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Comment financer son activité ?

Comment financer son activité ? Quel type de financement pour mon projet ?

L’exercice passionnant du Business Plan que nous vous proposons dans l’article « Comment construire un Business Plan qui donne envie d’investir ? » vous permet de décrire noir sur blanc ce projet qui vous habite tant, de le chiffrer comme un financier en herbe et de mettre en exergue un besoin de financement, quel qu’il soit.

Car oui, qu’importe votre projet et qu’importe votre investissement de départ, un besoin de financement et donc de trésorerie sera nécessaire pour vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

Après avoir analysé votre situation financière actuelle et prévisionnelle, nous pouvons nous interroger sur cette question aux dimensions métaphysiques : comment vais-je financer mon entreprise ?

Nous allons éclaircir ce sujet délicat, mais passionnant, rien que pour vous !

Le financement interne

Intéressons-nous dans un premier temps au financement interne, c’est-à-dire à vos liquidités disponibles.

L’apport personnel, comme pour un achat immobilier, est souvent utilisé, voire obligatoire, pour couvrir les frais de démarrage.

Il permet à un potentiel investisseur externe d’être rassuré sur la viabilité du projet et sur la motivation de l’entrepreneur.

Idéalement, l’apport personnel doit représenter 30 % du budget total prévisionnel.

Enfin, cet apport aide à réduire un ratio financier tel que le taux d’endettement global, et augmente la capacité d’endettement de votre entreprise sur le moyen terme.

Des méthodes de financement dites exotiques !

Avant de vous engouffrer dans des méthodes plus complexes, et après avoir vidé vos poches des quelques deniers précieusement économisés, allons regarder ensemble du côté des solutions alternatives, mais idéales pour vous lancer.

La love money pour financer votre activité

En effet, pourquoi ne pas aller gratter les fonds de tiroirs de votre famille et de vos amis ?

On appelle ça la « love money ».

Cette méthode, sans ouverture au capital et sans aucune contrepartie exigée (à l’exception d’une niche fiscale pour le donateur), est un excellent gage de confiance pour un futur dossier d’emprunt et de financement externe.

À noter : la « love money » peut être assimilée à un prêt à taux avantageux, mais également à un apport en
capital.

Le crowdfunding pour financer votre activité

Le financement participatif, appelé crowdfunding est une autre forme de financement exotique, de plus en plus répandue d’ailleurs pour le soutien des petits projets.

Il repose sur une récolte de fonds qui viendront les financer en amont de leur création.

Le don (ou l’investissement) sous-entend une contrepartie bien souvent matérielle.

À noter également : le crowdfunding peut devenir un « crowdlending », où il ne s’agit non plus d’un don, mais d’un prêt avec un taux très intéressant côté investisseur (9 % en moyenne).

Tout naturellement, cette méthode rencontre une forte croissance en cette période de morosité financière.

Enfin, en tant que bon entrepreneur, il ne faut pas hésiter à aller frapper à toutes les portes.

Il est toujours important de bien garder en tête que des aides et des subventions existent sous différentes formes : prêts, aides fiscales, cautionnements…

De célèbres institutions financières comme BPI France regorgent de solutions pour les porteurs de projets.

L’endettement, une étape clé dans la vie d’un entrepreneur ?

Une fois toutes ces méthodes de financement activées, et pour passer à la vitesse supérieure, il va falloir augmenter votre niveau de trésorerie pour maximiser les investissements et accroître votre activité.

Rien de tel, alors, que d’aller non plus demander, mais emprunter de l’argent pour financer son projet avec de la dette.

Attention, il existe une réelle peur de l’endettement en France, ce qui peut être une erreur.

Comme le disait Joseph Schumpeter :

« On ne peut devenir entrepreneur qu’en devenant auparavant débiteur. S’endetter appartient à l’essence de l’entreprise et n’a rien d’anormal. »

Une fois votre peur de l’endettement vaincue, il est nécessaire d’avoir en tête que pour emprunter, il faut séduire des partenaires financiers, qui ne sont pas les plus faciles à amadouer… d’où l’importance d’un business plan solidement préparé, maîtrisé sur le bout des doigts, et d’un financement personnel en amont pour donner de l’assurance à votre projet.

