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La différence entre Mark Zuckerberg et les autres !

La différence entre Mark Zuckerberg et tous les autres !

220 801 348$. 

C’est le montant total des recettes de The Social Network depuis sa sortie, en 2010. Le film raconte l’histoire de la création de Facebook, à l’époque où Mark Zuckerberg était encore à la fac.

En plus de ce joli pactole, le film a raflé à peu près toutes les récompenses possibles dans les différentes cérémonies : meilleur scénario, meilleur montage, meilleur réalisateur (pour David Fincher), et j’en passe. Il a aussi été un formidable tremplin pour un acteur que j’adore, Jesse Eisenberg !

Jesse Esenberg dans le rôle de Mark Zuckerberg

(D’habitude, il sourit.)

Bref, toute la presse s’est accordée pour dire que ce film est vraiment super.

Pourtant, il y a quelque chose qui me chagrine là-dedans.

Ce que je trouve dommage, c’est que ce film véhicule le mythe de l’entrepreneur qui sacrifie tout pour son entreprise. Une sorte de légende selon laquelle les fondateurs de start-ups doivent être jeunes, ruinés, seuls et insomniaques pour réussir.

Dans The Social Network, Mark Zuckerberg est présenté comme un jeune prodige qui sèche ses cours à Harvard, passe ses nuits à coder la première version de son site, et se met à dos ses meilleurs amis pour assurer la réussite de The Facebook (pour l’anecdote, le « The » n’a été enlevé que quelques années plus tard).

Evidemment, tout n’est pas inventé. Par exemple, Zuckerberg a bien abandonné Harvard pour se consacrer à son projet. Mais Hollywood ne s’est pas gêné pour ajouter une grosse couche dramatique à cette histoire, et faire d’un étudiant américain la figure de l’American Dream moderne.

Le problème, c’est que ce mythe n’est absolument pas représentatif de la réalité. C’est d’ailleurs pour ça que je parle de « mythe », CQFD.

En quelques années, j’ai rencontré des centaines et des centaines d’entrepreneurs. Nombreux sont ceux qui ont créé leur entreprise alors qu’ils étaient encore à la fac, ou en parallèle de leur CDI. Mais aucun ne pourrait se reconnaître dans le personnage de Jesse Eisenberg dans le film.

Pourtant, ça n’a pas empêché certains de ces « side-projects » de devenir de très belles entreprises, stables et rentables.

BonneGueule : d’un blog de mode à une marque de vêtements

L’un des exemples qui me vient en tête, c’est celui de BonneGueule.

À l’origine, c’était simplement un blog de mode masculine derrière lequel se cachaient 2 étudiants : Benoît et Geoffrey. Ils l’avaient lancé pendant leurs études, par passion pour la mode.

side-project bonne gueule avec Geoffrey et Benoît

Pendant que Benoît terminait ses études, Geoffrey a pris un premier CDI. Son emploi du temps était simple :

  • la journée, il devait vendre des prestations de conseils à des boîtes du CAC 40 en pleine crise économique,
  • le reste du temps, il travaillait sur le premier e-book de BonneGueule.

J’avais rencontré Geoffrey pour parler de cette époque dans une vidéo justement. Ce qui m’avait marqué, c’est qu’il décrivait cet e-book comme « la lumière au bout du tunnel » ! Il comptait sur ces ventes pour générer suffisamment de chiffre d’affaires et pouvoir s’émanciper. Autant dire qu’il ne voulait pas laisser passer cette chance.

Alors il travaillait la nuit (comme Mark Zuckerberg) et faisait une croix sur les week-ends et les vacances (sûrement comme Mark Zuckerberg). Pour autant, il continuait à profiter des bons repas entre copains, et bien sûr, de travailler à plein temps. Pas comme Zuckerberg donc, puisque d’après le film, il n’avait plus d’amis ni de cours à la fac.

La suite, vous devez vous en douter : le e-book a très bien fonctionné, et 6 mois plus tard, Geoffrey pouvait quitter son job pour se consacrer à plein temps sur BonneGueule.

Quelques années se sont écoulées depuis, et le blog est devenu le plus gros média de mode masculine en Europe ainsi qu’une marque de vêtement en pleine croissance.

Remotive : d’une newsletter à un job board utilisé partout dans le monde

Remotive est un autre exemple de side-project qui s’est transformé en entreprise à succès. Et à nouveau, l’histoire de ce projet et de son fondateur est bien éloignée d’un scénario hollywoodien.

En fait, Rodolphe (le fondateur) voulait simplement trouver une solution à son propre problème.

side-project remotive de Rodolphe

A cette époque, il était salarié en télétravail. C’était bien avant qu’un virus ne vienne considérablement accélérer ce mode de travail, et les ressources à ce sujet se faisaient rares. Il a donc créé une newsletter, et tous les lundi matins, il envoyait des conseils pour mieux télé-travailler à ses lecteurs.

Ça ne lui prenait que quelques heures par semaine, souvent le dimanche, pour préparer sa newsletter.

Au bout de quelques mois, tout s’accélère : il reçoit plusieurs sollicitations pour sponsoriser sa newsletter. En échange d’un (petit) encart dans ses e-mails, il allait percevoir une (petite) rémunération. C’était la toute première source de revenu de Remotive !

Pour autant, Rodolphe n’a pas quitté son travail.

Il a continué de bosser sur ces deux activités en parallèle pendant 2 ans. Ça lui a laissé le temps de développer son activité et de créer ce qu’est Remotive aujourd’hui : un site d’offres d’emploi pour les télé-travailleurs.

Le tout, sans jamais se mettre en danger financièrement, ni mettre de côté sa vie sociale et familiale.

Nous ne sommes pas comme Mark Zuckerberg !

Personne ne l’est. Du moins, pas tel qu’il est décrit dans The Social Network.

On doit tous fonctionner avec nos contraintes :

  • garder une sécurité financières,
  • trouver suffisamment de temps libre pour ne pas tomber en burnout,
  • valider son projet avant de se lancer à plein temps,
  • faire du sport,
  • s’accorder avec ses contraintes familiales,
  • et je pourrais continuer encore longtemps.

Pourtant, ça n’empêche pas certains d’entre nous de se lancer, et de créer de belles entreprises. Qui sait, elles aussi feront peut-être l’objet d’un film dans quelques années !

D’ailleurs, si vous souhaitez découvrir toute l’histoire de BonneGueule et de Remotive, voilà les vidéos que j’avais enregistrées avec eux :

Plus récemment, on a aussi enregistré un podcast avec Geoffrey ! On y parle stratégies marketing, et je pense que les conseils qu’il donne pourraient vous être vraiment utiles. 

Je suis aussi curieux de connaître vos belles histoires à vous : est-ce que vous connaissez d’autres entreprises qui se sont montées en partant de side-projects ?

J’attends vos retours dans les commentaires de cet article ! J’ai hâte d’échanger avec vous 🙂

formation side project de Livementor

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Alexandre Dana

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