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freelance travaille dans un café

Message important à tous les indépendants (et ceux qui veulent quitter le salariat)

Le 17 mars dernier, à midi

Votre quotidien change radicalement.

Votre restaurant préféré ferme ses portes. De même pour votre librairie. Le grand supermarché du coin, lui, reste ouvert.

Les salariés parmi vous sont renvoyés chez eux.

Les fortunes sont diverses : certains continuent de travailler de la maison comme si de rien n’était, tandis que d’autres sont placés en chômage partiel. Les moins chanceux d’entre vous perdent leur emploi.

Pendant ce temps, chez LiveMentor, la tempête passe sans faire trop de dégâts. Nous avons la chance de pouvoir éviter tout licenciement. Mais on se méfie : on essaie de réduire les dépenses, on fait le dos rond.

Parce que j’ai parfaitement conscience que la plupart des patrons de TPE et PME parmi vous doivent stopper leur activité. Du moins, partiellement.

La période promet d’être trouble : votre mission devient maintenant administrative, avec pour seul objectif d’obtenir les aides de l’Etat promises le jour même. Il en va de la survie de votre entreprise.

Comme tout le monde, vous avez entendu à la radio que « personne ne sera laissé de côté, quoi qu’il en coûte ». Alors ces fameuses aides, vous les attendez avec impatience.

Au même moment, les indépendants, les auto-entrepreneurs et les freelances parmi vous voient leur activité s’effondrer.

  • Les entreprises coupent les budgets, et en tant que freelances (que ce soit le développement web, le conseil, la traduction, le coaching, la communication, ou le design) vous êtes les premières victimes.
  • D’un seul coup, les auto-entrepreneurs comme vous (les prestataires de service, les artisans, les travailleurs des plateformes) n’ont plus (ou peu) le droit d’exercer.
  • Et vous, les indépendants des secteurs considérés comme les « moins touchés », apprenez que vous ne recevrez pas les aides accordées aux professionnels de l’hébergement, du tourisme, ou de l’évènementiel.

C’est la douche froide.

Même s’il a été promis que « personne ne sera laissé de côté », il semblerait que la majorité des indépendants soient tout de même exclus du Fonds de Solidarité.

Pour tout le monde, 2020 commence de la pire des manières, et l’année s’annonce difficile.

Mais la situation est encore plus difficile pour vous, les indépendants. Parce que vous avez été oubliés.

Purement et simplement… oubliés.

Le 18 mars, le lendemain

Une première voix s’élève pour défendre les indépendants.

Cette voix, c’est celle de Hind Elidrissi, la fondatrice de la mutuelle pour indépendants Wemind.

En quelques jours, elle remue tous les médias.

Elle commence par lancer une pétition sur change.org, pour demander la mise en place d’un dispositif de chômage technique pour tous les indépendants touchés par la crise. Elle récupère plus de 20 000 signatures.

Les jours qui suivent, son combat est raconté dans les Echos et l’article met en lumière les oubliés du Fonds de Solidarité.

Elle enchaîne aussi les plateaux TV pour insister sur la nécessité d’un plan de relance pour tous les professionnels… et pas seulement le traditionnel duo salariés-patrons.

Le 28 mars, 10 jours après le début du confinement

Le gouvernement fait des annonces.

Le ministre de l’économie revient sur sa décision et décide d’intégrer tous les indépendants dans le Fonds de Solidarité national.

Le combat mené par Hind a payé !

Tous les indépendants, vous y compris, pourront être indemnisés pour faire face aux difficultés de cette crise. Et ce, sans aucune restriction de secteur.

Vous allez pouvoir recevoir jusqu’à 1 500 € d’aides tous les mois. Mais le plus important, c’est que vous allez être logés à la même enseigne que les salariés.

Après quelques jours d’incertitudes, les choses semblent donc s’améliorer. 2020 ne va pas être si terrible finalement.

Le 11 mai, fin du confinement

Le pays est toujours à l’arrêt, encore engourdi des 2 mois d’hibernation qui viennent de s’écouler.

Mais le quotidien reprend doucement le rythme qui était le sien.