Il est fort probable de vous voir refuser la première demande de prêt bancaire.

En effet, votre inexpérience à présenter un projet vous empêchera sûrement de convaincre au mieux les banquiers.

Apprendre donc à anticiper les questions améliorera votre plaidoyer.

Ainsi, lors de votre deuxième, voire troisième tentative, les banquiers verront chez vous un entrepreneur maîtrisant son sujet.

L’endettement n’est pas uniquement possible en externe, mais aussi en interne.

Pour pallier un manque de liquidité, le compte courant d’associés est l’une des formes les plus avantageuses.

Un associé réalise alors un prêt à son entreprise, prêt inscrit au passif du bilan, et tout le monde s’y retrouve : le taux d’intérêt est inférieur à celui du marché et les intérêts sont déductibles du résultat fiscal.

Que demander de plus ?

L’Equity pour financer son activité

Equity, Equi… quoi ?

Vous avez joué toutes vos cartes, utilisé vos fonds propres, ceux de votre entourage, obtenu le soutien d’une communauté de généreux donateurs, le « soutien » d’une banque.

Mais cela ne suffit pas pour financer votre activité et faire face à votre besoin de liquidité grandissant, en raison de votre projet qui connaît une croissance à deux chiffres.

Dans ce cas, un terme vous sera familier : l’Equity !

L’Equity est un type de financement qui repose sur l’obtention de fonds contre une entrée dans le capital de votre entreprise.

Nous parlons alors d’investisseurs, qui deviennent en partie propriétaires de votre projet, et qui seront bien évidemment intéressés financièrement par celui-ci.

Rentrer dans le capital d’une société n’est jamais anodin, et des retours sur investissement sont très souvent exigés.

Cette méthode est adaptée pour les entreprises qui ont déjà validé leurs indicateurs de croissance.

 

Actionnaires, Business Angels et levée de fonds

Accueillir de nouveaux actionnaires nécessite un travail de longue haleine : la célèbre levée de fonds !

Elle peut se faire auprès de Business Angels (investisseurs indépendants) ou de fonds d’investissement (structures dédiées aux financements).

Attention ! Cette levée de fonds, et donc cet apport en capital, sera concrétisée par un pacte d’actionnaires, introduisant des objectifs à respecter afin de prévoir une porte de sortie dans le moyen ou long terme pour les investisseurs.

réunion pour financer son projet

Zoom sur le processus de levée de fonds : Pour réussir une levée de fonds, il faut rendre un projet intéressant en un projet plus qu’intéressant, et compter entre 9 et 12 mois.

Ce travail est souvent comparé à une course de fond et à une phase de séduction.

Il ne faut pas être un sprinteur, mais un marathonien qui enchaîne les épreuves tel un athlète de haut niveau : les séances de pitch (auditions), les due diligences (audits) et les refus… avant d’atteindre le Graal !

N’ayez crainte, même en situation déficitaire, des acteurs dédiés peuvent vous soutenir. C’est ce qu’on appelle le capital-risque.

Cela consiste à investir dans des startups qui n’ont pas encore trouvé de point d’équilibre financier.

Il est fortement recommandé de se faire accompagner pour appréhender au mieux ce processus de levée de fonds, et se protéger sur les aspects juridiques de celle-ci.

Mais qu’est-ce que je vais faire de toute cet oseille ?

Un business plan dans une poche et des fonds dans une autre, vous êtes prêt à passer à la suite de l’aventure entrepreneuriale, une suite davantage tournée vers l’opérationnel.

Gardez bien en mémoire, et ce tout au long de votre parcours et qu’importent vos décisions stratégiques, qu’il est essentiel de devenir au plus vite un excellent gestionnaire.

La bonne gestion de votre trésorerie fera de votre projet une entreprise viable et pérenne : la trésorerie est le nerf de la guerre !

« Cash is king »

Pehr G. Gyllenhammar

Mehdi Saoud — Directeur administratif et financier
Mohamed Bensenouci — Contrôleur financier

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