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pourquoi un bilan de compétences

Pourquoi LiveMentor sort son propre bilan de compétences ?

LiveMentor sort aujourd’hui son bilan de compétences entrepreneuriales en ligne. 

Anaïs, co-fondatrice de LiveMentor, nous explique l’origine, l’objectif et le fonctionnement de ce nouvel outil pour anciens & futurs entrepreneurs. 

Anaïs, qu’est-ce qui vous a fait penser à la création d’un bilan de compétences chez LiveMentor ? 

On s’est aperçu qu’énormément de personnes arrivaient dans nos salles de classes virtuelles avec l’envie de créer une entreprise mais que le niveau de maturité de leurs projets était très variable.

Elles en étaient souvent au tout début de leurs démarches et se retrouvaient à se former à des compétences spécifiques, puisque c’est ce que nous proposons aujourd’hui, sans avoir effectué de travail préalable de clarification. Ni de leur projet entrepreneurial ni, et surtout, de clarification de leur projet de vie. 

Parce qu’en général, un projet entrepreneurial c’est aussi l’aspiration à une certaine vie nouvelle, au-delà de profits, au-delà de modèle économique. Pourtant, énormément de personnes commençaient à se former sans avoir pris de recul sur le projet entrepreneurial en soi, sans se demander s’il tenait la route et surtout si c’était vraiment ce qui leur conviendrait le mieux. 

On a donc naturellement eu envie de créer une zone de réflexion en amont du projet entrepreneurial. Une possibilité de comprendre les motivations de la personne, tous les motifs qui la poussent à entreprendre et ainsi s’assurer qu’il n’y ait pas de faux positifs là-dedans.

On s’est aperçu qu’il y avait des personnes qui entraient en formation marketing digital par exemple et qui se rendaient compte à la fin, que devenir entrepreneur n’était pas du tout la bonne réponse par rapport à leurs aspirations. C’était bien qu’elles sortent en ayant appris le marketing digital mais là n’est pas notre ambition. 

Qu’est-ce qu’on risque si on se lance dans l’entrepreneuriat alors que ce n’est pas fait pour nous ? 

On voit souvent le cas d’une personne qui souhaite entreprendre avec une idée encore un peu floue, mais qui est passionnée par la discipline de l’entrepreneuriat en soi. Elle crée son projet plutôt par réaction à un modèle qui ne lui plaisait pas avant que véritablement par choix positif. Ce sont des personnes qui entreprennent par défaut plutôt qu’en connaissance de cause.

Ça pose tout un tas de problèmes parce qu’elles peuvent travailler longtemps sur un projet entrepreneurial sans que cela soit forcément ce qui leur correspond le mieux. 

Pour certains le déclencheur peut être quelque chose de positif.  Une passion pour la pâtisserie qui devient irrépressible et on a vraiment envie de le faire. Pour d’autres cela peut être des réactions négatives, par exemple “Je déteste mon CDI, ça se passe très mal, j’ai fait un burn-out, mon manager était horrible, … ”. Là, on entreprend par réaction en se disant « Puisque je déteste l’entreprise, je vais créer mon monde à moi, qui répondra à mes codes ». 

Ça peut être une bonne raison de se lancer, mais pas toujours. Cela nécessite de se pencher encore un peu plus sur la question.

Ce n’est pas parce qu’un poste s’est mal passé que cela se passera toujours ainsi. On peut envisager de changer d’entreprise, changer de modalités d’exercice de son travail, peut-être négocier un mi-temps ou travailler dans une autre spécialité. Entreprendre n’est pas la seule solution disponible et surtout, elle n’est pas toujours la bonne.

Un autre risque peut être de retrouver dans l’entreprenariat, ce qui ne nous plaisait pas dans notre job précédent. 

Je pense notamment aux personnes qui ne sont pas du tout à l’aise avec l’ambiguïté, qui ont travaillé dans des environnements flous, pas très cadrés, des personnes qui ont besoin de validation, d’être mis en avant, d’avoir des récompenses très claires… C’est le cas de beaucoup de monde, à vrai dire l’école nous pousse dans ce sens. 

