Comment développer son activité de thérapeute en un an ?

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Thomas Spruyt

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Commencer une activité de médecine douce demande des compétences, de la patience et de la persévérance. Toute aide est alors bienvenue pour vivre de sa passion.

Et si on commençait par la fin ?

À l’heure où j’écris cet article, ce fait 1 an et 3 mois que j’ai créé mon auto-entreprise comme praticien de shiatsu, à Montpellier. Aujourd’hui, j’arrive à en vivre. Mais la vérité est que, sans LiveMentor,je n’aurai pas pu développer mon activité de thérapeute comme je le voulais. 

Pour cela, j’ai 3 sources de revenus différentes :

  • Le cabinet de shiatsu.
  • Les prestations de shiatsu en CSAPA (Centre de Soin en Accompagnement et Préventions en Addictologie). 
  • Les prestations en gestion du Facebook et du site d’une union de praticiens de shiatsu : l’UFPST.

Dans cet article, je vais vous transmettre mon expérience acquise cette année, les 5 principales erreurs que j’ai faites, ainsi que les actions que j’ai mises en place pour arriver à mes fins.

AU DÉBUT : L’IGNORANCE, LES DOUTES ET LA PEUR

Quand on se lance dans l’entrepreneuriat en libéral, on ignore généralement comment s’y prendre pour ouvrir son cabinet. On a des questions qui restent en suspens. On a beau chercher des réponses sur internet, rien n’est bien convaincant.

Ouvrir un cabinet est une démarche qui demande peu d’investissement matériel. On peut être tenté d’investir au minimum, en payant un cabinet à l’heure… mais c’est un peu plus compliqué que ça.

Erreur #1 : avoir cru que j’allais pouvoir vivre de mon activité sans investir ni prendre de risque

Investir pour s’investir

Il est important d’avoir un équilibre entre le budget formation et communication. Au commencement, je pensais qu’avec un peu de bouche-à-oreille et quelques cartes de visite, cela suffirait. Je refusais d’investir trop d’argent dans mon activité de peur que cela ne marche pas… 

Donc, forcément, cela ne marchait pas.

Erreur #2 : avoir attendu 2 ans pour investir dans la formation en marketing…

1 – QUE SIGNIFIE VRAIMENT ÊTRE THÉRAPEUTE À SON COMPTE ?

Avant de pouvoir exercer notre profession à plein temps, il va falloir se rendre visible et trouver des clients. Bref : avoir le déclic marketing.

Non, se vendre n’est pas synonyme de manipulation. Il est possible de faire un marketing à la fois généreux et sincère. 

Quels sont les outils à notre disposition ?

  • Le copywriting, pour convaincre une personne que j’ai la solution à son problème.
  • Le référencement naturel (SEO), pour que mon offre arrive devant ses yeux.
  • Le référencement payant (SEA), pour optimiser le référencement.
  • Savoir se vendre, auprès de prescripteurs ou de clients.
  • La gestion d’entreprise, pour avoirs des fondations solides.

Erreur #3 : avoir négligé les compétences techniques

Les compétences humaines sont bien sûr le cœur de nos métiers de thérapeute. Mais accomplir tout le travail qui nous attend nécessite d’autres connaissances pour :

  • Gérer son temps, afin de ne pas se surcharger de travail.
  • Se connaître, pour gérer son stress, ses peurs, ses points faibles et mettre l’accent sur ses points forts.

Posez-vous cette question : la dernière fois que vous avez procrastiné :

  • Quelles en étaient les raisons ? 
  • Quelle peur se cachait derrière cette procrastination ?
  • D’où venait cette peur ? Pourquoi, pourquoi… pourquoi ?

Derrière chaque défaut se cache une qualité. Cela ne dépend que de notre point de vue. L’un ne peut pas exister sans l’autre.

Ensuite, développer son réseau demande, en amont : 

  • De savoir écouter, pour comprendre le problème de mon client ou prescripteur.
  • De la compassion, pour être capable de proposer des solutions.
  • De savoir communiquer pour transmettre ces solutions efficacement et avec douceur.

Pour bien développer son activité de thérapeute, il va falloir être polyvalent. Cela veut dire devenir autonome et prendre en main les rênes de sa vie.

« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. » Sénèque 

1. D’abord, les objectifs

Commençons par nous fixer des objectifs précis et réaliste :

  • « Vivre de son activité » n’est pas suffisant. 
  • « Se dégager 500 € de salaire net dans 6 mois » : est déjà mieux. 

2. Ensuite, définir une stratégie

  • Faire des sous-objectifs, au mois, à la semaine et ainsi de suite, jusqu’à avoir des tâches que l’on peut accomplir en une heure, voir 30 minutes.
  • Se dégager des créneaux à consacrer au développement de son activité.
  • Remplir ces créneaux avec ses sous-objectifs.
  • Ne jamais perdre de vue l’objectif, du mois et de la semaine.

Côté outils, on peut utiliser Google agenda, couplé à Keep (pour la prise de note), Task (pour la gestion des tâches) et Gmail. Mais on peut aussi très bien remplacer Keep et Task par un carnet, de style bullet agenda, si l’on préfère le papier !

Exemple d’une semaine organisée : chaque événement contient sa liste de tâches.

