Le Permission Marketing de Seth Godin à en œuvre pour son projet

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Thomas Meyer

Le Permission Marketing est un terme qui a été inventé par Seth Godin.

Seth Godin, c’est un peu notre mentor à tous chez LiveMentor ! Je suis sûr que certain d’entre vous le connaissent.

Une personne exceptionnelle qui est à la fois écrivain, prof, formateur, consultant et entrepreneur ! C’est aussi le pionnier de l’email marketing, notre canal de communication favori.

On le reconnaît bien avec ses petites lunettes oranges et son crâne luisant.

Seth Godin tient un blog sur le marketing qui fait partie des plus lus au monde ! Un blog au design très basique, qu’il alimente au quotidien avec des petits articles d’une centaine de mots.

Il y a environ 300 000 personnes qui vont le voir chaque mois. De trafic hautement qualifié, composé de vrais fans qui aiment profondément son contenu.

Seth ne spamme pas les gens, ne passe que très peu de temps à faire la promotion de ses articles et surtout, ne fait aucune publicité.

Trafic du blog de Seth Godin

Petit rappel pour situer : le concept du Permission Marketing date de 1999, dans son livre éponyme « Permission Marketing: Turning Strangers into Friends and Friends into Customers ». À l’époque, internet débute, le spam explose, et Seth Godin voit déjà ce que personne ne veut admettre : le marketing d’interruption (pubs TV, bannières agressives, spam) est mort.

Il a 25 ans d’avance. En 2026, on voit qu’il avait totalement raison : 75% des consommateurs européens utilisent un bloqueur de pub (eMarketer) et 49% se désinscrivent activement des newsletters non sollicitées.

Comme je le dis plus haut, c’est aussi l’homme qui a théorisé le concept du « Permission Marketing ». Concept que nous ne pouvons que recommander aux formateurs et coachs qui suivent notre formation marketing digital ou notre formation pour Formateur.

L’objectif de cet article est de vous montrer comment on adapte cette théorie marketing au monde des formateurs.

I. Qu’est-ce que le Permission Marketing ?

Le Permission Marketing, c’est communiquer des choses bien rédigées et qui ont de la valeur, à toutes les personnes qui ont demandé à recevoir ces communications. 

Attention, il ne s’agit pas « seulement » de respecter les lois RGPD. Cette pratique Marketing va beaucoup plus loin !

Elle s’oppose au marketing agressif (chaînes d’email en boucle, achats de base email, envoi d’emails sans autorisation…).

Pour un formateur indépendant, c’est catastrophique de procéder ainsi. C’est le meilleur moyen de ruiner la crédibilité de votre formation et de récolter un tas d’avis négatif !

Rappelons que le père fondateur du Permission Marketing est également formateur ! Seth Godin a créé tout plein de formations en ligne de différents niveaux, très axées sur le marketing ou sur le management de grosses boîtes.

Des programmes de formation (en anglais) qui ont déjà été suivies par des millions de personnes et récoltées énormément d’avis clients positifs.

Seth est une personne qui a testé énormément de choses et qui a réussi à atteindre un succès exceptionnel. S’il a connu ce succès, c’est notamment grâce à à sa vision différente du marketing.

La théorie du Permission Marketing a aussi énormément aidé Alexandre Dana à faire décoller l’École LiveMentor et à se simplifier la vie dans ses emails en suivant toujours les mêmes règles, sans tergiverser.

Pour mémoriser le concept en une phrase : la permission, c’est le droit (donné par le client, pas pris) d’envoyer des messages anticipés, personnels et pertinents à des gens qui veulent vraiment les recevoir. Anticipés (le lecteur les attend), personnels (taillés pour lui), pertinents (sur un sujet qui l’intéresse vraiment). Si l’un des trois manque, ce n’est plus du permission marketing.

II. Permission Marketing vs Interruption Marketing : la grande différence

Pour bien saisir la révolution Godin, il faut comparer les deux modèles côte à côte :

L’Interruption Marketing

  • Couper le contenu que vous regardez (pub TV au milieu d’un film, pop-up sur un site).
  • Cibler tout le monde (modèle de masse).
  • Coût élevé en média acheté.
  • Logique transactionnelle court terme.
  • Mesure : le nombre de personnes touchées.

Le Permission Marketing

  • Apparaître quand le lecteur l’a demandé (newsletter, podcast, app).
  • Cibler une niche (modèle de précision).
  • Coût quasi nul en média acheté, beaucoup d’investissement en contenu.
  • Logique relationnelle long terme.
  • Mesure : le taux d’engagement et la lifetime value.

