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Et si cet article révolutionnait votre emploi du temps ?

Et si cet article modifiait votre emploi du temps ?

Dans une newsletter récente, j’avais promis de vous donner 2 ou 3 conseils pour trouver le bon équilibre entre votre emploi et votre side-project.

Et c’est bien ce que je compte faire ce matin !

Bon, je ne vais pas pouvoir vous donner tous mes conseils d’un seul coup (ça serait beaucoup trop long), donc je pense que je vais étaler ça sur plusieurs articles. Surveillez le blog de temps en temps pour ne rien rater !

(En parallèle, je suis en train de vous préparer quelque chose qui pourrait vous aider à lancer ou à faire grandir votre side-project. Mais je vous en parlerai en temps voulu.)

Ce dont je voulais vous parler ce matin, c’est le principe de base de tout side-project.

Si vous ne respectez pas la règle dont je vais vous parler, il y a malheureusement de fortes chances que votre projet ne décolle jamais…

Mais avant, j’aimerais revenir un peu en arrière.

Vers la fin du 19e siècle, pour être un peu plus précis.

À cette époque, l’université de Lausanne (en Suisse) accueille un nouveau maître de conférence en économie.

Il n’est pas économiste de métier, il est plutôt ingénieur au départ. Un ingénieur italien né à Paris.

Je précise qu’il est assez engagé politiquement, plutôt très à gauche.

Alors cet économiste s’intéresse aux inégalités sociales en Europe. Il récupère les données fiscales de plusieurs pays (comme l’Italie et le Royaume-Uni) et analyse les différences de richesses.

Et ses recherches l’amènent à découvrir qu’il existe des similitudes entre ces pays.

Il découvre que dans chaque pays, environ 20% des « élites » possèdent environ 80% des « propriétés ». Cette proportion varie un peu : 27.7 % – 72.3% au Royaume-Uni par exemple.

En d’autres termes, 80% des propriétés italiennes au 19e siècle étaient détenues par 20% de la population.

Et à la même époque, au Royaume-Uni, 72.3% des richesses étaient détenues par 27.7% des britanniques.

Cette découverte a été un véritable tremplin pour la carrière de cet économiste. Si bien que même si vous n’avez jamais étudié l’économie, vous avez certainement déjà entendu son nom.

Vous voyez de qui je parle ?

Il s’agit de Vilfredo Pareto, qui a donné son nom à la fameuse « loi de Pareto ».

Vilfredo Pareto

Depuis 2 siècles, cette loi a été utilisée et ré-utilisée un peu partout (et parfois n’importe comment) sous le nom de la « loi des 80-20 ».

Par exemple :

  • pour optimiser la production, les usines de Toyota (au Japon) se focalisent sur les 20% des causes qui génèrent 80% des problèmes de fabrication ;
  • les services clients de la plupart des entreprises se focalisent sur les 20% de clients qui génèrent 80% du chiffre d’affaires ;
  • et les professionnels de la finance s’accordent à dire que 20% de leurs investissements rapporteront 80% des bénéfices.

En étant appliquée à autant de domaines, la loi de Pareto a été vulgarisée à l’extrême. Si bien qu’aujourd’hui, on a presque oublié qu’elle n’est pas si précise que ça.

(Rappelez-vous, la répartition des richesses au Royaume-Uni était plus proche des 70% – 30% que des 80% – 20%.)

Bon, je suppose que vous commencez à vous demander pourquoi je vous raconte tout ça.

J’y viens justement…

La loi de Pareto est fondamentale pour votre side-project

Je m’explique.

La loi des 80-20 est en quelque sorte devenue universelle : 20% des causes amènent à 80% des conséquences.

Mais ce qui est intéressant pour vous, c’est de lire entre les chiffres.

Le message derrière la loi de Pareto, c’est que vous devez vous concentrer sur les 20% des tâches qui vont amener 80% des résultats.

Autrement dit, le principe de base que vous devez appliquer à votre side-project, c’est de vous focaliser sur les actions à forte valeur ajoutée. Celles qui vont vous permettre de faire avancer votre projet de façon significative jour après jour.