Votre restaurant préféré ré-ouvre, tout comme votre libraire. Le supermarché du coin, lui, voit son affluence peu à peu augmenter.

Pour les secteurs d’activité les plus touchés, comme le tourisme ou l’évènementiel, il va falloir être patient avant que la machine redémarre. Mais le Fonds de Solidarité est prolongé jusqu’à la fin de l’année, alors ça devrait aller.

Sauf que…

… le gouvernement vous annonce qu’en tant qu’indépendants, vous serez exclu de ce Fonds de Solidarité dès la fin du mois de juin.

C’est un coup de tonnerre : 2 millions d’indépendants (sur 3 millions en France !) se retrouvent sans aide, ni visibilité sur le reste de l’année.

Fin juin, vous vous retrouvez donc dans la même situation qu’au mois de mars.

Retour à la case départ.

Et 2020 continue de la pire des manières.

Le 1er septembre, 2 mois après la fin des aides pour les indépendants

Ça fait quelques semaines déjà que Hind est retournée sur le champ de bataille.

Mais rien n’y fait : au mois d’août, c’est silence radio de la part du gouvernement.

Elle reçoit alors un soutien inattendu : celui d’une vingtaine d’acteurs majeurs du marché du freelancing en France.

En plus de Wemind, la néo-banque Shine se range derrière elle. Mais aussi l’organisme de crédit aux indépendants Mansa, ainsi que les plateformes Comet ou Crème de la Crème.

LiveMentor se joint également à Hind.

On n’allait pas la laisser mener ce combat toute seule.

Le 3 septembre, annonce du plan de relance

Quelques jours plus tard, le gouvernement s’exprime à nouveau pour annoncer un plan de relance de l’économie.

L’Etat s’endette de 100 milliards (!), qui seront répartis de la manière suivante :

  • 60 milliards pour aider les entreprises à ne pas fermer,
  • et 40 milliards pour aider les salariés à ne pas sombrer.

Et à nouveau, les indépendants sont complètement exclus du débat. Sur les 100 milliards, pas un centime n’est prévu les 2 millions d’indépendants les « moins touchés ».

Pourtant, vous y avez droit tout autant que les patrons et les salariés, à ce plan de relance !

C’est un emprunt contracté par l’Etat. Alors cet emprunt, il faut bien le rembourser. Et ce remboursement, il sera effectué grâce aux taxes et aux impôts… que vous allez payer en tant que citoyens.

Vous allez donc participer à un plan de relance auquel vous n’avez pas droit.

La mobilisation n’a donc rien changé (pour l’instant). Et en parallèle, la situation sanitaire se dégrade.

Le contre-coup du premier confinement se fait aussi ressentir.

Les indépendants dont le chiffre d’affaires dépasse 60 000 € n’avaient reçu aucune aide du Fonds de Solidarité (c’était la condition du gouvernement), et leurs trésoreries ressemblent désormais aux poches d’un adolescent fauché.

Le soutien du Monde, du Figaro et les passages répétés de Hind sur les plateaux de BFM Business n’y changent rien : la situation s’enlise dangereusement.

Le 30 octobre, comme un air de déjà vu

Le reconfinement est décrété.

Votre restaurant préféré peut continuer à vous régaler… à emporter. Votre libraire, lui, doit à nouveau fermer ses portes.

Ça fait 2 mois que Hind enchaîne les réunions à Bercy, et contacte autant de députés que possible pour les alerter du problème. Elle reçoit tout de même le soutien de 100 d’entre eux !

C’est alors qu’un nouveau discours est prononcé, par le ministre de l’économie cette fois.

La surprise est grande, surtout pour Hind…

car son combat a porté ses fruits !

Cette fois, les indépendants sont au centre du débat. Le Fonds de Solidarité est remis en place pour tous, y compris les freelances et les auto-entrepreneurs. Et ce, au moins jusqu’à fin Novembre !

Vous pouvez souffler.

C’est un peu les montagnes russes pour les indépendants. Mais il semblerait que l’année 2020 se termine mieux que ce qu’elle n’a commencé.

La question qui se pose à présent, c’est 2021.

Comment ne pas reproduire les mêmes erreurs ?