Le calcul est implacable : le ROI moyen de l’email permission-based est de 36 à 42$ pour 1$ investi (Litmus 2026), contre 2 à 5$ pour la pub display. Et c’est sans compter la dégradation continue des canaux d’interruption (cookies tiers morts, ATT d’Apple, IA résume vos pages dans Google).

Les 5 niveaux de permission selon Seth Godin

C’est le framework qu’on cite peu mais qui structure tout le reste. Seth Godin a défini une hiérarchie claire : plus la permission est forte, plus la relation rapporte.

Niveau 1 : la permission de Situation (Situation Permission)

Vous croisez quelqu’un dans une boutique, vous lui parlez d’un produit. Permission ponctuelle, contextuelle, qui s’éteint avec la situation. C’est le minimum vital, mais aussi le plus fragile.

Niveau 2 : la permission de Marque (Brand Trust)

Le client connaît votre marque et accepte qu’elle communique avec lui à travers ses canaux habituels. Exemple : il follow votre compte Instagram. Vous pouvez lui parler, mais il peut décrocher à tout moment.

Niveau 3 : la permission Personnelle (Personal Relationship)

Le lecteur s’inscrit à votre newsletter, lit vos emails, vous répond parfois. La relation est plus profonde. Il accepte de vous donner du temps régulièrement. C’est le sweet spot du permission marketing.

Niveau 4 : la permission de Point (Point Permission)

Le client cumule des points, des récompenses, du statut chez vous. Programmes de fidélité, communautés payantes, abonnements premium. Il est lié à vous par un système. Il vous donne sa permission tant que le système lui donne de la valeur.

Niveau 5 : la permission Intraveineuse (Intravenous Permission)

Le top du top. Le client vous fait suffisamment confiance pour vous donner les clés : prélèvement automatique, abonnement reconduit sans intervention, achats en un clic. Amazon Prime, Netflix, votre opérateur télécom. La permission est tellement forte qu’elle devient invisible.

Stratégie : votre objectif est de faire monter chaque lead un échelon à la fois. Inscription newsletter (niveau 3), puis communauté payante (niveau 4), puis abonnement annuel (niveau 5). Chaque niveau franchi multiplie votre lifetime value par 3 à 10x.

III – Les règles du Permission Marketing pour un Formateur

Règle numéro 1 : Ne jamais acheter de base email. Ne jamais jamais jamais acheter de base email !

Même si on vous dit que ça ne coûte pas cher, ne faites surtout pas ça ! N’allez pas prendre 10 000 adresses email et envoyer une newsletter à ces personnes qui n’ont rien demandées. C’est une grosse erreur.

Déjà que ça ne fonctionne pas pour les industries classiques mais alors pour le domaine de la formation, c’est encore pire ! Les résultats des formateurs qui font ce genre de technique sont catastrophiques. S’il vous plait, ne vous faites pas piéger.

Mettez-vous deux seconde à la place des personnes qui recevront cette newsletter. C’est énervant. On se sent à la fois agressé et arnaqué… Le meilleur moyen de terminer dans la rubrique des SPAMS et de faire fuir vos potentiels clients.

Et en 2026, c’est même devenu illégal en Europe : depuis le RGPD (2018) et la jurisprudence française qui s’est durcie, l’achat de fichier sans consentement explicite peut vous coûter jusqu’à 4% de votre chiffre d’affaires annuel en amende CNIL. Plusieurs formateurs ont déjà été sanctionnés.

Règle numéro 2 : Toujours s’adresser à des personnes qui se sont inscrites volontairement à votre newsletter.

Toujours être dans une sur-communication. : « En téléchargeant ce guide gratuit, vous intégrez notre newsletter. Elle part une fois par semaine et contient des conseils pour améliorer votre productivité ». 

Avec une phrase de ce genre, vous restez dans un rapport qui est juste, sain, clair et honnête.

En Permission Marketing, seules les personnes vraiment intéressées comptent.

Bonus 2026 : activez le double opt-in (la personne reçoit un email avec un lien à cliquer pour confirmer son inscription). Ça réduit votre liste de 15 à 25%, mais améliore vos taux d’ouverture de 30 à 40% et protège la délivrabilité de votre domaine. C’est exigé par la plupart des outils sérieux (Substack, ConvertKit, ActiveCampaign) en 2026.