Erreur #4 : ne pas avoir fait l’effort de m’organiser dès le début avec une méthode précise

3. Puis, passer à l’action

Se faire accompagner est un plus. Seul, on a tendance à trouver sans arrêt des objections à faire telle ou telle action !  La confiance est aussi un élément clé de l’action. Elle favorise la sérénité, terreau fertile pour l’apprentissage et l’action. Une peur bien comprise devient, elle aussi, motrice.

Mon outil favori : la routine matinale

Vous pouvez mettre en place une routine matinale de 30 minutes. 

La méditation pour éveiller l’esprit, et le yoga pour le corps. Cela, plus le travail de développement personnel vu plus haut, va changer votre état d’esprit et vous mettre en mouvement.

Écouter les cours en audio, lors d’activités qui demandent peu de concentration. Ensuite, devant son ordinateur, reprendre les supports écrits et faire les exercices.

4. Et surtout : persévérer !

Il restera toujours des doutes, des tâches que l’on n’arrive pas à faire. Tout ne sera pas parfait dès le début – ni ne ne le sera jamais. Il est admis aujourd’hui en neuroscience que notre cerveau apprend en faisant des erreurs et en jouant. Or l’échec fait partie du jeu. Alors, allons-y de bon cœur !

 « Le vrai talent, c’est l’envie », chantait Jacques Brel.

Erreur #5 : trop de travail, pas assez de repos ni de loisirs

Attention tout de même à la surcharge mentale. Le piège est de travailler en permanence et d’en oublier ses loisirs.

POURQUOI DIVERSIFIER SON ACTIVITÉ ?

Pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. En tant qu’indépendant, il est délicat de n’avoir qu’une seule source de revenue car :

  • Avoir un carnet de clients suffisamment fourni pour remplir son cabinet prend du temps.
  • Si, pour une raison ou une autre, vous devez arrêter votre activité principale, vous ne gagnerez plus d’argent.

Les possibilités de diversifier son activité sont nombreuses et n’auront de limite que votre imagination. Dans notre domaine, on peut facilement s’imaginer vendre ses services dans un centre médico-social, par exemple, ou les centres de relaxation, spa etc. Plus compliqué, mais pas impossible, les hôpitaux ou cliniques. 

Pour cela, on peut : 

  • Faire des recherches internet, envoyer des lettres de motivation ou simplement, prendre contact par mail ou par téléphone. 
  • Solliciter son réseau, qui cache parfois de bonnes surprises.

Le réseau, pas besoin d’aller chercher très loin.

Lors de ma troisième année de formation, j’ai fait part de mon désir de travailler en addictologie à ma professeure. Elle m’a alors donné le contact d’un chef de service ouvert aux thérapies complémentaires. La leçon ? : parlez de votre projet autour de vous. Il y a de bonnes chances pour que vous connaissiez une personne qui connaît celle qui pourra vous aider.

Une fois le rendez-vous pris, il faut préparer ses arguments et des documents pour présenter sa pratique. Parler de son “pourquoi” et de sa motivation. Il faudra peut-être faire ses preuves avant de se voir proposer un contrat. Soyez patient !

Travailler en marketing digital dans son domaine.

Adhérez aux associations et aux fédérations de votre domaine et faites-vous connaître, lors d’une assemblée générale, par exemple, ou tout simplement par mail. Les thérapeutes qui se forment au marketing digital, cela ne court pas – encore – les rues. Il vous faudra aussi sûrement montrer ce que vous savez faire, surtout si vous êtes débutant dans ce domaine. Mais, avec de la persévérance, les résultats finiront par se faire sentir.

Si cela marche, en plus de pouvoir travailler depuis chez vous, vous serez au courant de ce qu’il se passe dans votre domaine avant tout le monde.

Ces deux activités représentent 40 % de mon chiffre d’affaires. C’est une véritable bouffée d’air. Cela me permet d’avoir un revenu fixe et d’être plus serein lors de mes séances en cabinet.

CONCLUSION : OSEZ L’AVENTURE, VOUS NE SEREZ PAS DÉÇUS

Du moment que vous gardez bien en tête qu’il s’agit d’un marathon, pas d’un sprint, développer son activité de thérapeute et en vivre est possible. Ça l’est pour moi, ça l’est pour vous. Comment ?

  • En se faisant accompagner par un mentor. 
  • En transformant son état d’esprit.
  • En mettant en pratique les méthodes et les compétences acquises.

Un dernier exercice pour vous aider

Fermer les yeux. Prenez trois grandes respirations : 

1 – Visualisez ce qu’il va se passer à moyen et long terme si vous ne parvenez pas à réaliser votre projet. Prenez 2 minutes. 

  • Listez sur papier tout ce que cela va engendrer comme conséquences.
  • Listez aussi les 10 croyances qui vous empêchent de passer à l’action.

2 – Maintenant, visualisez avec le plus de détails possible à quoi ressemblera votre vie si vous parvenez à vivre correctement de votre activité. Là aussi, prenez 2 minutes.

  • Listez les 15 raisons qui font que vous devez y arriver et ce que cela va changer dans votre vie.

Ça y est ! Vous êtes prêt ! 

Si cet article vous a aidé et que vous souhaitez passer à l’action, n’hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires. J’y répondrai avec plaisir.

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