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Comment financer une partie de son projet via la Love Money ?

Comment financer une partie de son projet via la Love Money ? Les conseils qui suivent sont tirés de véritables expériences, la mienne et celle d’une amie qui lance sa marque de serviette Lamaniak, via une plateforme de crowfunding 

Contrairement à tout ce que l’on peut trouver sur le web à ce sujet, je vais vous livrer une stratégie concrète de A à Z pour bénéficier des avantages de ce type de financement.

Je vous rassure, vous ne tomberez pas face à une liste d’astuces trouvées au hasard sur le web.

La Love Money offre une réelle opportunité pour financer son projet, à condition de bien préparer la levée de fonds et d’y travailler dur.

Je tiens à le préciser dès maintenant. Si vous cherchez une baguette magique pour faire affluer du cash et obtenir des financements en faisant 3 posts sur Instagram, ça ne marchera pas. 

En revanche, si vous êtes prêt à transpirer et vous battre avec passion pour votre projet, alors vous pouvez envisager cette source de financement.

Une si opportunité si pertinente pour lancer son projet que nous avons décidé d’y consacrer une vidéo de cours complète dans notre formation Création d’Entreprise.

Et la lecture de cet article vous permettra de savoir où concentrer vos efforts, et ce que vous devez faire. Les conseils que vous allez lire pourraient faire la différence entre l’échec du projet ou au contraire sa mise en orbite.

Alors, prêt pour vous lancer vers l’infini et au-delà ?

I. Qu’est-ce que la love money ?

C’est une vraie alternative aux banques. Certains projets ont besoin d’un investissement de départ. Il n’est pas toujours possible de se lancer sur ses fonds propres ou d’obtenir un prêt bancaire.

La Love money, c’est le montant que vous pouvez récolter auprès de vos proches (amis, famille, entourage, etc.), mais aussi de son cercle de fans sur les réseaux afin de poser les bases de son projet de création d’entreprise ou de passer à une nouvelle étape.

Ces apports, que l’on pourrait assimiler à une épargne relationnelle, peuvent aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros.

Il s’agit d’une somme importante, pour effectuer la mise en route ou amorçage du projet (pour parler comme les fonds d’investissement). 

Le concept est né aux États-Unis dans les années 1960. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe aujourd’hui des outils pour vous faciliter la tâche. Ce sont des plateformes qui vous aident à lever des fonds.

a) Quelle différence avec le crowdfunding ?

Le crowdfunding, souvent traduit par financement participatif, est un recueil de fonds qui se fait hors des circuits traditionnels de la finance (banque, capital risque, business-angel). Il sollicite directement le grand public. 

Il constitue aujourd’hui un véritable levier de création et de croissance pour le projet d’un entrepreneur. 

La différence se situe au niveau de l’audience, mais le fonctionnement est le même. La love money vise le cercle proche. Le crowdfunding est destiné aux foules (crowd en anglais).

En réalité, mobiliser son cercle proche pour initier une levée de fonds permet souvent de pouvoir solliciter ensuite une audience plus large. Souvent, la love money et le crowdfunding fonctionnent ensemble.

b) La love money, comment ça marche ?

Pour profiter à fond de ce mode de financement, la toute première étape consiste à examiner en détail son réseau, à fouiller dans son téléphone pour inventorier ses contacts, à scanner ses relations dans son répertoire d’adresses email.

Ce simple exercice vous donnera une idée du potentiel de votre réseau. 

Mais il vous permettra aussi de solliciter des talents (photographes, communicants, influenceurs) qui pourront vous aider à préparer, puis lancer votre projet. En regardant de près votre réseau, vous verrez que vous pouvez aussi mobiliser les compétences de chacun.

ATTENTION : à cette étape, rangez bien au fond de votre placard votre timidité et tout syndrome de l’imposteur. Vous pouvez les laisser là de toute façon. Ils ne vous serviront à rien. 

Demandez ! Osez ! Au pire, vous recevrez un refus. Vous n’allez pas en mourir. 

Mettez en avant votre implication pleine et entière à ce projet. Comme si vous étiez un flambeau, vous allumez autour de vous des torches. Ce que je veux dire à travers cette métaphore un peu niaise, c’est que ça part de vous. 

II. Présentation des plateformes de love money

La plateforme que j’ai testée, c’est Ulule. Son gros plus, c’est l’accompagnement. Il y a un process de validation du projet. La plateforme donne de nombreux conseils par email.

Ils vérifient le profil, les photos, les contributions. Ils aiguillent même dans la stratégie de lancement du projet.

Mon amie m’a raconté que l’équipe d’Ulule était très réactive et elle avait même obtenu une réponse une fois à minuit ! 

Ulule a permis à quelques startups et marques innovantes de se lancer, comme Popee, la start-up qui vend du papier-toilette « made in France ».