Règle numéro 3 : Toujours mettre en évidence la possibilité de se désinscrire, en bas de chaque email.

Il n’y a rien de pire qu’une newsletter où l’on galère à trouver le bouton « Se désinscrire ».

Soit parce que le bouton ne se voit qu’à la loupe. Soit parce que trop de choses sont demandées pour se désinscrire (adresse mail, questionnaire…).

Restez honnête, direct et transparent à 100%.

Règle numéro 4 : Toujours faire des nettoyages (cleaning) de sa base email.

Tous les 6 mois, vous enlevez les personnes qui n’ont ouvert aucun de vos emails durant les 6 derniers mois.

Ces personnes ne sont pas intéressées par votre contenu. C’est assez simple à comprendre.

Arrêtez donc de les embêter plus que ça.

Et il y a un autre intérêt direct : Gmail et Outlook surveillent votre taux d’engagement (ouvertures, clics, réponses) pour décider si vous tombez en spam. Une base nettoyée, c’est une délivrabilité préservée. Une base sale tire toute votre liste vers le bas, même les fans qui ouvrent à 100%

Règle numéro 5 : Toujours apporter une valeur inestimable dans chaque email, que ce soit un email de divertissement, un email d’information ou un email de vente.

Il y aura bien évidemment des moments où vous allez présenter vos formations, vos coachings, vos ateliers, vos bootcamps, vos stages, vos évènements… C’est ce qu’on appelle des emails de vente.

Vous devez les rédiger en apportant quand même de la valeur ! La lecture doit rester appréciable, même si l’objectif de l’email est de vendre.

Si votre prospect (lead) n’achète pas, il doit quand même être content d’avoir reçu votre email. Il doit en tirer des conseils, des apprentissages, des informations, des méthodes… qui lui sont utiles.

En procédant ainsi, vous avez beaucoup plus de chances de conserver cet individu dans votre séquence mail car il sait qu’il continuera de trouver des informations qui ont du sens pour lui, pour son entreprise, pour son projet, pour son développement personnel…

Voilà. Ce sont selon nous les 5 règles d’or du Permission Marketing que tous les formateurs devraient suivre. Elles sont immuables. On ne peut pas les enfreindre, c’est interdit par la loi Godin ! Vous risquez une peine de 5 ans d’emprisonnement en cellule de SPAMS avec Dr Hannibal Lecter…

Avant de terminer cet article, nous vous livrons une règle bonus. Une dernière règle géniale, mais qui demande quand même un peu plus de travail que les autres.

Règle bonus : Essayer autant que possible de déterminer une cadence/routine dans vos envois.

“Cette newsletter part tous les jours à 8H du matin”.

C’est typiquement ce que fait le monsieur chauve aux lunettes oranges 🙂

Seth Godin envoie un e-mail par jour depuis plus de 20 ans à toute sa base. Cet e-mail annonce l’article du jour sur sur blog. Tout simplement.

Cela montre que ce concept ne veut pas dire envoyer peu d’e-mails. Je vous rassure, il est quand même possible d’envoyer beaucoup d’emails tout en suivant une logique de Permission Marketing.

Par contre, il faudra toujours veiller à les rédiger de sorte à ce qu’il y ait constamment de la valeur et un respect des règles d’or du Permission Marketing.

Nous ne pouvons que vous recommandons de suivre cette théorie si vous souhaitez lancer une formation. Le Permission Marketing est une philosophie qui redonne de l’or au blason du marketing, souvent décrié.

Comment construire un lead magnet qui obtient la permission

Tout commence par votre lead magnet : ce que vous offrez en échange de l’inscription. C’est la première promesse que vous faites à votre futur lecteur. S’il est nul, vous démarrez la relation sur un mauvais pied. S’il est exceptionnel, vous gagnez une permission solide.

Les 4 critères d’un bon lead magnet en 2026 :

  • Spécifique : il résout UN problème précis, pas « tout savoir sur le marketing ». Préférez « 7 templates d’emails de relance qui ont généré 1M€ chez LiveMentor ».
  • Immédiatement actionnable : la personne peut s’en servir dans les 24 heures. Une checklist, un template, un audit. Pas un ebook de 80 pages que personne ne lira.
  • Aligné avec votre offre payante : le lead magnet doit naturellement amener vers votre formation, votre coaching, votre produit. Sinon vous attirez des gens qui n’achèteront jamais.
  • Court à consommer : 5 à 15 minutes de lecture / d’utilisation. La personne doit pouvoir dire « wow, c’est utile » rapidement.

