorité des CMS (tel que WordPress). Si ce n’est pas le cas, affichez la page dans votre navigateur et pressez « F12 » pour voir le rendu sur mobile.

Par ailleurs, pour contrôler rapidement ce facteur SEO sur chacune de vos pages, Google propose un outil simple et rapide d’utilisation : test mobile friendly. 

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Vous pouvez également utiliser la Search Console pour connaître les pages qui pénalisent le plus l’affichage de votre site sur version mobile. Pour ce faire, rendez-vous dans la section appelée « ergonomie mobile ». 

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Erreur #3 : ignorer le temps de chargement

Vous n’aimez pas attendre pour qu’un site s’affiche entièrement ? Google non plus. À tel point que le moteur de recherche a appelé ce facteur de référencement les « signaux web essentiels ».

Problème

Le Googlebot va passer un temps défini à parcourir votre site. C’est ce qu’on appelle le budget crawl. Une fois ce délai écoulé, il va voir ailleurs ! En conséquence, plus votre site est lent, moins de pages seront visitées. 

Par ailleurs, la vitesse de chargement a une influence directe sur votre taux de rebond (le taux d’internautes qui quittent votre site en n’ayant visité qu’une seule page). En effet, un visiteur ne souhaite pas attendre avant qu’une page s’affiche. Ainsi, vous devez absolument réduire ce temps d’attente au minimum pour conserver votre trafic.

Solution

De nombreuses raisons peuvent ralentir l’affichage de vos pages. Cela peut être dû à la taille ou au nombre d’images, au code source, aux éléments mis en cache, etc. Pour obtenir un rapport complet, vous pouvez utiliser cet outil mis à disposition par Google : PageSpeed Insights.

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Une fois encore, des informations utiles sont également disponibles dans le Search Console. Pour les découvrir, il vous suffit de cliquer sur l’onglet « Signaux Web Essentiels ».

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Dans les deux prochaines erreurs listées, vous trouverez des détails et des solutions sur deux facteurs qui influencent considérablement la vitesse de chargement de votre site.

Erreur #4 : ne pas optimiser les images

L’utilisation des images est importante pour améliorer l’expérience utilisateur. Vos illustrations permettent de soulager la lecture et d’illustrer vos propos. Par ailleurs, c’est un excellent moyen d’améliorer votre référencement organique (notamment sur Google image).

Problème

Le poids et la quantité de vos images peuvent fortement ralentir le temps de chargement. Par ailleurs, les robots des moteurs de recherche ne sont pas en mesure de « lire » une image. Vous devez donc leur indiquer l’intérêt des illustrations proposées.

Solution

Vous avez plusieurs solutions pour optimiser vos contenus visuels :

  • Réduire leur taille : redimensionner la photo pour qu’elle ne dépasse pas la taille d’affichage recommandée (maximum 1200 px de largeur).
  • Diminuer leur poids : compressez l’image pour qu’elle fasse moins de 150 Ko (par exemple avec TinyPNG).
  • Adapter le format : le format « nouvelle génération » WebP est largement recommandé (il existe de nombreux outils gratuits permettant de le faire en ligne).
  • Nommer correctement le fichier : donner un nom révélateur à votre image, et séparer chaque mot par un tiret.
  • Renseigner la balise « alt » : élément essentiel pour détailler le contenu de l’image à Google.

Erreur #5 : oublier de simplifier les fichiers JavaScript et CSS

Chaque fois que vous ajoutez un plug-in sur votre site ou utilisez des scripts, vous ajoutez du poids à votre page. En effet, ces informations sont contenues dans des fichiers JavaScript (JS) ou CSS.

Problème

Ces fichiers ralentissent la vitesse de chargement de l’ensemble de votre site. Cela engendre donc un impact négatif sur votre SEO et pénalise considérablement l’expérience utilisateur.

Solution

Pour réduire l’impact des fichiers JS et CSS sur votre site, vous devez tout d’abord minimiser l’utilisation des outils externes. N’intégrez que les fonctionnalités nécessaires et supprimez celles que vous n’utilisez pas.

Pour tout ce qui est essentiel, vous avez alors 2 solutions pour diminuer leur impact sur le temps de chargement de votre site : 

  1. Mise en cache : celle-ci doit être indiquée dans votre header. Par ailleurs, si vous êtes sur WordPress, vous pouvez ajouter un plug-in qui fera directement ce travail à votre place. C’est notamment le cas de Autoptimize ou de WP Super Minify.
  2. Simplification : vous pouvez également réduire le poids de vos fichiers CSS et JavaScript en les simplifiant manuellement. Pour ce faire, vous pouvez entre autres supprimer les lignes vides, les espaces inutiles ou encore les commentaires.

Vous voulez savoir si ce facteur pénalise votre référencement naturel ? Vous pouvez trouver cette information sur PageSpeed Insights ou GTmetrix.

