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S’aiguiser chaque jour

Ce témoignage fait partie des contributions d’élèves dans le cadre de la sortie début 2020 du premier livre d’Alexandre Dana, fondateur de LiveMentor. Pour rejoindre la liste d’attente et en savoir plus, cliquez sur ce lien. 

 

Il y a trois ans, j’ai décidé d’être sérieux.

Jusque là, ma vie ressemblait au fantasme d’un adulte en pleine crise de la quarantaine : j’avais fait un demi-tour du monde en voilier, une fac de cinéma et découvert le plaisir du blackout alcoolique.

Il était temps de devenir plus rigoureux, patient, travailleur. De construire quelque chose.

 

A cette époque, une image m’obsédait : celle d’un couteau qu’on aiguise. Je suis ce couteau. Tous les jours, je m’aiguise. Tous les jours, j’essaie de faire ce que j’ai à faire de la manière la plus précise et rapide possible. Ca peut paraitre simple, mais ça ne l’est qu’en apparence : pour remplir un tâche aussi simple que découper une tomate, il faut des trésors de complexité. Un acier de Damas, ce sont des feuilles de métal qui ont été fondues ensemble avant d’être repliées les une sur les autres, comme une pâte feuilletée, plusieurs dizaines de fois.

Un seul couteau, c’est mille coups de marteau.

 

C’est ce qui m’aide le matin. Je ne me lève pas pour faire une vidéo ou un devis, je me lève pour devenir meilleur, pour être plus utile aux gens qui m’entourent, pour apprendre. Ca me permet d’être fluide, de m’adapter aux circonstances, de changer si il le faut. Et surtout, c’est un but que je peux voir : je ne sais pas quel sera mon travail dans 5 ans, je ne sais pas dans quel ville je vivrai et encore moins avec qui. Mais je sais une chose : je serai plus aiguisé et moins bête qu’aujourd’hui.

 

L’autre chose qui m’aide pour passer à l’action, c’est l’amour que j’ai développé du travail bien fait.

Le travail bien fait, c’est la fin du mensonge.
C’est la fin du “c’est pas mon boulot/ma responsabilité”.
C’est la fin de la facilité.

Je ne veux plus rendre un travail que j’estime médiocre ou moyen. Je ne veux pas me raconter d’histoire à ce sujet. “Do or do not” comme dit Yoda. Le seul moyen d’y parvenir, c’est le travail, c’est de me hisser à la hauteur de mon idéal. Parce que si je ne le fais pas, il me juge.

Mon idéal, je le croise sur youtube, ce sont des gens qui sont à un niveau que je n’atteindrai pas en deux vies. Quand je vois la beauté qu’ils créent, je veux la même chose. Il faut donc faire un sacrifice en conséquence.

 

Une dernière chose m’aide.

Une émotion d’une grande force…

 

La peur.

 

La peur de me lever un matin et me rendre compte que même si je n’ai pas bougé, le monde l’a fait pour moi. De voir les regards de pitié dans les yeux de ma famille et de mes amis : “il a essayé, il n’a pas réussi, il s’est arrêté”. Pour rendre cette peur concrète, j’ai décrit, le plus précisément possible, ce que je deviendrai si je laissais tomber la vie.

Imaginez tout ce que vous avez de plus laid en vous : le ressentiment, la jalousie, l’envie de destruction… Tout ça concentré.

Je vous passerai les détails de l’auto-portrait que j’ai fait par ce moyen, c’est scabreux. Pour ne pas l’oublier, je le garde toujours avec moi, sur mon téléphone.

 

Vous allez me dire, c’est exagéré. C’est vrai.

 

Mais, d’un autre côté, quand est-ce que vous courrez le plus vite, pendant un cours de sport ou poursuivi par un ours ?

 

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Gabriel De Metz

Gabriel De Metz

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