J’ai décidé de rejoindre Hind dans son combat

Je vous l’assure : ces retournement de situation, ces avancées sociales en faveur de indépendants, vous le devez en partie à Hind.

Ou plutôt, à Hind et au néo-syndicat qu’elle a formé : indépendants.co.

Ce sont eux qui ont lancé les pétitions, qui ont fait remonter les problèmes jusqu’au gouvernement, et qui ont plaidés les droits des indépendants au moment où ils étaient oubliés.

Toute cette année, ils étaient au front pour le Fonds de Solidarité.

Mais c’est loin d’être le seul des combats qu’ils mènent :

  • ils plaident l’adoption d’une assurance chômage pour les démissionnaires qui souhaitent se lancer…
  • … mais aussi une assurance pour les indépendants en cas de catastrophe économique (comme en cas de catastrophe naturelle) ;
  • ils veulent démocratiser l’accès aux emprunts pour les freelances, pour que vous puissiez vous construire un patrimoine au même titre que les salariés…
  • … mais aussi faciliter l’accès aux locations pour les jeunes indépendants ;
  • et bien sûr, ils luttent pour améliorer la situation des travailleurs « indépendants », mais « dépendants » des plateformes comme Uber ou Deliveroo.

LiveMentor a soutenu ce néo-syndicat pendant la crise, pour essayer de mettre en lumière les difficultés des indépendants.

J’ai personnellement soutenu Hind dans toute sa démarche ces derniers mois.

Alors, pourquoi s’arrêter maintenant ?

L’année prochaine, LiveMentor s’engage pour les droits des indépendants

Ça fait plus de 4 ans que LiveMentor forme des indépendants. J’en ai vu passer des milliers !

Vous êtes les fer de lance d’un nouveau monde du travail dans lequel les gens vivent de leur passion et de leur savoir-faire. Une vision du travail plus alignée avec vos valeurs et votre rythme de vie.

Et moi, j’y crois à ce nouveau monde.

Mais je refuse de vous former à devenir indépendants, si c’est pour devenir la variable d’ajustement de la société.

Vous n’êtes pas ceux que l’on appelle pour boucher les trous quand ça va bien… et qu’on oublie lorsque ça va mal.

Au contraire, vous représentez le futur de l’économie de ce pays. Vous devez être protégés et préservés, au même titre que les salariés et les patrons.

Alors à partir de maintenant, on va s’engager durablement avec Hind et indépendants.co.

Pour 2021, et pour toutes les années à venir, on va les soutenir et les aider dans leur développement. Et de cette manière, on va vous soutenir et vous aider.

Je crois que c’est la suite logique pour LiveMentor.

On doit défendre les entrepreneurs que nous formons, prendre position pour les auto-entrepreneurs et les freelances. Vous apporter notre soutien total et inconditionnel à partir du moment où vous sortez de nos formations.

En 2020, on a pris une leçon, c’est vrai. Mais pour 2021, on en tire les enseignements.

Je vous parlerai des actions concrètes qu’on va mener un peu plus tard. Chaque chose en son temps.

Avant de terminer, je voulais aussi vous donner 2 moyens de rester informés des actions menées par indépendants.co :

Dernière chose : dites-moi ce que vous pensez de tout ça. Donnez-moi votre avis en commentaires de cet article, juste en bas.

C’est le meilleur moment pour faire un bilan et réagir sur le sujet, alors profitez-en !

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Alexandre Dana

  • C’est un combat juste, Alex.
    J’avoue avoir été un peu réservé au début, sur le fait que des indépendants se constituent en syndicat et sur certaines revendications.
    Mais le fond du débat est foncièrement juste et concret. Le nombre d’indépendants va augmenter car leur statut constitue un remède à la crise (économique) qui va s’amplifier. Dans le même temps, ils sont par nature « invisibles » puisque justement, indépendants. Il est donc important qu’ils se regroupent pour porter un certain nombre de revendications légitimes.
    Je retrouve dans les exemples que tu cites le cas de mon fils qui ,a 21 ans, a quitté un CDI pendant le premier confinement afin de monter sa boîte (Compositeur Tous Supports, Chanteur & Beatmaker). Il n’a pas pu bénéficier d’une rupture conventionnelle. Ensuite, cherchant à louer un appartement, il était de facto exclu, car indépendant en création (et ce malgré la caution des parents).
    Ce constat a fait dire à mon épouse, infirmière libérale « et si je veux me reconvertir, je ne pourrai pas non plus bénéficier d’aide le temps de lancer mon activité » ; c’est vrai aussi.
    Par ailleurs, j’ai écouté attentivement le discours d’hier et n’ai pas souvenir d’avoir entendu parler des indépendants, qui représentent, je crois, 3 ou 4 millions de travailleurs.
    C’est très courageux à LiveMentor de soutenir le combat. Aussi, même si je conserve quelques réserves, je soutiens aussi cet engagement.

