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image montrant un homme dépité et stressé

Le syndrome de l’imposteur est le pire fléau de l’entrepreneur

Le syndrome de l’imposteur, fléau de l’entrepreneur.

 

Je suis un imposteur.

 

Je suis longtemps resté bloqué à penser ça. 

 

Être entrepreneur, c’est être un peu comme une chenille sur sa branche. 

On installe son cocon dans une zone exposée, on démarre son processus de création et on développe petit à petit sa chrysalide.

 

Quand j’ai démarré ma première entreprise, j’avais clairement la sensation d’avoir raté ma chrysalide. 

Oui, j’étais prêt à en découdre, motivé comme jamais auparavant. 

 

Mais après 6 mois à batailler pour vendre des corrections de cours pour des élèves de classe préparatoire, je me suis rendu compte qu’avec 16 petits euros de chiffre d’affaire, j’étais passé à côté du développement concret de mon idée. 

 

J’en suis ressorti dépité.. Et ça aurait pu s’arrêter là. 

 

J’aurais pu abandonner, lâcher l’affaire, redescendre de l’arbre et partir me terrer quelque part. C’était sans doute la solution logique.

 

Mais pourtant, je suis bien là aujourd’hui à écrire ces lignes. J’ai changé de branche d’arbre, démarré une nouvelle chrysalide, et cette fois, c’est LiveMentor qui est sorti de ce cocon.

 

Si j’ai hésité à recommencer, c’est parce que j’ai eu la sensation d’être illégitime suite à mon échec. 

 

Le syndrome de l’imposteur


Vous savez ce que c’est ?

 

C’est cette petite voix qui quand te dit sans cesse : “Tu n’as rien à faire là. Tu n’es pas à ta place. Tu ne peux pas y arriver. Ce n’est pas normal.”

Si ça vous est arrivé, sachez que vous n’êtes pas seul. Il touche 65 % de la population, et c’est encore plus le cas quand on est autodidacte, comme certains d’entre vous !

 

J’en ai discuté il y a quelques semaines avec Bernard Zirnhelt, l’un de nos élèves qui a décidé de se lancer à son compte. 

Bernard est entrepreneur. Son métier est simple : il prête sa plus belle plume à ses clients.

 

Comme de nombreux entrepreneurs, il travaille depuis chez lui. Mais il a la chance d’avoir son bureau situé au beau milieu des Alpes. 

Quelle plus belle vue que celle-là pour réaliser ses rêves ?

 

Magnifique, non ? J’imagine que je ne serais pas le seul à vouloir lui demander une place à ses côtés ! 

 

Il regarde régulièrement la montagne, la nature… Et l’utilise pour créer le cadre qu’il aime pour se concentrer et avancer.

 

Chaque été, devant sa fenêtre, un paysan vient installer ses vaches dans le pré. Bernard a donc 35 nouvelles voisines et bénéficie d’un concert improvisé de cloches pour se divertir. 

 

(Situation parfaite, sauf quand il est au téléphone avec des clients qui lui demandent quel est ce bruit qu’ils entendent !)

 

Aujourd’hui, il apprécie son mode de vie, entre son travail, les moments de partage avec sa femme, et l’inspiration que lui apporte la nature. 

 

Alors en lisant ces lignes, on se dit que tout va bien, qu’il n’y a pas d’ombre au tableau !

 

Et pourtant, Bernard est touché par le syndrome de l’imposteur.

 

Bernard a toujours travaillé dans l’ombre. 

 

Il a longtemps écrit des discours pour des élus, en mairie. Plutôt sympa non ? 


Mais, lorsqu’un discours est prononcé, on entend que la parole de l’orateur : 

les écrivains ne sont jamais cité. 

 

Quand tu écris le discours d’un élu pour qu’au final il n’en n’utilise que la moitié puis n’en fait qu’à sa tête, et ne t’explique pas pourquoi il a changé des détails, ça te frustre

 

Il s’est formé par lui-même, directement sur le terrain.
Et il faut avouer que la remise en question peut vite pointer le bout de son nez quand vous n’avez suivi aucune formation concrète. 

 

A la fin de son salariat en mairie, l’élu pour lequel il travaille n’est pas réélu. Il perd son travail et décide alors de repenser complètement son activité. 

 

Il aime écrire, mais pour pouvoir être épanoui, il faut qu’il s’occupe de l’ombre à son tableau.

Pour combattre le syndrome de l’imposteur, une seule solution s’offre à lui : La pratique. 

 

Malgré son syndrome, Bernard ne cesse pas d’écrire. 

 

Il partage ses écrits et les retours de ses lecteurs lui ont permis de réaliser la valeur de sa plume, qui n’était désormais plus dans l’ombre !

 

Sans pratiquer régulièrement, je risquais de retomber facilement dans mon sentiment d’imposteur

 

Et il a raison : passer à l’action lui permet de se prouver sa valeur. 