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Erreur #6 : proposer un ratio HTML/code trop important

Le rapport qui existe entre le texte présent sur une page et son code HTML est important pour Google. Même si ce facteur est invisible pour les internautes, il permet de favoriser la compréhension des robots d’indexation.

Problème

Cette problématique est largement liée à la précédente (fichiers CSS et JS). Toutefois, même si elle ne ralentit pas à proprement parler le temps de chargement, elle pénalise une fois encore votre budget crawl (temps passé par le robot d’indexation sur votre site).

Le ratio idéal devrait se situer aux alentours des 50 %. Cela veut dire que la moitié de votre code source devrait contenir du contenu textuel, alors que l’autre moitié devrait être du code HTML.

Solution

La méthode la plus simple pour éviter de proposer une proportion trop importante de code HTML est de rédiger un contenu long. Bien entendu, cela n’est pas toujours possible. Néanmoins, si vos pages contiennent moins de 300 mots, cette solution est tout à fait appropriée.

Si ajouter du texte n’est pas envisageable, résoudre ce problème demande des compétences techniques spécifiques. De ce fait, vous devriez demander l’aide de votre développeur pour atteindre un ratio acceptable.

Erreur #7 : négliger le maillage interne

Le maillage interne est l’arme ultime du référencement ! Cela permet à votre lecteur de trouver les compléments d’information dont il a potentiellement besoin. Par ailleurs, cette technique aide les moteurs de recherche à parcourir votre site. De plus, la puissance que vous transférez d’une page à l’autre est importante pour mettre en avant vos contenus les plus importants et démontrer votre expertise à Google.

Problème

Trop souvent, le maillage interne n’est pas travaillé de manière optimale. Parmi les problématiques les plus importantes, notons les cas suivants :

  • L’absence de liens internes sur une page.
  • L’utilisation de liens génériques (comme « cliquer ici » ou « sur cette page »).
  • La liaison entre des pages de thématiques différentes.
  • La présence de « liens brisés » (qui dirigent vers une page qui n’existe plus).

Solution

Commencez par élaborer votre stratégie de contenu en pensant aux clusters thématiques. Ensuite, vous relierez vos pages mères et vos pages sœurs entre elles à l’aide d’ancres optimisées qui décrivent parfaitement le sujet de la page cible.

Ne partez pas dans tous les sens ! Par exemple, si votre page parle de voitures, ne la reliez pas à vos contenus qui traitent de motos…

À l’aide d’outils de crawl (comme ScreamingFrog), vous pouvez facilement trouver vos liens cassés (internes et externes). Remplacez-les par des liens fonctionnels ou supprimez-les.

Et enfin, contrôlez l’efficacité de votre maillage interne. Avec SEOQuantum, vous pouvez facilement faire un audit sémantique de votre site. Parmi toutes les informations de qualité proposées, vous trouverez notamment tout ce que vous devez savoir pour améliorer ce facteur.

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Erreur #8 : bâcler les redirections

Rien de plus frustrant que d’atterrir sur une page d’erreur 404 ! Lors de l’étape précédente, vous avez découvert vos « liens cassés ». Par ailleurs, en filtrant votre crawl, vous pouvez voir vos URLs qui affichent ce type d’erreur.

Problème

Les robots d’indexation continuent de crawler des pages inutiles. Non seulement ils perdent du temps, mais en plus vous leur transmettez une mauvaise image de votre site. 

Par ailleurs, du contenu obsolète ou des articles en rupture de stock sont aussi à considérer. En effet, ces informations n’intéressent ni vos lecteurs ni les moteurs de recherche !

Solution

Si votre page n’a pas de contenu, n’est pas à jour ou que le produit proposé n’est pas disponible, faites une redirection ! Pour ce faire, vous pouvez soit faire une redirection 301 (permanente). Soit une redirection 302 (temporaire). Toutefois, cette dernière ne devrait être utilisée que dans un très court terme (quelques semaines).  

Vous ne pouvez pas éviter toutes les erreurs 404 (faute de frappe dans la barre du navigateur ou dans un backlink). Même si, dans ce cas, cela n’a pas d’influence directe sur votre SEO, l’expérience proposée reste désagréable. Pour y remédier, proposez une page d’erreur personnalisée, agréable, et qui contient des liens redirigeant vers votre page d’accueil et vos thématiques les plus importantes.

Erreur #9 : saboter l’indexation

Saboter l’indexation est le meilleur moyen de se faire détruire par Google ! Si vous ne facilitez pas la tâche aux robots d’indexation, la réponse du moteur de recherche sera sans appel : un référencement catastrophique !