    • Merci beaucoup Bernard pour ce superbe témoignage, qui traduit bien le voyage intellectuel que beaucoup de membres de notre communauté ont fait également ! Comme le dit souvent Hind, c’est dans la crise que naissent les plus belles idées – on s’attelle à faire vivre la notre. Pour répondre à voter remarque, E. Macron a mentionné 1x les indépendants (c’était 0 avant, il y a du progrès quelque part), qui sont autour de 3M en France. A votre disposition pour dialoguer autour de vos réserves, on serait très curieux de les connaitre ! A bientôt

  • Hello Alexandre,

    Que ton mail de ce matin m’a fait du bien!

    Quand on est engagé comme je le suis, forcément on est politisé…

    Quand j’ai démarré mon aventure freelance je me croyais un peu marginale vis à vis de ça.
    J’avais une croyance assez forte du freelance ou de l’indépendant égocentré, qui se contrefiche de son environnement social, et qui ne se fédère aux autres que s’il est sûr que cela va lui faire gagner un peu plus d’argent…

    Et puis j’ai croisé la route de profils similaires aux miens, j’ai découvert LiveMentor et son discours humain, et rencontré un tas de personnes engagées dans la communauté LM !
    Peu après j’ai découvert indépendant.co et l’engagement incroyable de Hind et ses comparses.

    Je me suis sentie tout de suite moins marginale.

    Et je me suis demandée pourquoi ? Pourquoi j’avais eu cette croyance-là ?

    Parce qu’à la télé on nous présente toujours les épopées flamboyantes d’entrepreneurs millionnaires ?
    Parce que sur Instagram les profils rois sont ceux de mecs et de nanas qui postent 60 fois par jour leurs trombines un cocktail à la main dans une villa en Floride en te faisant comprendre que tu peux avoir tout ça sans plus jamais travailler ?
    Ou encore parce que quand tu présente ton projet à un banquier il ne comprend pas que dans ta projection financière tu ne vises pas le salaire à 5 chiffres ?

    Et bien oui…un peu tout ça à la fois sans doute…

    Alors combien sommes-nous ? Combien sommes-nous à nous croire marginaux ?

    Des milliers!

    Quel bonheur de voir les lignes bouger : d’abord un magazine pour entrepreneurs comme nous (longue vie à Odyssées 😉), puis un syndicat d’indépendants qui voit le jour, et partout des freelances qui osent enfin s’engager! (et je ne te parle même pas de ma mère qui a enfin compris que je ne finirai pas noyée dans une piscine avec un verre de piña colada coincé entre mon pouce et mon majeur.)

    Je suis convaincue que c’est en cassant cette image bling-bling des entrepreneurs dans l’imaginaire collectif que nous réussirons à le créer ce nouveau monde dont tu parles Alexandre…

    Tu l’auras compris : je suis vraiment très très heureuse que LiveMentor s’engage dans ce chemin. Bravo!

    Je ne pensais pas faire une réponse-tartine mais je cela m’emporte tellement comme sujet 🤩

    Hâte de voir comment vont se décliner vos engagements…

    Belle journée,
    Gaële 🌻

  • On entend toujours parler « Des Français » comme s’ils faisaient partie d’un seul et même groupe, mais la réalité est que la France est morcelée : indépendants, salariés, fonctionnaires… et il est presque interdit de vouloir faire partie de plusieurs de ces groupes.
    Ce combat est remarquable ! Il montre aussi la force de la jeunesse d’aujourd’hui qui pourrait se consacrer à sa propre personne, mais qui se consacre tout autant à sa communauté.
    Alexandre, je suis vraiment touché par ta personnalité, tellement positive et tournée vers les autres, si fédératrice et source d’énergie positive. Je ne peux que vous souhaiter à tous la plus belle des réussites dans cette nouvelle aventure, et y participerai autant que possible.
    Un seul mot : BRAVO !

