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S’armer de patience dans sa demande de financement de formation

Dans la communauté LiveMentor, les projets que l’on rencontre sont plus inspirants les uns que les autres. Et pourtant, beaucoup d’entrepreneurs et de passionnés ne parviennent pas à bénéficier d’un financement de formation professionnelle, qui les empêche d’enfin se lancer et réaliser le rêve qui les passionne. 

Nous avons donc décidé d’aller à la rencontre de nos élèves qui ont vu leur demande de financement professionnelle acceptée : par quelles étapes sont-ils passés ? Quels sont leurs conseils et astuces ? Qu’est-ce qui a pu jouer en leur faveur ?

En 2019, après s’être offert la formation WordPress, Lolita décide de monter en compétences et de se former à nouveau. 

Quel projet as-tu présenté pour obtenir ton financement ?

Blogueuse depuis 2012, j’ai créé Atoutecrire qui donne  des conseils à mes lecteurs pour rédiger des écrits personnels et professionnels. J’ai appris de façon autodidacte les rouages de la rédaction web et du référencement naturel. Je compte près de 200 000 visiteurs par mois et un classement de bons nombres d’articles dans le Triangle d’or de Google.

En juillet 2018, suite à une rupture conventionnelle difficile, je fais une longue introspection sur mon métier qui est alors l’assistanat de direction. Je me rends compte que ce sont mes capacités rédactionnelles sur le web qui ont toujours fait la différence, dans mes postes. Cette même année, je croise la route de Livementor et m’autofinance la formation WordPress. Les échanges avec la communauté m’apportent ce qu’il me manque depuis longtemps, pour oser me lancer dans l’indépendance : la confiance en moi et en mes capacités de réussite.

Début 2019, je décide de devenir rédactrice web et faire la formation Copywriting, afin d’élargir mes connaissances.

Mes finances personnelles ne sont pas au plus haut et j’ai sérieusement besoin d’un coup de pouce. Il me faudra presque six mois pour réussir à rencontrer une conseillère et obtenir un accord de financement !

Quel(s) organisme(s) as-tu mobilisé pour monter ton dossier ? 

Inscrite et indemnisée par pôle emploi, je me suis tout naturellement tournée vers eux. Le montant total de mon CPF ne me permettait pas de financer l’entièreté de la formation. Le 07 février 2019, je fais une demande par mail, pour rencontrer ma conseillère, afin d’expliquer mon projet professionnel et connaître les démarches à suivre. Je fais le choix de ne pas utiliser mon compte personnel de formation, et d’utiliser l’AIF (Aide individuelle à la formation). Le rdv a lieu le 27 juin 2019, la commission valide ma demande d’AIF le 30 juillet.

Lors de ma première demande, une conseillère en agence m’a simplement dit que je devais fournir un devis de la formation, ceux d’autres organismes comme comparatif, ainsi qu’une lettre de motivation. Autant dire qu’en quelques jours, le tout était soigneusement imprimé et prêt à être transmis. Seulement, rien ne s’est passé comme prévu…

Est-ce que tu as rencontré certains obstacles pour obtenir ton financement ? 

En réponse à mon premier mail, ma conseillère m’inscrit simplement à des ateliers pour créateur d’entreprise. Je réitère alors mon message de RDV qui restera sans réponse. Je me déplace en agence, où l’on m’indique sommairement qu’elle est en arrêt. On m’explique les quelques pièces à fournir pour un passage en commission. Je crois naïvement que tout ira vite. Je ne me sens pas dans l’urgence. Il me faudra cependant attendre un mois pour recevoir l’appel de ma conseillère qui me demande de lui raconter,en quelques mots, mon projet par téléphone.

Je me retrouve alors confrontée à une personne qui  n’a aucune maîtrise des métiers du digital. Il me faudra plusieurs minutes pour lui expliquer ce qu’est un rédacteur web. Lorsque je raccroche, je doute qu’elle sache exposer cela auprès de la commission. C’est alors mon premier regret. Pourquoi, je ne peux pas, moi-même, défendre mon projet face aux personnes qui sont décisionnaires ?

La réponse est sans appel. Mon dossier est ajourné. Les membres de la commission n’ont aucun doute sur ma motivation. Première fois pour eux, selon les dires, qu’ils reçoivent une lettre aussi bien rédigée et déterminée. Oui, mais voilà, ce n’est pas suffisant, ils en veulent plus. Ils me demandent un business plan. Je tombe de haut. Je sais que cela me sera évidemment utile et nécessaire, mais je vois déjà les délais s’allonger. On m’explique que je n’ai pas besoin de réaliser un dossier très détaillé, juste l’essentiel, le marché, la  concurrence, la cible.

Toujours aussi  déterminée, je commence, en parallèle, un accompagnement dans la création d’entreprise, financée par ma région. Nous sommes en avril. Ma chargée de mission est convaincue par mon projet et sa viabilité. Elle s’empresse de le mettre à l’écrit pour Pôle emploi. Elle-même est surprise que cette demande de financement reste ajournée.

Comment as-tu fais pour obtenir, malgré tout, ton accord ?

Je demande une nouvelle fois un RDV, qui restera sans réponse. Ma conseillère est  en arrêt, encore. Savez-vous le plus drôle ? J’ai travaillé un an pour pôle emploi. Je sais à quel point ce boulot est difficile. Alors, malgré, mon agacement, je reste calme et courtoise, parce que chaque personne que je rencontre à l’accueil, lorsque je m’y déplace, n’est pas responsable de ce qu’il se passe. Je demande un suivi avec quelqu’un d’autre.

Ma nouvelle conseillère me propose une rencontre début mai. Malheureusement, je ne suis pas disponible à cette date. Le report m’amène à  la fin du mois. Je maudis les semaines qui vont encore s’écouler. Le « jour J » arrive, dossier sous le bras, je suis pressée d’échanger avec une personne de façon physique. Une heure avant mon entrevue, je reçois un appel : elle a une urgence médicale et ne peut pas me recevoir.

Toute patience à ses limites. Même si je conçois cette malchance, je perds espoir. Les journées qui suivent se font de hauts et de bas. Je décide à contrecœur de faire du sitting dans l’agence pour discuter avec quelqu’un qui m’accorderait un peu d’importance. Je n’ai finalement pas besoin de le faire. Ma détermination doit se lire dans mes yeux et au son de ma voix. J’obtiens une convocation pour un entretien quelques jours plus tard.

Entre-temps, je fais la demande d’un troisième devis auprès de Live mentor.

Nous sommes fin juin. La personne que je rencontre est convaincue et me le dit très clairement. Je prends les devants, en l’interrogeant sur les pièces qui, éventuellement, manquent à mon dossier.

Les membres de la  commission souhaitent savoir si ce projet est viable financièrement.

Je dois établir un prévisionnel avec ma chargée de mission, ce qui se fera fin juillet. Le 25 mon dossier est finalisé et envoyé à pôle emploi. J’ai l’appui de ma chargée de mission, qui a envoyé, depuis le début du suivi, trois mails en ce sens pour attester de la viabilité du projet. J’apprends par téléphone le 30 juillet l’accord du financement !

Quel constat tires-tu de ton expérience ?

Malchance certainement, des membres de la commission frileux sur les nouveaux métiers du web, également. Dans mon cas, la motivation n’a pas suffi. J’ai dû prouver de la viabilité financière de mon projet professionnel. Ce n’est pas un défaut en soi, cela m’a apporté beaucoup dans la conception de mon offre. Cependant, six mois se sont passés, ma période d’indemnisation s’est poursuivie. Ma création effective est retardée.

C’est beaucoup de frustration, d’énergie dépensée et aussi de remise en question. Cette attente entraîne un raz de marée assez destructeur dans l’envie, la motivation et le bien-fondé du projet dans lequel on croit. La communauté Livementor m’a permis de  prendre sur moi, d’échanger, afin de continuer à avancer. Lire les doutes, peurs, craintes, mais aussi les réussites des autres permet de se dire que nous ne sommes pas seuls et qu’importe la situation ou le projet, les émotions partagées sont les mêmes. Cela permet de s’accrocher.

Ce qui est fou, c’est que le côté humain dans l’élaboration de ce projet je le trouve dans la « virtualité » d’un groupe Facebook. Tout ce qui est paperasse administrative se fait à contrario dans des bureaux avec des personnes qui croulent sous les dossiers…

Un conseil ? N’ayez pas peur d’en faire de trop si vous sentez des réticences au sein de votre agence. Dans certaines, les membres de la commission reçoivent un nombre important de demandes de financement. Ils iront vers les projets les plus aboutis.

 

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