Problème

Plusieurs erreurs peuvent pénaliser l’indexation de vos pages web. Parmi les plus fréquentes, notons :

  • La désindexation de tout le site : cela peut se produire notamment lors de la mise en ligne d’un site ou d’une mise à jour.
  • L’indexation de pages qui ne devraient pas l’être : évitez par exemple d’indexer les pages résultant d’un filtre, les archives des auteurs ou les tags.
  • Les pages crawlables, mais non indexables : les robots d’indexation perdent leur temps à parcourir du contenu que vous lui demandez ensuite de ne pas indexer.
  • Les erreurs dans le sitemap.xml : ce document ne devrait pas proposer plus de 1 000 liens et contenir uniquement les URLs que vous souhaitez indexer.

Solution

  • Vérifier l’indexation du site : crawler le site pour trouver les balises « noindex » et vérifiez qu’elles ne concernent que les pages qui ne doivent effectivement pas être présentes dans les résultats de Google. Sur WordPress, vous pouvez également contrôler si la case « Visibilité pour les moteurs de recherche » est bien décochée.
  • Ajoutez des balises « noindex » sur toutes les pages qui ne doivent pas être indexées.
  • Sur votre fichier robots.txt, renseignez une directive « disallow » pour les URLs qui ne devraient pas être visitées par le Googlebot.
  • Retirez toutes les URLs inutiles du sitemap.xml et créez-en plusieurs si vous avez plus de 1 000 pages uniques. Par ailleurs, il est conseillé d’ajouter un lien vers vos sitemaps sur votre fichier robots.txt.
  • Demander l’indexation sur la Search Console : une fois votre contenu publié, vous pouvez accélérer l’indexation de vos pages à l’aide la Search Console. Pour cela, il suffit de renseigner votre URL dans l’onglet « demande d’indexation ».

Erreur #10 : ne pas renseigner la balise canonical

Il se peut que vous ayez plusieurs pages qui contiennent exactement le même contenu. Sur un site de e-commerce, cela pourrait notamment être le cas pour un produit identique mais disponible dans plusieurs couleurs.

Problème

Si vous avez plusieurs pages identiques, Google ne saura pas laquelle proposer aux internautes. De ce fait, au lieu de toutes les proposer, il y a de fortes chances qu’il n’en affiche aucune !

Solution

Ajouter une balise Rel canonical pour informer Google de la situation. Cette balise permet alors de dire au moteur de recherche quelle page est la principale. Par ailleurs, toute la puissance des liens entrants sera redirigée vers cette page « mère ». Ainsi, non seulement vous évitez le contenu dupliqué, mais en plus vous favorisez la popularité de votre page principale.

Erreur #11 : ne pas choyer les métadonnées

Les métadonnées, ce sont les informations affichées directement dans la SERP (page de résultats des moteurs de recherche). Elles sont divisées en 2 :

  1. Le métatitle : il s’agit du titre affiché dans la SERP. Comme cet élément est pris en compte par les algorithmes de Google, il a une influence directe sur votre SEO.
  2. La métadescritption, qui décrit brièvement le contenu de la page affichée. Bien que cette information ne soit pas prise en compte par les robots de Google, elle améliore le taux de clics (CTR). On considère alors que ce facteur a une influence indirecte sur le référencement de vos différentes pages.
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Problème

L’une des problématiques les plus récurrentes est l’absence totale de métadonnées. Cela implique donc que vous ne profitez pas de cette opportunité pour donner un message clair à Google et que vous ne cherchez pas à influencer le taux de clics.

Un autre problème fréquemment observé est la duplication de ces informations. Ainsi, comme ce texte n’est pas parfaitement adapté au contenu proposé, le CTR et le positionnement dans Google sont pénalisés.

Solution

Renseignez toujours les métadonnées de vos pages. Rédigez un contenu unique, court et impactant afin de transmettre un message clair à Google et de donner envie aux internautes de visiter votre page.

Pour que toute votre information soit affichée, il est conseillé d’utiliser un certain nombre de caractères (espaces compris) :

  • Métatitle : maximum de 60 caractères.
  • Métadescription : maximum de 155 caractères.

Conclusion : 7 conseils pour votre référencement 

Pour ne pas être pénalisé par Google, vous devez appliquer ces 7 conseils :

  • Favoriser l’internaute.
  • Prioriser la version mobile de votre site.
  • Améliorer le temps de chargement de vos pages (images, JavaScript, CSS et HTML).
  • Soigner le maillage interne.
  • Permettre une bonne indexation.
  • Éviter le contenu dupliqué (externe, mais aussi interne).
  • Renseigner les métadonnées.

En évitant ces erreurs, vous mettez ainsi toutes les chances de votre côté pour atteindre le sommet de la première page de Google. Maintenant, c’est à vous de jouer ! Vous avez toutes les informations nécessaires pour faire décoller votre visibilité et attirer du trafic organique.

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