  • Comme tu le sais Alex, je n’ai pas le statut d’indépendante, puisque je gère une SARL. Ceci dit, je vois ce qui se passe, et de près.
    Ton action pour les indépendants est juste. Je trouve qu’elle est d’autant plus juste que les TPE, freelances, auto-entrepreneurs et indépendants de tous poils vont constituer une part de plus en plus importante de notre monde du travail.
    Alors autant se poser les bonnes questions tout de suite, et prendre le tremplin inédit de cette crise pour le faire.
    Il ne faut pas confondre indépendance et danger.
    Ce n’est pas parce qu’on choisit ce statut qu’on accepte de se mettre en danger.
    C’est un statut trop fragile.
    Il est essentiel de les protéger afin que la décision de devenir un indépendant ne ressemble plus à un grand saut dans le vide … sans parachute …
    Merci pour ton action.

    • Bonjour Anne-Marie, Si vous êtes une SARL, mais travaillez toute seule, vous êtes une indépendante ! Et vous êtes la bienvenue dans la communauté d’indépendants.co. Les indépendants sont très divers dans leurs statuts et leurs métiers, ce ne sont pas que des AE, et on accueille toute la diversité (car c’est aussi ce qui fait la richesse de l’indépendance). A bientôt !

  • Bonjour Alexandre,

    Que ce mail fait du bien par les temps qui courent ! Bravo pour ce combat ! Oui tous les indépendants ne sont pas logés à la même enseigne. Oui, il faut s’engager dans ce combat pour que les indépendants soient enfin reconnus comme une force vive dans notre société. Le schéma patrons-salariés n’est plus la seule force du pays.

    Je fais partie de ces micro-entrepreneurs qui n’ont le droit à rien malgré le très beau combat de Hind ! Je travaille comme consultante en communication. Mes clients sont fermés administrativement donc par conséquent j’ai une baisse d’activité. J’ai tapé à toutes les portes : impôts, urssaf…toujours la même réponse « non, Madame, vous ne cochez pas les cases pour être soutenue ».

    Les indépendants sont trop souvent oubliés car « invisibles » aux yeux de l’Etat. Il faut que l’on sécurise notre parcours, que l’on se regroupe pour faire entendre notre voix.

    • Bonjour Caroline ! Je vous invite à contacter notre Hotline : https://independants.typeform.com/to/ZJj9ur. Des bénévoles vous recontacterons et ferons le point avec vous pour savoir s’il n’y a pas des mesures de soutien qui pourraient fonctionner pour vous. En plus, ça nous aide énormément de connaître les situations telles que la votre. N’hésitez pas et merci pour vos encouragements

  • Il est juste de prendre en compte toutes les forces vives de l’économie de notre pays : salariés, chef d’entreprises cela va de soi mais aussi les freelances ou indépendants, peu importe le nom. D’ailleurs j’ai créé ma Micro-entreprise et je vois le mot entreprise dans ce statut.
    Nous sommes tous aussi touchés (plus ou moins) et il est important de considérer tout le monde. Peu importe notre manière de gagner de l’argent, nous sommes, je le redis, des acteurs de l’économie du pays.

  • Travaillant principalement pour un Tour Operateur basé au Royaume-Uni (je gère la partie Marketing Digital depuis près de 10 ans) et alors qu’on m’a demandé en juillet si je pouvais bénéficier d’une quelconque aide du gouvernement français, j’ai essayé d’expliquer, tant bien que mal, que je n’y avais pas droit parce qu’en tant que Auto-Entrepreneur je n’étais pas officiellement considéré comme « travailleur du tourisme ».