Les formats qui performent en 2026 chez les formateurs :

  • Cours par mail (5 à 7 jours) : c’est ce que LiveMentor fait avec ses Cours Mail. Taux de conversion vers la formation payante : 8 à 15%.
  • Templates et tableaux Notion : taux d’inscription au formulaire de 25 à 40%.
  • Audit gratuit personnalisé : très haute conversion mais coûteux en temps. À réserver au B2B premium.
  • Webinaire de 30 minutes en replay : combine valeur + pitch. 30 à 40% des inscrits regardent.

La welcome sequence type qui transforme l’inscrit en fan

La permission est fragile dans les 7 premiers jours. La personne s’est inscrite mais elle ne vous connaît pas encore vraiment. Voici la séquence que nous utilisons chez LiveMentor et que je recommande aux formateurs que j’accompagne :

  • J0 (immédiat) : email de livraison du lead magnet + présentation rapide de qui vous êtes (3 lignes max). Posez une question ouverte à la fin pour démarrer la relation.
  • J1 : votre meilleur conseil sur la même thématique. Un truc actionnable que la personne va pouvoir tester aujourd’hui.
  • J3 : un cas concret. « Voici comment Pierre, formateur en yoga, est passé de 0 à 200 inscrits en 3 mois ». L’histoire vaut mieux que la théorie.
  • J5 : un email plus personnel. Votre histoire, pourquoi vous faites ça, ce que vous croyez. C’est là que la permission monte d’un niveau.
  • J7 : invitation à une action low commitment. Webinaire, démo, cours par mail complémentaire. Pas d’achat à ce stade.
  • J14 : premier email de vente, mais soft. Vous présentez votre formation comme la suite logique de ce que la personne a appris jusqu’ici.

Après cette séquence, basculez la personne sur votre rythme normal (1 à 7 emails par semaine selon votre style). 65% des ventes se font dans les 90 premiers jours après l’inscription, donc soignez vraiment les 14 premiers jours.

RGPD et permission marketing en 2026

Le RGPD a été voté en 2018. En 2026, on a 8 ans de jurisprudence et plus de 5 milliards d’euros d’amendes cumulées en Europe. Voici ce qu’il faut absolument respecter pour rester dans les clous (et ce sont aussi des bonnes pratiques de permission marketing) :

  • Le consentement doit être explicite : case à cocher non pré-cochée. Pas de « en continuant vous acceptez ».
  • Spécifique par finalité : un consentement pour la newsletter, un autre pour les partages aux partenaires.
  • Traçable : votre outil d’emailing doit pouvoir prouver quand, comment et où la personne s’est inscrite.
  • Droit à l’oubli garanti : un lien de désinscription dans chaque email + procédure pour effacer un contact qui en fait la demande.
  • Durée de conservation limitée : la CNIL recommande 3 ans maximum après le dernier contact actif pour un prospect.

Bonne nouvelle : si vous appliquez le permission marketing à la lettre, vous êtes RGPD-compatible par défaut. C’est l’avantage caché de l’approche Godin.

Les outils du Permission Marketing en 2026

Le marché des outils a énormément évolué depuis 2021. Voici ce que nous voyons fonctionner chez LiveMentor et chez les formateurs que j’accompagne :

Pour démarrer (gratuit ou très peu cher)

  • Substack (gratuit, 10% sur les abonnements payants) : le plus simple pour démarrer. Communauté intégrée via Notes et Recommendations. Aucune raison de ne pas s’y mettre dès aujourd’hui.
  • Brevo (ex-Sendinblue, 25€ par mois pour 20k contacts) : français, RGPD-compatible nativement, automation correcte.
  • Beehiiv (49$ par mois) : pour les newsletters qui veulent monétiser sérieusement. Sponsoring intégré, analytics top.

Pour scaler (à partir de 5 000 contacts)

  • Kit (ex-ConvertKit, 29$ par mois) : le standard des créateurs et formateurs anglophones. Automations puissantes, segmentation fine.
  • ActiveCampaign (49$ par mois) : si vous voulez un CRM intégré et des workflows complexes.

Pour l’enterprise et les écoles

  • HubSpot (à partir de 880$ par mois) : suite complète marketing-sales. C’est ce que LiveMentor utilise.
  • Klaviyo : surtout si vous faites de l’e-commerce en parallèle.

Le conseil de pro : démarrez sur Substack pendant 6 à 12 mois. Vous validerez votre voix, votre cadence, et vos lecteurs. Vous migrerez ensuite si vraiment vous avez besoin de plus de fonctionnalités.

IA et personnalisation : la nouvelle frontière

L’IA change la donne pour le permission marketing. Pas pour générer du contenu à votre place (vous perdriez votre voix), mais pour faire des choses qu’il était impossible de faire seul :

  • Segmentation prédictive : Kit, ActiveCampaign et HubSpot intègrent désormais des IA qui détectent automatiquement les leads chauds, ceux qui vont se désinscrire, ceux qui sont prêts à acheter.
  • Personnalisation à scale : envoyer le bon email au bon moment à chaque personne, basé sur son comportement réel. Augmentation des taux d’ouverture de 25 à 40%.
  • Génération d’objets d’email : tester 50 variantes d’objet en 30 secondes (Litmus AI, ChatGPT). Gain : 8 à 15% d’ouvertures en plus.
  • Réponse automatique aux replies : pour les questions simples. Vous gardez votre temps pour les vraies conversations.

Mais attention au piège : l’IA ne doit jamais écrire à la place de votre voix. Vos lecteurs sentent immédiatement. La règle : l’IA accélère le travail invisible (segmentation, A/B test, analyse), vous gardez le travail visible (rédaction, opinion, relation humaine).

Les KPIs à suivre absolument

Si vous ne mesurez pas, vous ne progressez pas. Voici les 6 indicateurs essentiels pour piloter votre permission marketing en 2026 :

  • Taux d’ouverture : médiane 35 à 45% chez les créateurs (Litmus). Sous 20%, votre objet ne convainc pas. Au-dessus de 50%, vous avez une vraie communauté.
  • Taux de clic : 3 à 8% est correct, 10%+ excellent. Si très bas, vos CTA ou votre contenu ne déclenchent pas l’action.
  • Taux de désinscription par email : doit rester sous 0,5%. Au-dessus, vous spammez ou votre promesse initiale ne tient pas.
  • Taux de plainte (spam complaint) : doit rester sous 0,1%. C’est le KPI que Gmail surveille pour vous mettre en spam.
  • Croissance nette de la liste : nouveaux inscrits moins désinscrits. Vous voulez du positif chaque mois.
  • Revenu par inscrit (RPS) : combien rapporte en moyenne un abonné sur 12 mois. C’est le KPI ultime pour décider d’investir dans l’acquisition.

5 erreurs qui détruisent la permission acquise

Erreur 1 : trahir la promesse initiale

La personne s’inscrit pour « des conseils SEO chaque mardi » et reçoit en réalité 4 emails commerciaux par semaine. C’est un abus de permission. Tenez votre promesse à la lettre, et si vous changez de cadence, prévenez explicitement.

Erreur 2 : vendre dès le premier email

Beaucoup de formateurs envoient un pitch de vente dans l’email de bienvenue. Erreur. La permission est encore fragile. Donnez de la valeur pendant 7 à 14 jours avant la première offre commerciale.

Erreur 3 : envoyer des emails génériques à toute la liste

Quelqu’un qui vient d’arriver et un client qui a déjà acheté 3 formations ne devraient pas recevoir le même email. Segmentez par : nouveau / fidèle, sujet d’intérêt, dernière action effectuée. C’est ce qui transforme un email correct en email qui rapporte.

Erreur 4 : oublier les inactifs

Quelqu’un qui n’a pas ouvert depuis 3 mois mérite une séquence de réveil ou d’au revoir. Pas l’oubli. Une séquence « On se quitte ? » en 2 emails permet de récupérer 10 à 20% des inactifs et de nettoyer le reste proprement.

Erreur 5 : copier la voix d’un autre

Le permission marketing repose sur l’authenticité de votre voix. Si vous copiez Stan Leloup, Caroline Mignaux ou Justin Welsh, vos lecteurs sentiront le faux. Travaillez VOTRE voix, vos opinions, vos exemples vécus. C’est ce qui crée la vraie permission.

FAQ

Quelle est la différence entre permission marketing et email marketing ?

L’email marketing est le canal. Le permission marketing est la philosophie. Vous pouvez faire de l’email marketing en mode interruption (spam, listes achetées) ou en mode permission (consentement explicite, valeur, respect). Tout email marketing devrait être permission marketing en 2026.

Combien d’emails par semaine est le bon rythme ?

Ça dépend de votre promesse initiale. Seth Godin envoie 1 par jour depuis 20 ans. Justin Welsh envoie 1 par semaine. Stan Leloup envoie 2 à 3 par semaine. La règle : annoncez la cadence dès l’inscription et tenez-la. Le rythme idéal : entre 1 et 5 par semaine pour la plupart des formateurs.

Faut-il toujours faire du double opt-in ?

Oui en 2026. Vous perdez 15 à 25% d’inscriptions, mais votre liste est de bien meilleure qualité. Vos taux d’ouverture montent, votre délivrabilité reste bonne, vos KPIs s’améliorent. C’est un bon échange.

Combien d’abonnés faut-il pour vivre de sa newsletter ?

Avec une bonne monétisation : 3 000 à 5 000 abonnés engagés peuvent générer 30 à 60k€ par an (formation + abonnement payant + sponsoring). 10 000 abonnés bien monétisés peuvent ramener 100 à 200k€ par an. La qualité de la liste compte 10x plus que la taille.

Comment récupérer une liste qui dort depuis longtemps ?

Envoyez 2 emails de réveil sur 7 jours. Sujet : « On se quitte ? ». Demandez explicitement de cliquer pour rester ou expliquez que vous allez désinscrire les inactifs. Vous récupérez 10 à 20% des dormeurs et vous nettoyez le reste proprement (sans nuire à votre délivrabilité).

Le permission marketing fonctionne-t-il sur les réseaux sociaux ?

Oui, mais c’est plus fragile qu’en email. Sur Instagram, TikTok ou LinkedIn, l’algorithme s’interpose entre vous et vos abonnés. La permission est de niveau 2 (marque) au mieux. C’est pourquoi vous devez TOUJOURS construire votre newsletter en parallèle des réseaux sociaux : c’est la seule audience qui vous appartient vraiment.

Peut-on faire de la pub Facebook et du permission marketing en même temps ?

Oui, et c’est même la combinaison gagnante. La pub Facebook (interruption marketing) sert à amener un trafic ciblé sur votre lead magnet. Une fois la personne inscrite à votre newsletter, vous passez en mode permission. Une bonne stratégie B2B 2026 dépense 30% en acquisition, 70% en rétention par email.

Le permission marketing fonctionne-t-il en B2B ?

Mieux qu’en B2C, en réalité. Les décideurs B2B s’inscrivent à 5 à 8 newsletters professionnelles en moyenne. La compétition est moins forte qu’en B2C, et le ROI par lead est bien plus élevé (un client B2B vaut 10 à 100x plus qu’un client B2C). Stratégie : positionnez-vous sur une niche professionnelle précise.

L’IA va-t-elle tuer le permission marketing ?

Au contraire, elle va le renforcer. À mesure que les boîtes mail filtrent agressivement le spam généré par l’IA, et que Google résume les pages avec ses AI Overviews, la newsletter qui arrive directement dans votre boîte mail devient le seul canal de relation directe avec votre audience. Ceux qui maîtrisent le permission marketing en 2026 auront un avantage décisif sur les 5 prochaines années.

Conclusion : À vous de jouer maintenant…

Pour aller plus loin dans cette théorie, je vous invite à commencer l’entraînement dès à présent :

  1. Saisissez le terme “Permission Marketing” dans la barre de recherche du blog de Seth Godin “Seth’s Blog” ;
  2. Lisez tous les autres conseils liés à cette pratique marketing pour s’en imprégner ;
  3. Abonnez-vous à une newsletter qui vous plait et notez toutes les améliorations que vous pourriez faire selon le principe de Permission Marketing ;
  4. Ensuite, publiez votre analyse dans les commentaires de cet article !

Si tout le monde joue le jeu, vous devriez obtenir des billes intéressantes pour améliorer votre newsletter. Vous pouvez bien entendu faire cet exercice en utilisant votre propre newsletter, il n’en sera que meilleur !

Le but, c’est de reproduire une sorte de groupe de travail qui vous permettra de vous améliorer grâce aux retours des autres lecteurs du blog LiveMentor. 

Je termine cet article par une question : Apportez-vous suffisamment de valeur dans vos newsletters ?

On se retrouve dans les commentaires !

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans la construction de leur formation, je vous invite à découvrir notre cours par mail complet et gratuit dédié uniquement aux Formateurs. 🙂

Pour aller plus loin, vous pouvez découvrir nos différents articles traitant de ce sujet. Découvrez par exemple une liste de 27 outils pour les formateurs indépendants.

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Thomas Meyer

Head of SEO chez LiveMentor