Mais pour le coup, si une personne ne se sentait pas bien dans son entreprise à cause de ces raisons, il faut vraiment se poser la question avant d’entreprendre. 

L’entrepreneuriat, c’est la pire chose en terme d’ambiguïté. C’est un système qui n’est pas très gratifiant, on a tout le temps un peu l’impression de pédaler dans la semoule. Il faut se demander si l’entrepreneuriat est vraiment la bonne idée. Et si ça l’est, il faut savoir qu’on devra travailler sur ce point pour être à l’aise. 

Parce que l’entrepreneuriat, ce n’est pas seulement de la liberté, c’est aussi pas mal de stress et pas beaucoup de guide. Pour les personnes qui se sentent mal spécifiquement à cause de ces raisons, cela risque de ne pas mieux se passer.

Je pense aussi à toutes les personnes qui se disent qu’elles veulent plus de temps libre à côté. Moi je n’en connais quand même pas des masses, des entrepreneurs qui bossent 2-3 heures par jour. 

Donc selon toi, l’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde. 

Non, en effet. 

Notre objectif n’est pas de faire entrer un maximum de personnes en formation si ce n’est pas la bonne solution pour elles. 

On est là pour poser des questions à toutes les étapes et on ne sera jamais dogmatique. 

C’est aux porteurs de projets de se poser les bonnes questions mais en tant qu’accompagnant, nous avons a un devoir de les forcer à le faire et de déconstruire le mythe de l’entrepreneuriat comme solution taille unique. 

Les médias ont fait un super boulot dans la mise en avant de profils d’entrepreneurs dans la sexy-isation de l’entrepreneuriat en soi et c’est une bonne chose. 

Le problème, on s’en rend compte en formation, c’est que cela a aussi propagé cette image de l’entrepreneuriat comme l’aspirine moderne à un peu tous les maux de la société. 

Premièrement ce n’est pas juste, parce que l’entrepreneuriat ne sera jamais la norme. Je ne suis même pas sûre que cela soit une société très souhaitable d’ailleurs. En plus de cela, c’est oublier que l’entrepreneuriat n’est pas juste un hobby ou une passion. C’est un choix qui va convoquer énormément de choses, des finances personnelles, l’équilibre d’une famille et c’est un sujet un peu trop sérieux pour qu’on ne se pose pas les bonnes questions avant.

En France on a énormément de chance d’avoir un super système de chômage, mais il faut aussi faire attention. Cela peut aussi créer un sentiment de « oh, je tente et après on verra » parce qu’on a l’impression d’avoir un filet de sécurité. Sauf que c’est un filet qui est en fait beaucoup plus court que ce que l’on pourrait imaginer. Avec 60 % de son salaire, beaucoup de Français ne vivraient quand même pas si bien et deux ans, ça va très vite ! 

Ce ne serait pas responsable de la part de sociétés comme LiveMentor ou d’accompagnateurs de se dire que même si le projet n’est pas très clair, qu’on n’est même pas sûr qu’il soit très bon pour cette personne, on va quand même le laisser tenter parce qu’il a son chômage. 

On doit penser au-delà de ça et se demander vraiment à moyen et long terme si on est en train de faire la bonne chose pour la personne qu’on accompagne et pour son projet de vie. On a une responsabilité.

Comment LiveMentor se positionne par rapport à ça alors qu’il promeut l’entrepreneuriat ?

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la mission de LiveMentor n’est pas du tout de convertir tout le monde à l’entrepreneuriat.

Il y a une différence entre « tout le monde doit être entrepreneur » et « tout le monde doit pouvoir entreprendre ». 

Pour nous, l’entrepreneuriat, n’est pas supérieur au salariat. C’est une option et elle doit être disponible pour toutes les personnes qui le souhaitent. 

On joue davantage un rôle d’information et de facilitateur, qu’un rôle d’évangélisation. Notre but n’est pas de faire en sorte que tout le monde devienne entrepreneur. On ne porte pas du tout cette mission-là contrairement à d’autres formateurs qui érigent l’entrepreneuriat comme une religion. 