    Alors que mes chers collègues se trouvent dans un pays beaucoup plus libéral que le notre, ils ont trouvé ça totalement ridicule. Pourtant, j’ai essayé de défendre le point de vu de notre gouvernement, pensant réellement que c’était aussi à nous « indépendants » de savoir nous adapter à la situation. Après tout, c’est bien nous qui avons fait le choix de notre statut, non?

    Ceci dit, ton live sur FB puis ce mail/post, me font radicalement changer d’opinion.

    Comme la souligné @Gaële Gerbaux, peut-être qu’en tant que freelance/micro-entreprise, nous nous pensons trop souvent seul (et ce même si nous rejoignons des groupes Facebook d’entrepreneurs ou si nous travaillons dans des espaces de coworking). Il est parfois difficile de penser que nous sommes en fait plusieurs millions dans cette situation.

    Si comme le dit @Bernard Zirnhelt nous faisons parti du remède contre cette crise (et celles qui viendront) alors nous sommes en droit d’exiger plus de moyens, de soutiens et de considération.

    Merci à Hind, à toi et à tous vos partenaires pour vous battre pour nous.

    Laurent

    • Merci Laurent ! Effectivement, cette prise de conscience est la 1ere étape… avant de changer le monde ! (au moins pour les indépendant.e.s pour commencer)

  • Merci pour ton engagement auprès de ce syndicat dont les indépendants ont grand besoin !
    Il est temps de créer un vrai statut pour tous les indépendants qui prennent des risques, participent de la richesse économique de notre pays et restent encore jusque là des indésirables pour les banques, les propriétaires, les agences immobilières, etc, et des fantômes pour l’administration lorsqu’il s’agit de les soutenir d’une manière ou d’une autre.

  • Ça fait du bien de lire ça. J espère qu il pourrait y avoir une union entre les indépendants, les artistes auteur.e.s (dont je fais partie), les intermittents, contrats courts et saisonniers, et tous ceux qui ne font pas partie des priorités de ce gouvernement, qui préfère renflouer les entreprises les plus polluantes sans reelles contreparties

  • Salut à toutes et tous, merci Alexandre pour ce partage et cette initiative.
    Qu’en est t’il des indépendants Belges, avez-vous prévu de laisser d’autres Pays rejoindre votre proposition (d’ailleurs, cela fait il sens ?)

    Je me suis inscrit et je vais répondre au sondage, même si je m’interroge sur cette notion de Pays, j’espère que mes réponses vous seront utiles.

    • Bonjour David ! indépendants.co n’est pas encore une initiative européenne (même si on développe certains contacts internationaux). En revanche, on soutient tou.te.s celles et ceux qui voudraient se lancer en dehors des frontières française. Tenez-nous au courant si des initiatives de ce type apparaissent

  • Merci Beaucoup pour ces actions!!

    Un monde qui change à nécessité d’adapter ses droits pour protéger ses citoyens quel qu’ils soient!!

    Est ce que les inscrits en couveuse ou coopératives d’entrepreneurs sont aussi concernés dans ce combat? Car ce n’est pas le même statut qu’autoentrepreneur…

    • Bonjour Sarah, merci pour votre message ! Oui, tous les indépendants sont concernés et invités à nous rejoindre 🙂 Pas que les auto-entrepreneurs.

  • Bonjour Alexandre et merci pour cet article.
    Il y a des freelances oubliés, les freelances en portage salarial.
    J’ai écrit plusieurs fois au syndicat des indépendants qui au début de leur communication incluait les indépendants en portage salarial.
    En voyant les annonces faites sur le fsl et que je n’étais pas incluse, je leur ai envoyé plusieurs messages qui sont tous restés sans réponse.
    Je me suis desolidarisée de ce mouvement qui n’est donc pas pour tous les indépendants et qui communique sur une hotline fictive.