Si on a un petit budget, on peut avoir un conseiller personnalisé. Et Ulule va mettre plus en avant la campagne sur sa plateforme, dans sa newsletter et sur son compte Instagram. Le projet bénéficie alors de plus de visibilité. 

Il existe d’autres plateformes, comme Kiss Kiss Bank Bank ou Kickstarter pour citer les plus connues. Si vous voulez un panorama complet, vous pouvez consulter la liste ultime des plateformes de crowdfunding.

III. Comment préparer le financement de son projet avec la love money ?

La préparation est sans conteste l’étape la plus importante. C’est aussi l’étape la plus souvent négligée par un porteur de projet. 

1/ La présentation du projet

Il y a beaucoup d’éléments visuels pour présenter le projet et être crédible. Il faut de belles photos et des vidéos.

Pensez à soigner tout particulièrement la vidéo de présentation. C’est celle que l’on voit en premier quand on arrive sur la fiche.

Quelques conseils :

  • Montrez-vous. Il est important d’incarner le projet. C’est mieux quand c’est le fondateur ou la fondatrice qui parle.
  • Montrez le produit, le prototype, les maquettes. Montrez ce que vous faites. 
  • Ne lésinez pas sur la qualité : la vidéo est votre meilleure ambassadrice !
  • Travaillez le copywriting. C’est valable pour la présentation texte aussi. Concrètement, mettez en avant pourquoi vous voulez faire ce projet. Souvenez-vous de Simon Sinek qui démontre que les gens achètent pourquoi vous le faites, pas comment ou ce que vous faites. Parlez des bénéfices du produit. Et mettez en valeur les facteurs différenciants (made in France, éco-responsable, etc.).
  • Enfin, mettez des sous-titres (beaucoup de gens regardent les vidéos sans le son de nos jours). 

Exemple de vidéo : Projet Hero

La plateforme Ulule valorise beaucoup les entreprises à impact : commerce solidaire, marque de vêtements éco-conçus, service qui lutte contre l’isolement de populations fragiles, etc. 

Si votre projet d’entreprise entre dans ce cadre, vous pouvez bénéficier de partenariats avec de grandes enseignes comme Contrex qui soutient les femmes entrepreneurs. 

Le projet doit être en lien avec les valeurs de la grande marque. 

2/ L’objectif de la collecte

Lorsque vous choisissez l’objectif de la levée de fonds, vous devez garder deux choses en tête. Il ne doit pas être trop élevé : le principe, c’est que si le montant n’est pas atteint dans le temps imparti, tous les contributeurs sont remboursés. 

Cependant, le montant doit être suffisant pour vous permettre d’accomplir l’objectif que vous vous êtes fixé. 

La bonne nouvelle, c’est que la cible peut être dépassée !

3/ La durée de sa campagne

La durée des levées de fonds peut aller de 30 à 60 jours. Entre 30 et 40 jours, c’est généralement une bonne option.

Rappelez-vous que vous allez devoir animer la campagne durant toute cette période.

4/ Les contreparties

On peut solliciter des donations sans contrepartie. 

Puis, vient le choix des contreparties. On peut alors proposer son produit en précommande. C’est ce qui est génial, car ça permet de se faire une clientèle. 

Quelques conseils élémentaires : 

  • ne mettez pas trop de contreparties
  • ne mettez pas un seuil trop élevé pour les premières
  • mettez une contrepartie avec un montant très élevé pour les gros contributeurs dans votre cercle proche et les business-angels qui seraient séduits par votre projet.

Il faut savoir que les plateformes de crowdfunding attirent des investisseurs. Ils peuvent sentir le fort potentiel d’un projet et vouloir lui donner un coup de pouce. 

Pour peaufiner la présentation de votre projet, inspirez-vous des projets réussis. Regardez en détail comment ils font. 

Par exemple, il est très important d’expliquer en détail pourquoi vous avez un besoin de financement et le développement de l’entreprise qu’il va permettre. Le modèle du genre, c’est la vidéo de présentation du projet Noob, le film. 

Vous pouvez aussi consulter les conseils du support d’Ulule ou les conseils de la plateforme Kiss kiss bank bank.

IV. Mener sa première campagne pour attirer la love money !

Avant de lancer la campagne, préparer en amont le projet. Commencez à en parler à votre cercle proche, à vos contacts et relations. Vous pouvez même réaliser des vidéos teaser.

Commencez à susciter l’intérêt de préférence plusieurs mois à l’avance. Vous pouvez créer une newsletter du projet.

Mais profitez aussi des rencontres physiques (familiale, amicale…) pour expliquer le projet et leur faire savoir que vous avez besoin de leur soutien.

1/ Première phase : le lancement en interne 

Les plateformes de crowdfunding recommandent de mettre en ligne le projet et d’élargir l’audience seulement lorsqu’on atteint 30 % à 40 % du financement.

Il y a déjà une cagnotte qui incite les autres à participer. 

C’est aussi à partir de ce seuil qu’un gros investisseur peut décider de s’impliquer dans le projet.

Mon amie qui mène sa campagne au moment où je rédige cet article a 7 contributeurs potentiels (des personnes qui suivent le projet et regardent comment il évolue).

La love money constitue le tremplin avant d’aller chercher d’autres investisseurs via les réseaux sociaux par exemple. C’est là où vos efforts lors de la préparation pour mobiliser vos proches porteront leurs fruits.

2/ Deuxième phase : diffuser le projet

Une fois que vous avez sollicité votre réseau, vous pouvez vous mettre sur tous les canaux de communication possible.

Vous pouvez :

  • utiliser vos proches pour qu’ils diffusent à leur tour le projet à leurs contacts ;
  • utiliser les réseaux sociaux ;
  • utiliser des mailing-lists : la sienne si on a déjà une communauté (la situation idéale) ou bien tisser des partenariats. Par exemple : pour mon projet, un ami chef d’entreprise avait mis à disposition sa mailing list pour un bon coup de pub.
  • solliciter des influenceurs de son écosystème ;
  • voir si l’on peut se faire relayer par un blog ou encore mieux, par un média ; 
  • faire de la pub payante. Exemple : mon amie a prévu de promouvoir sa campagne sur Instagram.

L’important, c’est de faire vivre la campagne. Pour cela, vous pouvez raconter les coulisses du projet, donner des anecdotes, mais aussi préparer des vidéos surprises pour montrer un peu plus du produit, parler de l’avancée vers l’objectif.

On peut avoir de très belles surprises avec une telle campagne. 

J’ai une amie, produisant un album de musique via une plateforme de Crowdfunding, qui a reçu une contribution de 3000 € d’un investisseur néerlandais. C’était un parfait inconnu qui travaillait dans la finance et qui a eu un coup de cœur pour le projet. 

V. Love money — la rampe de lancement (avantages et inconvénients)

Avantages :

C’est une façon de fédérer une communauté (ou de faire grossir sa communauté).

Les plateformes de crowfunding offrent la possibilité de se faire remarquer. En fait, cela permet à son entreprise de gagner de la visibilité.

Ça donne un élan au projet.

Inconvénients : 

Cela demande du temps. Quand on a une activité à côté, c’est un vrai challenge. Le manque d’argent nécessite d’être compensé par un investissement en temps.

Conseil : lancer le projet en équipe ! Ne le faites pas seul ! ça peut être compliqué si c’est un side project (et qu’on travaille la journée), si on est parent, etc. 

Et il faut bien assurer les contreparties !

Le mot de la fin

Comme souvent dans l’entrepreneuriat, la réussite requiert de la préparation, du travail, et de la discipline. Même s’il peut y avoir de bons moments de rigolade. Et aussi des belles surprises.

Mon amie qui développe son projet Lamaniak a eu dans les contributrices une grande actrice française (le projet tombait au moment où elle déménageait et elle avait besoin de serviettes !).

Je vous souhaite bonne chance pour le lancement de votre projet. Sachez qu’il existe toujours des moyens pour récupérer des fonds ! Taïg Khris en est la preuve vivante. 🙂

Et dites-moi en commentaire si vous songez à ce mode de financement et les questions que vous vous posez. Je ferai en sorte d’y répondre du mieux que je peux juste en dessous de cet article !

Cours par mail sur la création d'entreprise

Mathias Savary

Mathias Savary

Rédacteur @LiveMentor

La VRAIE disruption dans le marketing digital N’est PAS technologique. Elle vient de l’écrit. Elle est poétique !

Connais-tu la fable du geek et du rat de bibliothèque ? Ce n’est pas une fable de La Fontaine. C’est l’histoire qu’on m’a racontée quand j’étais au collège.

On m’a dit que le monde appartenait aux filières scientifiques et aux écoles de commerce. On m’a dit qu’en dehors de l’enseignement, la filière littéraire était une voie de garage.

Avec l’émergence d’Internet, le mensonge a pris de l’ampleur. Le Bac L s’est ringardisé. De son côté, le geek — le féru de programmes informatiques rejoignait l’ingénieur et le diplômé d’école de commerce au panthéon du cool.

Je ne suis pas un geek. Je suis un rat de bibliothèque. Passionné par l’écriture, je me suis entêté dans cette voie de garage et, à côté de petits boulots (opérateur de saisie informatique !!!), j’ai noirci des pages et des pages. Je me suis forgé en tant que copywriter. Et un jour, j’ai découvert qu’on m’avait menti.

Internet n’est pas le royaume des programmeurs, des ingénieurs et des financiers ! Internet appartient aux raconteurs d’histoires, aux storytellers, aux créateurs de contenu, aux influenceurs.

Depuis 2014, j'exerce le métier de rédacteur web. Je participe au hold up des littéraires sur l'économie digitale. Et c'est vraiment cool.

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