C’est dans les valeurs de LiveMentor de proposer une approche pragmatique et pas marketing autour de l’entrepreneuriat. 

L’entrepreneuriat n’est pas une solution pour tout le monde, loin de là. 

En revanche, il l’est pour certains. Notre mission c’est de permettre à chacun d’avoir les bons outils. De prendre sa décision avec des arguments objectifs, basés sur des retours terrains et non sur un fantasme. De se lancer pour les bonnes raisons et avec un maximum de conscience. 

On se propose d’aider toute personne qui le souhaite à mieux comprendre ce que veut dire entreprendre, mieux définir son projet et se poser les bonnes, et j’insiste sur “bonnes” questions avant de démarrer. Sortir des discours à paillettes qui parlent de liberté sans rentrer dans le vif du sujet, se forcer à être précis, à poser les questions qui fâchent parfois.  

Amener quelqu’un à entreprendre alors que ce n’est pas fait pour lui, pour nous c’est un échec. 

Si ce n’est pas fait pour eux, parce que pour plein de personnes ça ne le sera jamais, ce n’est pas grave du tout ! Je préfère permettre à quelqu’un de s’en rendre compte en amont, que de le voir dans la vase pendant deux ans et se retrouver à la fin de ces allocations de chômage en ayant passé un an et demi à courir dans la mauvaise direction.  

Notre but c’est d’avoir un maximum d’entrepreneurs qui soient là pour les bonnes raisons. Mais ça sous-entend aussi que pour les personnes qui se posaient les mauvaises questions, ou qui le faisaient pour les mauvaises raisons, nous devons les aider à ne pas ne pas faire ce choix.

Dans un deuxième temps, si ces personnes décident effectivement de se lancer dans l’entrepreneuriat, nous les accompagnons avec une approche très pragmatique, très terrain. 

En sortant du dogme donc, et des discours utopistes. 

En acceptant que 50% des personnes qui seront accompagnées vont vraisemblablement échouer. Parce que c’est comme ça, parce que c’est l’entrepreneuriat. 

C’est cela aussi qui nous a poussé à réfléchir à un accompagnement après l’échec d’un projet entrepreneurial. C’est pour ça que ce bilan de compétences est pertinent également pour quelqu’un qui rebondit après une expérience d’entrepreneur.

Et c’est pour ça que LiveMentor est armé et le mieux placé a pour créer un bilan de compétences qui répond à ces problématiques.

Si vous avez un projet entrepreneurial ou que vous avez déjà entrepris, on est les seuls à ne pas vous proposer de parler avec un psychologue du travail ou un coach mais avec quelqu’un qui a déjà entrepris et qui est coach certifié. 

C’est l’occasion de parler à une personne dont l’approche n’est pas uniquement théorique mais aussi pratique.

La structure du bilan elle même dérive de notre pédagogie entrepreneuriale qui vient du terrain et donc des fameuses 7 000 conversations avec nos entrepreneurs.

C’est une bonne porte d’entrée pour quelqu’un qui décide de se lancer ensuite. 

Ça permet de continuer son parcours en entrant, avec une formation, directement dans le vif du sujet de son projet, puisqu’il est déjà bien défini. Et  comme on est déjà intégré dans la communauté, c’est un bon premier pas pour ne pas multiplier les interlocuteurs et avoir une référence unique sur sa création.

Comment fonctionne le bilan concrètement ?

On voulait un bilan de compétences vraiment centré sur l’entrepreneuriat. 

La première spécificité de notre bilan, c’est qu’il a été pensé avant tout comme un bilan de compétences qui s’intéresse d’abord aux entrepreneurs. 

On a repris pour ça les 12 étapes du livre La Méthode LiveMentor, donc c’est un bilan de compétences qui dans sa structure ne ressemble à aucun autre. C’est le seul à être à être basé sur ce livre et à émaner de discussions avec 7 000 entrepreneurs. C’est vraiment un bilan qui est né en discutant avec des entrepreneurs pour des entrepreneurs. 

La deuxième chose c’est que ce bilan s’adresse à la fois à une personne qui souhaite entreprendre et à quelqu’un qui a déjà entrepris et réfléchit à son étape d’après. 