    • Bonjour Emilie. Les indépendants en portage salarial sont autour de 50 000 en France, sur 3 millions d’indépendants – dont 1 à 2 millions exclus des listes. De plus, ils et elles ne sont pas éligibles au fonds de solidarité car ils ont accès au chômage partiel. Dans ce contexte, vous comprendrez que nous avons privilégié le + grand nombre et les problèmes les plus généraux dans nos revendications, toutes nos excuses si cela vous a menée à vous sentir exclue. Sur la Hotline, votre avis est plus surprenant… Avez-vous fait une demande à laquelle vous n’avez jamais eu de réponse ? Vous pouvez y accéder ici si besoin : https://independants.typeform.com/to/ZJj9ur ou m’écrire à contact@independants.co si besoin. Bonne journée 🙂

      • Merci Alexandre pour votre retour. Malheureusement toutes les sociétés de portage n’ont pas mis en place le chômage partiel. Ce qui est mon cas.. C’est pour cela que j’avais un espoir vis à vis de ce syndicat, pour faire entendre la voix de tous les freelances.
        Le gouvernement joue bien sur les mots en parlant d’indépendant et en distinguant les vrais des faux freelances.
        Oui malheureusement j’ai écrit plusieurs fois à ces contacts de hotline sans retour.
        Merci d’avoir pris le temps de me répondre et j’espère que cela pourra faire avancer les free-lance en portage, privés de chômage partiel.
        Bonne journée !

  • Pas tout à fait d’accord…les indépendants sont majoritairement indemnisés, pas assez peut-être.
    Mais le fonds est refusé essentiellement aux grosses boîtes. Les petits indépendants peuvent bénéficier entre 1500 et 10000 euros voir bientôt 20%de leur chiffre d’affaires. Je prends exemple d’un bar qui réalise habituellement 20000 de chiffre d’affaires par mois.
    Il aura droit à 10000 euros de marge, habituellement sa marge est de 14000 sauf que là il n’a pas de charges « masse salariale » puisque pris en charge…
    Le problème pour moi n’est pas le confinement mais l après confinement, il n’y aura plus d’aide et les clients ne reviendront pas aussi facilement.
    Pour compléter une aide de 1250 € a été versé en plus par l’URSSAF en avril. La CFE est exonérée de presque deux tiers dans toute la France (quasi). Une autre aide l’afe aide de 500 ou 1000 € sera également verser dans les prochaines semaines.
    beaucoup d’indépendants ne s’appuient pas sur leur comptable ou certains ne prennent même pas de comptable et ça c’est un véritable problème ce sont les seuls aujourd’hui capablent de se retrouver dans cette jungle d’aides

    • Bonjour Christian. Ce n’est pas tout à fait exact 🙂 Il faut prendre garde à distinguer ce qui relève des annonces gouvernementales (la communication) et des décrets de mise en application (le droit). L’accès au fonds de solidarité est loin d’être aussi simple que cela : il faut prendre en compte le secteur (listes S1, S1bis, etc), le CA sur le mois, le CA sur la période de référence choisie, le CA réalisé pendant le 1er confinement… Et je passe sur les divergences d’applications d’un centre des impôts à l’autre, les retards, les erreurs, etc. Idem, les exonérations de CFE sont très loin d’être systématiques, on est plutôt sur des reports ou des étalement. L’aide du CPSTI est limitée en quantité et les critères d’accès (être « empechés de travailler ») plutôt flous. Les indépendants à qui on parle au quotidien sont très loin d’être des personnes peu sérieuses ou mauvaises gestionnaires – c’est juste que la période et les dispositifs sont complexes. Merci et à bientôt !

      • je sais c’est que je vis au quotidien… Je suis comptable, globalement ça se passe bien avec l’administration. Il y a eu des incohérence au premier confinement mais maintenant c’est assez calé. Encore une fois je comprends tout à fait votre position. Mais je vous assure que pour certains ils s’en sortent pas trop mal…Dans des moments exceptionnels il faut quand même relativiser

  • Bonsoir
    Ce que je viens de lire est très important, je remercie vraiment les personnes qui ont la force et le courage de vouloir défendre les petits qui cherchent à ne pas couler,et que pas grand monde ne soutient surtout les banques,nous les petits nous essaierons de garder la tête haute le plus longtemps possible. Merci à tous

    • Bonjour Gaëlle ! Vous pouvez commencer par vous abonner à la newsletter et nous rejoindre sur le groupe Facebook (les liens sont dans le post d’Alexandre). Au plaisir de vous y retrouver bientôt !

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    Rapport de faute d’orthographe

    Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :