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Se reconvertir en Photographe : Comment s’y Prendre ?

Voici mon parcours avant de me reconvertir en photographe :

Depuis 12 ans, je travaillais comme opticienne optométriste dans une boutique d’optique spécialisée dans les lunettes de créateurs. Un bel univers où je me plaisais beaucoup, je suis restée 9 ans chez mon dernier employeur.

Je travaillais main dans la main avec des professionnels de qualité, à la fois dans le médical : médecins, ophtalmologistes, laboratoires de renom, grands verriers mais aussi dans l’univers des créateurs et des lunetiers jurassiens.

J’ai pu visiter des ateliers de fabrication de lunettes, aller dans pas mal d’endroits sympas grâce à ce métier. Je faisais également partie de la commission image du label auquel la boutique était rattachée (le label Eye-Like : certifiant des opticiens diplômés indépendants, avec une éthique forte sur l’expertise apportée, le savoir-faire, le choix des marques).

Un premier choix professionnel par dépit

Si on revient à la base de la base, c’est à dire quand j’étais petite, je ne rêvais pas du tout d’être opticienne, je rêvais de travailler dans les Arts.

A la sortie du collège, j’ai d’abord été accepté en lycée d’arts appliqués mais mes parents n’avaient pas les moyens de me payer l’internat. Je suis donc allée à mon lycée de secteur, qui proposait un bac littéraire arts plastiques avec aussi d’autres options en arts.

En parallèle je suivais une option mathématiques. J’ai toujours eu ces 2 penchants : un fort côté artistique et aussi un côté plus carré, très logique et méthodique.

A la fin du lycée, j’ai voulu aller aux Beaux Arts mais même topo pour mes parents.

L’optique c’est un ami opticien qui me l’a fait découvrir : j’aimais ce coté à la fois manuel et très médical, très carré.

J’ai alors fait un BTS d’opticien lunetier et une Licence d’optométrie, le tout en alternance.

La décision de partir à cause d’un manque de reconnaissance et d’opportunités

Chez mon dernier employeur, après 9 ans, je savais que j’avais fait le tour.

Un an et demi avant de me lancer, j’avais déjà commencé à me sentir « à l’étroit » dans mon job : je réalisais un des plus gros chiffres d’affaires de la boutique, je travaillais dur, j’avais de bons retours clients, mais l’impossibilité d’aller plus loin.

C’est souvent le problème quand on travaille dans une PME, chez un indépendant ou un artisan : les possibilités d’évolution sont minces voir inexistantes ! Et la reconnaissance du travail accompli également.

C’est quelque chose qui a commencé à énormément me peser. J’ai d’abord pensé à aller ailleurs, j’avais même reçu quelques propositions intéressantes, mais je savais que là où j’étais, j’étais bien tombée comme on dit ! Bel endroit, beaux produits, belle clientèle, des collègues sympas.

« On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on gagne »

dit le proverbe et ça me faisait très peur.

Et puis j’ai fini par craquer : trop de frustrations, ce manque cruel de reconnaissance, ça a fini par me bouffer. Il m’a fallu du temps pour l’admettre et l’accepter, mais j’étais au bout : j’allais tous les matins au travail avec la boule au ventre, une fois sur place ça allait, mais c’était très dur.

A côté de ça, de super projets me tendaient les bras ! Ce qui a creusé davantage ma frustration. J’ai d’abord demandé un mi-temps à mon employeur (plus pour me rassurer, surtout financièrement) mais cela n’a pas été possible. Finalement j’ai eu la chance de bénéficier d’une rupture conventionnelle.

Il a fallu rassurer mes proches quant à mon idée de me reconvertir en photographe

Ma famille était très inquiète pour moi ! Et l’est toujours je crois. Je ne suis pas d’une famille d’entrepreneurs, tout le monde est salarié ou fonctionnaire.

J’avais un bon poste, un salaire correct, propriétaire, etc. Pourquoi risquer de mettre tout ça en péril avec une reconversion professionnelle dans la photographie incertaine ?

Je sais qu’ils se sont fait quelques cheveux blancs à cause de moi.

Le seul qui ne m’a jamais lâché et même beaucoup incité à me lancer, c’est mon mari ! Il avait été à son compte auparavant et savait que ça me conviendrait. Il a été et est toujours d’un très grand soutien !

Ca n’a pas été simple de me reconvertir en photographe

En 2015, deux ans avant ma rupture conventionnelle, j’avais commencé à partager ma passion de la photographie via un blog.

….reconversion dans la photographie   se reconvertir en photographe

Je me suis alors découverte une autre passion : celle des réseaux sociaux et l’univers de la communication digitale.

Fin 2016, un truc de fou m’arrive : la société de cosmétiques marseillais « Compagnie de Provence » me contacte pour je me m’occupe de leur communication sur les réseaux ainsi que la création de quelques visuels !

J’étais aux anges mais honnêtement ça a été très difficile de tout gérer : je m’occupais de leur communication le matin, puis j’allais travailler à la boutique, puis je m’y remettais sur ma coupure déjeuner, je retournais travailler l’après-midi à la boutique et le soir enfin, rebelote, je reprendrais ma casquette de communicante pour eux.

Ça a duré ainsi quelques mois, auxquels s’est greffée une enseigne locale d’épicerie italienne qui m’a confié toute sa communication sur les réseaux sociaux. C’était top pour me lancer ensuite car j’avais déjà de belles références mais j’étais crevée !

