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alexandrie

Un article par jour (16/90) : La vie est redevenue sympa.

Il y a quelques semaines, j’ai commencé un Copywriting Challenge. J’ai décidé d’écrire un article par jour, et certains élèves LiveMentor m’ont rejoint dans ce noble défi ! 

Pendant les 3 premières années de LiveMentor, j’ai vécu avec moins de 1000 euros sur mon compte. Durant cette période, 2012 à 2015, j’ai survécu en donnant des cours sur mon propre site.

Dans certains endroits du monde, on peut vivre avec 1000 euros par mois, mais à Paris, j’ai parfois l’impression que ce sera bientôt le strict minimum pour se payer un pass mensuel pour le métro.

Heureusement que j’étais célibataire, n’empêche. Je ne m’achetais pas de vêtements, je partais peu en vacances. J’habitais chez ma maman. Attention, je n’étais pas à plaindre ! Je n’ai jamais ressenti un stress par rapport à l’argent. Peut-être un ou deux moments difficiles quand je n’arrivais pas temporairement à tirer d’argent au distributeur, mais rien de grave vraiment.

Vendre des bouchons de radiateur à Strasbourg-Saint-Denis

Cela vient peut-être de mon éducation. J’ai été élevé au gré des récits de famille.

Ma mère a quitté sa ville natale (Lyon) et sa famille durant ses épreuves de baccalauréat, pour monter à Paris sans un sou.

Elle était fille au pair pour payer son loyer, et ses cours de trapèze.  Elle deviendra trapéziste professionnelle, bossant pendant dix ans dans différents cirques (Gruss, Zavatta, Bouglione) avec des saltos à dix mètres de hauteur, sans filet.. Avec mon frère Maxime, on a écouté sagement le récit des soirées passées à s’entraîner dans le froid, la sueur et parfois le sang.

 

Du côté de mon père, il y a eu de la voltige aussi. Mes grands-parents paternels sont arrivés d’Egypte dans les années 1950, après avoir été expulsés par Nasser. En Egypte, à Alexandrie, ils avaient une vie vraiment sympa !

Ils jouaient au club de tennis l’après-midi. Il faisait beau, il y avait toujours de la musique et la plage pas loin. Et un jeu de backgammon, évidemment..

Quand ils sont partis, ils ont presque tout perdu. Ma grand-mère a caché un ou deux bijoux dans ses cheveux au moment de passer la frontière, mais il a fallu repartir de zéro. C’est le lot de beaucoup d’immigrés. En arrivant sur Paris, mon grand-père a fait tous les métiers possibles quand on démarre tout en bas.

Il a commencé en vendant des cartes postales musicales. Puis, il est passé aux bouchons de radiateur, distribués près du métro Strasbourg-Saint-Denis à Paris ! Je me suis toujours demandé comment c’était possible de vendre des bouchons de radiateur, et pas le radiateur en entier.

Ne vous attendez pas à un rêve Américain, mon grand-père n’a pas fini patron d’une multinationale. Je pense qu’Hollywood a complètement cassé la beauté de l’entrepreneuriat avec ces histoires type « Regardez, il était dans la rue, et maintenant il emploie 1000 personnes ! »

Mon grand-père ne voulait pas employer 1000 personnes. Il ne se réveillait pas chaque matin en se disant « putain, la vie c’est dur, mais je vais y arriver et créer un empire ». Il voulait simplement trouver chaque année une activité plus sympa et pour moi, c’est une super ambition . L’Egypte lui manquait. Il a finalement trouvé une entreprise qui avait besoin de lui, et de ma grand-mère, pour leurs compétences linguistiques. Parlant bien anglais et italien, ils étaient envoyés à New York, à Milan, etc..

La vie est redevenue sympa.

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Alexandre Dana

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