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fondatrice jam Marjolaine Grondin

Marjolaine Grondin : interview de la fondatrice de Jam

Marjolaine Grondin est la co-fondatrice de Jam, un chatbot avec qui l’on peut discuter sur Facebook Messenger. Sa mission est simple : inspirer les jeunes et les encourager à faire plus de choses au quotidien. ??

Dans cette interview extraite du LIVE, la journée de conférences organisée par LiveMentor, Marjolaine revient sur son aventure avec Jam, démarrée il y a 5 ans sous le nom de « Blackbird ».

A la base, Blackbird était un tableau d’affichage virtuel qui permettait le partage de bons plans entre étudiants. Aujourd’hui, Jam envoie plus de 2 millions de messages par semaine, sur Messenger. Pas vraiment le genre de boite à s’adonner à l’achat de Likes sur Facebook ! ?

Autant dire que Marjolaine a fait de la route et a pas mal de choses intéressantes à nous raconter ! Elle revient notamment sur ses débuts, sur le fait qu’elle soit une femme dans un milieu globalement masculin et sur la construction de son business model.

De cette interview, je retiens 3 enseignements importants (et j’attends les vôtres en commentaires ?) !

La vidéo complète est disponible au bas de l’article. ⬇️?

Enseignement n°1 : Ne pas s’enfermer dans sa bulle ?

Les débuts d’un projet sont toujours une phase laborieuse et délicate. On ne sait pas forcément ce que l’on veut faire, où l’on veut aller, qui sont nos clients, comment on va gagner de l’argent, etc. Et ceux de Jam n’ont pas échappé à la règle !

Lorsque l’on compare ce que faisait Blackbird au démarrage et Jam aujourd’hui, on peut se dire qu’il n’y a pas forcément de cohérence. On a presque l’impression qu’il s’agit de deux aventures distinctes. Mais ce n’est pas le cas !

L’équipe de Jam a mis plusieurs années avant d’arriver au modèle avec lequel ils opèrent aujourd’hui. Et peut-être qu’ils changeront encore ! Mais sans ces années à essayer plusieurs méthodes différentes, ils ne seraient pas parvenus où ils sont aujourd’hui. Et ils ne maitrîseraient pas aussi bien l’algorithme Facebook !

Marjolaine raconte que l’une des erreurs qui leur a fait perdre du temps au début, était de s’enfermer dans leur propre bulle. Cela leur a fait perdre leur lucidité et leur sens des réalités. D’autant plus que cette bulle était gonflée par la presse, les incubateurs et les investisseurs ! De quoi en perdre la tête .. ?

Je crois que c’est quelque chose qui peut tous nous arriver. Il y a des périodes où on ne voit plus vraiment les problèmes arriver et on se raconte des histoires à nous-même. On se dit : « j’ai une super idée » ou « on va acheter des goodies pour nos partenaires » et on finit par tout faire … sauf travailler sur ce qui fait réellement avancer notre projet. ?

Enseignement n°2 : L’importance du (bon) réseau ?

Rencontrer des gens et élargir son réseau est super important. 

Mais on peut rapidement se perdre dans les soirées et cocktails entrepreneurs, pour peu, voir aucun retour sur investissement (de son temps, bien sûr ?).

Une nouvelle fois, on peut facilement aller à tous les apéros possibles,  rencontrer plein de nouvelles personnes sans que cela ne fasse avancer notre projet d’un cheveux.

Parce que comme le dit Marjolaine, le réseau sert à amplifier ce que l’on fait déjà ! Mais si l’on ne fait rien, on n’amplifie pas grand chose. L’exponentielle de zéro … reste zéro.

La clef, quand on souhaite élargir son réseau, c’est de rencontrer des personnes utiles ! Dans l’idéal, il faut savoir qui l’on souhaite rencontrer, à quel événement. Pour paraphraser Alex, si l’on veut monter un karaoké, il faut chercher à rencontrer les gens qui ont déjà monté un karaoké pour obtenir leur retour d’expérience !

Enseignement n°3 : Comment lever des fonds ? ?

Marjolaine a une certaine expérience avec la levée de fonds. Avec Jam, c’est un exercice auquel elle s’est déjà prêtée à plusieurs reprises. Et avec succès !

Son conseil est assez contre-intuitif : pour lever des fonds, l’astuce est de ne pas être en recherche de fonds. ?

Au début de son projet, Marjolaine a passé plusieurs mois à essayer de convaincre un Business Angel de son école, d’investir dans sa société. Sans grande réussite et avec toujours la même réponse : « on en reparle dans quelque temps… » 

A ce moment, Marjolaine n’a pas le choix : elle doit faire décoller elle-même son projet, avant d’espérer le moindre financement externe. 

Elle réalise alors un travail de fourmis de plusieurs mois : elle va à la rencontre de ses utilisateurs et passe du temps à essayer de comprendre leurs besoins, pour essayer de leur créer le produit parfait. ?

De ses propres mots, « c’est dans les moments où on est le plus en galère que l’on est créatif. Il faut se demander ou est-ce que l’on aura le plus d’impact. » 

Et cela fonctionne ! Elle attire l’attention du Business Angel de son école qui reprend contact avec elle pour lui proposer de présenter son projet. Et il investit finalement 90 000€ ! ?

La vidéo complète de l’interview est disponible ici :

Et vous, qu’en retenez-vous ? Ecrivez-nous en commentaires !

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Valentin Decker

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