En janvier 2018, je me suis lancée à 100% dans mon activité de photographe pour les marques et communicante pour des entreprises locales, avec déjà un portfolio bien rempli.

A cela s’ajoute un événement personnel essentiel mais qui a quand même bien rajouté sa dose de stress pour le lancement de mon activité.

Depuis 4 ans, mon mari et moi essayons d’avoir un enfant. Parcours de PMA, etc, rien ne marchait.

J’ai signé ma rupture conventionnelle un vendredi, le mardi (4 jours après) j’ai appris que j’étais enceinte !!!

« Prise entre la joie et la panique, j’ai fait le choix de tout mener de front : lancement de ma boite (enceinte jusqu’aux yeux) et la venue de ma fille. »

Niveau difficultés, je crois qu’on était pas mal là… Mais je réussi peu à peu à me reconvertir en photographe à 100% !

La formation m’a aidée à combattre la peur de ma reconversion professionnelle en photographie

Comme tout bon entrepreneur, j’ai souffert à un moment un fameux « syndrome de l’imposteur » . Comme je viens de le décrire, je suis autodidacte et donc forcément … J’ai commencé à me poser plein de questions sur ma crédibilité et ma légitimité. J’ai donc préféré me jauger et suivre une première formation en stratégie digitale et image de marques en 2017.

De part mon ancien métier d’optométriste, j’avais l’habitude d’être régulièrement formée, de ne jamais rester sur mes acquis car le monde de l’optique évoluait très vite.

J’ai appliqué la même philosophie à mes activités actuelles : me remettre en permanence en question et me former pour toujours être à la page.

Et puis dans le monde du digital, c’est tellement vaste qu’on ne peut pas tout savoir, tout le temps. Les outils évoluent extrêmement vite.

Je m’accorde une formation par an. Fin 2019, je me suis d’ailleurs inscrite au cursus « Marketing digital » de LiveMentor pour affiner encore mes connaissances et aussi m’occuper de ma propre communication car je n’ai pas toujours le temps et le recul nécessaire pour le faire. Ludivine, ma coach LiveMentor, m’aide beaucoup dans ce sens-là.

J’ai définitivement fini par arriver à me reconvertir en photographe

Aujourd’hui j’ai complètement réussi à me reconvertir en photographe et je vis complètement de mon activité avec mon Studio Twinky, principalement pour de grandes marques :

  • Le Petit Marseillais,
  • Bastide,
  • Annabel Kern,
  • Abritel HomeAway …

mais aussi pour une clientèle plus locale :

  • créateurs de ma région,
  • beaux lieux : hôtels, restaurants, chefs,
  • pour des architectes,
  • et un peu de presse.

J’ai commencé à doucement freiner le community management car je me suis découvert une nouvelle passion (oui oui encore une) pour l’enseignement !

Totalement par hasard, quand des contrats de community management se sont arrêtés (le plus souvent faute d’un budget suffisant) j’ai proposé aux clients de les former afin qu’ils reprennent sereinement la main sur leur communication et là révélation !!!

Passer le relai, partager toutes ces infos, ces outils, ces heures de veille avec quelqu’un, j’ai tout simplement adoré !

Me voilà depuis septembre professeure chez Ynov, école qui prépare aux métiers du numérique, où j’enseigne la communication digitale et le webmarketing.

Je forme aussi des professionnels (PME, artisans, indépendants, personnes en recherche d’emploi) à l’utilisation des réseaux sociaux, tout particulièrement à LinkedIn qui est devenu mon réseau social de prédilection et qui me rapporte la plus grosse partie de mon business, avec le bouche à oreilles.

Le but étant de toujours plus stabiliser et pérenniser mes activités et mes revenus. Je n’ai pas encore atteint complètement mon ancien niveau de salaire, j’espère y arriver prochainement et continuer à vivre de ma passion.

Me reconvertir en photographe m’a permis de mener la vie que je souhaitais.

Voici mes conseils pour ceux qui souhaitent faire une reconversion professionnelle

Je conseillerai de se faire confiance, d’écouter son moi profond, de bien s’entourer aussi car il va y avoir des hauts et des bas et rien de pire que d’entendre des : « Je t’avais prévenu ! ».

On a tous besoin de soutien, de bienveillance mais aussi d’avis lucides et objectifs autour de soi.

Mon mari ne m’épargne pas parfois dans ses jugements mais il a le plus souvent raison et il me permet de me recentrer. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à des professionnels, de son secteur mais pas que.

Il existe énormément de groupes, de cercles, de communauté d’entrepreneurs pour se soutenir et avec qui échanger.

Quand on fait ce qu’on aime, qu’on y croit, j’ai envie de dire que tout est possible, même dans des périodes difficiles comme maintenant.

Retrouvez ici, d’autres exemples de reconversions professionnelles réussies sur le blog de LiveMentor :

– Reconversion de cadre à entrepreneur

– Reconversion professionnelle dans l’architecture

– Se reconvertir dans le Marketing

– Reconversion professionnelle dans la formation

– Se reconvertir dans l’accompagnement

– Reconversion professionnelle dans l’entrepreneuriat

– Reconversion professionnelle dans la décoration

– Se reconvertir en Copywriter

– Reconversion professionnelle pour raison médicale

Se reconvertir en Thérapeute

Reconversions professionnelles multiples

– Démission et chômage font-ils bon ménage ?

– Se reconvertir en Coach

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Elisabeth Inthavong

Elisabeth Inthavong

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