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Pourquoi on ne lancera jamais de formation « growth hacking »

Il y a quelque temps, le growth hacking était un sujet que seuls quelques initiés maîtrisaient. Aujourd’hui, c’est un mot à la mode, qui attire de plus en plus de personnes, qui se disent compétentes et expertes.

On reçoit de plus en plus de demandes pour créer une formation dédiée. Notre réponse est toujours la même : « Désolé, mais on ne fera pas de formation sur le growth hacking ».

Avec cet article, on avait envie de vous expliquer pourquoi.

Si l’on creuse, on se rend compte qu’il y a une grande incompréhension sur ce qu’est le growth hacking. 🤔

Qu’est-ce que le growth hacking ?

Le growth hacking est devenu un concept fourre-tout, dans lequel on trouve tout et n’importe quoi :

  • On nous explique comment récupérer (en jargon : scrapper) des adresses mail de prospects potentiels sur Linkedin
  • On nous explique comment automatiser les invitations à liker sa page Facebook
  • On nous présente une liste d’outils « indispensables »
  • etc

growth hacking incroyable fausse technique

De la bouche de certains, le growth hacking est la solution miracle pour résoudre tous les problèmes et permettre à n’importe quelle entreprise d’atteindre une croissance exceptionnelle. 🤑

« Tu n’arrives pas à choisir le bon prix pour ton produit ? Mais, fais du growth hacking ! »

Prenons du recul et posons les bases.

Pour Sean Ellis, qui en est l’un des pionniers, le growth hacking consiste à mener des expérimentations, qui ont pour objectif d’accélérer la croissance d’une entreprise.

Il y a plusieurs choses à savoir :

  • Le growth hacking convient à des startups qui cherchent une croissance ultra rapide, financées par des Capitaux Risques (essentiellement des startups B2B, avec un modèle SaaS)
  • Le growth hacking ne permet pas de démarrer un feu, mais plutôt d’embraser un feu déjà bien allumé. On s’y intéresse lorsque l’on possède déjà un modèle qui fonctionne et que l’on souhaite s’étendre à d’autres marchés et/ou pays
  • Le growth hacking est un sport d’équipe. On parle d’équipes entières qui mènent des expérimentations. L’équipe growth opère en parallèle de l’équipe Marketing : il ne faut pas confondre les deux ! À titre d’exemple, l’équipe growth de Pinterest est composée de 80 personnes.
  • Le growth hacking se base sur ce que l’on appelle le Framework AARRR : Acquisition, Activation, Rétention, Recommandation et Revenue. L’objectif est d’optimiser le rendement de chacune de ces étapes.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout le monde n’a ni l’intérêt, ni les capacités (Et moi le premier ! 😂) à se mettre au growth hacking.  

D’autant plus que les compétences demandées sont très poussées : du SEO, du développement web (HTML, CSS, Ruby), de l’analyse de données, du design, du content Marketing, du product management ou encore des connaissances en psychologie utilisateur. Et j’en oublie sûrement ! 😁

Le mythe des techniques de court terme

Derrière le growth hacking, se cache une croyance, un peu facile, qu’il existe des hacks et techniques de court terme pour atteindre le succès. 

On voit de plus en plus d’articles parler de hacks miracles qui permettent d’atteindre des taux de croissance exceptionnels. Le tout, en 24 heures, avec un budget quasi-nul.  😅

On a tous envie d’y croire ! Ça parait facile et accessible. Mais c’est souvent beaucoup plus compliqué que cela…

Oui, il est possible de faire s’inscrire à son service 100 000 utilisateurs en 2 jours, mais :

  • Sont-ils prêts à payer pour notre service ?
  • Sont-ils les cibles de notre offre ?
  • Vont-ils rester durablement ? Où simplement s’inscrire et ne plus jamais revenir ?
  • A t-on l’infrastructure technique nécessaire pour les accueillir et les retenir ?
  • A t-on un modèle économique viable ?

 

Bref, de nombreuses questions à se poser, qui vont au-delà d’un taux de croissance ou d’une donnée qui explose.

growth hack fausses méthodes

D’ailleurs, quand on lit ceux qui nous parlent de leurs techniques miracles, on se rend compte qu’il ne s’agit pas vraiment de growth hacking, mais plutôt de techniques Marketing malignes.

Enfin, bien qu’il existe effectivement des techniques qui permettent d’obtenir des résultats à court terme, elles sont propres à chaque projet et difficilement réplicables.

Généralement, si elles sont dévoilées, c’est qu’elles ne sont déjà plus valables ! 😆

Si vous êtes quand même intéressé par le sujet, voici une vidéo en anglais, qui vous prépare aux fondamentaux du growth hacking :

La seule question que LiveMentor se pose

Avant chaque décision que l’on prend, on se pose toujours cette question :

« Est-ce que ce sera utile pour nos élèves ?  » ⚠️

Une formation sur le growth hacking serait-elle utile à nos personas d’élèves ? La réponse est évidemment non.

Nos élèves sont :

  • des créateurs de site e-commerce
  • des freelances
  • des coachs et formateurs
  • des bloggeurs
  • des sophrologues
  • etc

 

Bref, des entrepreneurs avec des business traditionnels, qui cherchent à se développer de manière saine et durable. Ce sont ceux que l’on aime appeler les artisans du Web

… À l’opposée des startups à forte croissance de la Silicon Valley, qui ont déjà levé plusieurs millions de dollars de financement !

Attention, je ne dis pas qu’un modèle est meilleur que l’autre. Simplement, qu’il s’agit de choses différentes et que les méthodes de formation/pédagogie n’ont rien à voir !  

Notre choix se tournera toujours vers la satisfaction de notre coeur d’élèves. Le growth hacking n’est juste pas intéressant à apprendre pour eux. ✌🏽 

Une question de légitimité

Chez LiveMentor, on propose des formations pour apprendre le Marketing Digital, comment se lancer en Freelance, la maîtrise de Facebook, de WordPress et le Copywriting.

Il s’agit de compétences que l’on possède en interne. Chacune des personnes qui compose l’équipe possède des connaissances sur ces sujets et est en mesure de répondre aux questions de nos élèves. 💕

C’est loin d’être le cas pour le growth hacking. On l’a vu un peu plus haut dans l’article, cela demande des compétences très pointues. À la fois très polyvalentes et spécialistes. Dont nous ne disposons pas, chez LiveMentor.

On ne se sent pas légitime sur le sujet.

Alors oui, on pourrait tourner quelques vidéos sur le sujet, sans être des experts, en reprenant des contenus que l’on peut trouver à droite à gauche sur le Web. Et nulle doute que l’on trouverait des gens prêts à payer pour.

Mais cela irait à l’encontre de qui nous sommes et qui on veut être : une école pour entrepreneurs, freelances et porteurs de projet en tout genre.

La formation en Marketing Digital que l’on propose est beaucoup plus proche des réalités et des besoins concrets de nos élèves. 

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Valentin Decker


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Rapport de faute d’orthographe

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