 

En se sentant illégitime, votre estime de soi pour accomplir vos objectifs sera au plus bas,  vous empêchant d’avancer comme vous le souhaitez.

 

Mais en utilisant la pratique, vous affûtez votre meilleure arme face à votre sentiment d’illégitimité !

 

N’hésitez pas à aller jeter un oeil au travail de Bernard !

 

C’est un sujet que nous avons abordé au sein de la communauté LiveMentor, et qui a généré beaucoup de réponses ! 

Suite au post sur le groupe, j’ai pu discuter avec la communauté à propos des problématiques de ce syndrome et ses solutions. 

 

On a repéré 3 pièges lié au syndrome de l’imposteur :

 

  1. Sous-estimer sa valeur
    Quand on ne se sent pas légitime, difficile d’avoir une bonne estime de soi et de la valeur qu’on apporte aux autres. Et dans de telles circonstances, comment réussir à oser vendre ET se vendre ?
  2. Se former mais ne pas agir
    Afin de retrouver sa légitimité, un des choix fréquent (et pertinent!) est de se former. L’idée est bonne, mais attention ! Il est facile de tomber dans une spirale de formation, de se former sans cesse, à outrance, en se disant qu’à un moment, à force de se former, on se sentira enfin prêt.
  3. Eviter les opportunités
    Quand on a pas confiance en soi, on a tendance à éviter/fuir la confrontation.
    Les opportunités qui se présentent à nous sont alors vécues comme des épreuves; paralysés par la peur de l’échec, on préfère ne pas prendre le risque de décevoir.

Pourtant, rien de tel qu’une opportunité pour se prouver à soi même ce dont on est capable.

 

Alors faut-il tout jeter du syndrome de l’imposteur ?
Peut-il vous aider à déployer votre potentiel ?

 

Une des membres de la communauté LiveMentor a su transformer le syndrome de l’imposteur en force incroyable pour avancer.

Elle s’appelle Marjolaine, et elle entreprend depuis maintenant 10 ans.

 

 

Je me suis formée seule depuis dix ans, je n’ai jamais eu de collègues, de mentors ou de modèles pour m’aider. Et j’ai toujours eu le sentiment de ne jamais savoir où j’en étais en termes de compétences.

 

10 ans que Marjolaine vogue sur son bateau, avec comme mousse ce cher syndrome de l’imposteur. 

 

Elle n’a jamais réussi à le faire partir bien que son activité se développe de façon exponentielle.

 

Comment fait-elle pour garder sa boussole et maintenir son cap ?

 

Marjolaine a une approche imparable :  “Je pense que c’est grâce à ce syndrome que j’arrive à développer des choses – comme je ne connais pas le cadre ni les repères, je déborde allégrement !

 

Elle suit donc ses envies et son intuition. Elle s’est formée seule. Elle ne sait pas les règles dans son domaine. Mais est-ce que ça lui attire des ennuis ? 

Non, bien au contraire !

 

Si Marjolaine est victime de son syndrome, elle est aussi victime de son succès ! 

 

Les clients et les projets s’enchaînent : elle a en ce moment 12 livres en cours d’écriture ! (Rien que ça..)

 

Ce qui la freine est aussi ce qui lui sert de moteur.

 

A cause de son syndrome, elle n’a cessé d’expérimenter en suivant son intuition. C’est ce qui a forgé ses compétences et sa réussite.

 

Mais c’est également ce qui la fait douter en permanence de la valeur de son travail. Cela génère beaucoup de stress et de fatigue pour elle..

 

Alors, que faire pour ne profiter que des avantages ?

 

Tout comme Marjolaine, sortir du syndrome de l’imposteur demande de passer à l’action.

Il est essentiel pour un entrepreneur de prendre confiance en soi. Il faut avancer face à ses incertitudes, ses doutes et ses peurs. C’est inconfortable, mais en l’abordant petit pas par petit pas, de nombreuses barrières vont s’écarter. 

 

Vous ne savez pas tout faire, mais c’est en passant à l’action que vous allez découvrir vos forces et progresser.

J’ai un exercice pour vous aider !

 

Le traitement principal contre le syndrome consiste à retrouver la confiance et à être réaliste sur sa valeur. 

Pour y parvenir, je t’invite à répondre en commentaire à cette série de questions : 

 

  1. Quelle est la chose que vous faîte le mieux ? Pour laquelle vous avez du talent ?
  2. Quelle action avez vous accompli depuis un mois dont vous êtes fier ? 
  3. Quelles ont été vos deux dernières réussites ?

 

(Je vous invite à lire aussi les réponses des autres élèves, je suis sûr que vous allez vous reconnaître dans certaines !)

 

A très vite, 

 

Alexandre et toute l’équipe Livementor

 

On vous montre ici comment faire en 3 étapes ! Cela nous permettra de bien communiquer avec vous.

 

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Alexandre Dana

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