Typiquement un problème qu’on voit assez souvent, c’est celui de personnes qui ont un projet qui n’a pas fonctionné – rappelons que c’est le cas de quand même à minima la moitié des projets. 

L’entrepreneuriat reste très risqué donc c’est normal que dans une école pour entrepreneurs certains ne réussissent pas dans leur projet. 

On se rendait compte que ces personnes avaient du mal à valoriser leur expérience ou parfois n’en avaient pas du tout conscience. Ce bilan s’adresse aussi à ceux qui se demandent comment rebondir. “Est-ce que c’est un CDI, est ce que c’est peut-être un autre projet entrepreneurial ?”  

Je pense que là-dessus, encore plus que pour les créateurs, c’est vraiment un plus d’avoir un mentor pour entrepreneurs dans ce bilan de compétences. On n’est pas face à un psychologue du travail, on est face à une personne qui est aussi capable de traduire en compétences le vocabulaire entrepreneurial que vous allez lui raconter. 

Ce n’est pas quelqu’un qui va faire des yeux tout ronds lorsque vous allez parler d’une négociation client qui s’est mal passée ou qui va vous juger. C’est quelqu’un qui l’a déjà fait aussi et qui va être d’autant plus capable de faire le pont entre l’expérience entrepreneuriale et les compétences parce qu’il a vraiment vu le terrain. 

Si vous êtes dans une phase de création, le coach sera capable de vous dire avec des mots beaucoup plus objectifs s’il a le sentiment que le projet est bancal. Parce qu’il sait, pour s’être lui-même lancé certainement avec un projet bancal un jour, que ça n’ira pas et il en sera d’autant plus sincère.

En effet, il y a beaucoup de discours un peu naïfs du type « quand on veut on peut », et je pense qu’il faut rester un peu sérieux sur les vraies compétences que nécessitent certains projets. 

Le mentor entrepreneur, lui, peut accompagner tout le travail autour de la construction du projet. Il peut tester la viabilité du projet, interroger sa solidité, celle des compétences du porteur.

En plus, il sait poser les bonnes questions en amont pour s’assurer que la réalité de l’entrepreneuriat correspond à un projet de vie. 

Tout peut s’apprendre en soi, mais il faut quand même écrire dans le marbre que si on souhaite, par exemple, se lancer en tant qu’ébéniste il va quand même falloir apprendre l’ébénisterie. 

C’est le cas pour les métiers artisanaux, mais sur des projets de reconversion  professionnelle en freelance en marketing digital par exemple, cela veut dire qu’il va falloir apprendre deux métiers : celui d’être freelance et celui du marketing digital. 

Si on veut faire ça en partant du métier d’auxiliaire de vie par exemple, ça sous-entend de décomposer le projet parce que, tout faire en même temps, ça peut être catastrophique. 

Donc on peut se dire, la première chose à faire c’est déjà d’apprendre le marketing digital et voir le projet plutôt à 1 ou 2 ans. Commencer en gardant son job à soi et en se formant le soir puis progressivement passer à un mi-temps et commencer à vendre des missions à côté… 

Il faut faire rentrer le projet de vie dans le réel. Sortir des injonctions un peu sexy comme « on se lance dès maintenant » parce que dans le monde réel où les gens ne lèvent pas des millions d’euros  et doivent payer un loyer, ça peut aboutir à des catastrophes

C’est important de remettre les choses dans le contexte. La séparation entre réalité pro et perso dans l’entrepreneuriat est très fine, donc on doit construire le projet de vie en prenant aussi compte des ressources disponibles.

Merci Anaïs pour cette présentation ! LiveMentor propose un bilan de compétences vraiment pas comme les autres avec une approche inédite et très ancrée dans la réalité. Oyhana a testé le pilote, dans son retour d’expérience sur le bilan de compétences entrepreneuriales, elle nous parle de tout ce qu’il lui a permis de construire.

Vous pouvez dès aujourd’hui vous inscrire et profiter de l’une des 15 places disponibles pour notre bilan de compétence ! Sachez que vous pouvez obtenir un financement pour votre bilan de compétences.

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Hannah Cassar

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