Si je vous donne ce conseil, c’est parce qu’il y a une variable essentielle à prendre en compte lorsque vous développez un side-project : votre temps.

Non seulement votre temps n’est pas extensible, mais en plus il est déjà largement pris par votre job.

À la fin de la journée, quand vous rentrez parfois épuisés du travail, il ne vous reste que très peu de temps (et d’énergie) à consacrer à votre projet.

Votre temps devient alors une denrée rare, que vous devez consacrer aux tâches essentielles.

Alors si vous ne respectez pas cette règle des 80-20, c’est la déroute assurée.

Vous allez peut-être passer votre précieux temps à refaire le design de votre page d’accueil, dessiner votre logo, ou fignoler votre produit…

C’est agréable à faire, mais ce sont des actions qui n’auront pas d’impact direct sur votre side-project.

Vous allez donc stagner, et vous commencerez à vous demander pourquoi ce projet ne décolle pas.

Et petit à petit, vous allez vous décourager.

Ne voyant pas les résultats arriver, vous consacrerez moins de temps à votre side-project… avant qu’il ne tombe dans l’oubli.

C’est triste à dire, mais c’est comme ça que la plupart des side-projects se terminent.

Alors, il est vraiment primordial de concentrer votre temps sur ces 20% de tâches qui comptent vraiment. Celles qui vont amener 80% des progrès.

Comment savoir quelles sont ces tâches essentielles ?

Et bien, j’ai quelques astuces à vous confier.

Comment définir les 20% d’actions à forte valeur ajoutée ?

Bon, on récapitule :

  • Pareto a remarqué que 80% des richesses sont détenues par 20% de la population ;
  • cette règle est devenue universelle, et on dit aujourd’hui que 80% des résultats sont provoqués par 20% des actions ;
  • vous avez un temps limité à consacrer à votre side-project parce que vous avez déjà un emploi à plein temps ;
  • donc vous devez vous concentrer sur les 20% d’actions définies par Pareto pour voir votre projet avancer.

OK, c’est clair.

Sauf qu’il est bien gentil Vilfredo Pareto, mais il n’a pas livré sa loi des 80-20 avec un mode d’emploi.

Résultat, vous vous retrouvez avec 2 questions sans réponses.

  • Qu’est-ce qu’une action à forte valeur ajoutée ?
  • Comment choisir vos priorités parmi vos actions à forte valeur ajoutée ?

Ce n’est pas grave, on va y répondre maintenant.

D’ailleurs, la première question n’est pas aussi abstraite qu’elle n’y paraît ! En tout cas, j’ai une technique assez simple qui vous permettra de les identifier rapidement.

Cette technique consiste à répondre à 2 questions pour chacune des tâches que vous hésitez à réaliser.

  1. Est-ce que cette action est vitale pour que mon projet avance ?
  2. Est-ce que je suis le seul à pouvoir réaliser cette action ?

La première question vous permet de séparer les actions essentielles de celles qui peuvent attendre.

La seconde vous permet de faire le tri entre les actions essentielles que vous pouvez déléguer (à un freelance par exemple) et celles que vous êtes le seul à pouvoir réaliser.

Vous me suivez ?

Pour résumer, si vous répondez « oui » à ces 2 questions, c’est que cette tâche est définitivement une action à forte valeur ajoutée.

Vous pouvez donc la ranger dans la pile des 20% !

À ce stade, vous avez fait la moitié du travail. Très bien.

Mais imaginez : lundi prochain, vous rentrez tard du boulot. Vous n’avez plus que 30 minutes devant vous, avant de devoir vous occuper de vos enfants (si vous en avez).

Qu’est-ce que vous faites pendant ces 30 minutes ? Vous savez déterminer vos actions à forte valeur ajoutée (vos fameux 20%), mais laquelle choisir ?

Alors là, attention de ne pas tomber dans le piège.

La réponse évidente serait d’estimer le temps d’exécution de chacune de ces actions, et de choisir celle qui vous demandera environ 30 minutes.

Sauf que c’est une mauvaise idée.

Si vous faites ça, vous ne confronterez jamais les vrais problèmes de votre side-project, ceux qui vous empêchent d’avancer. Vous allez procrastiner, repousser les tâches ingrates de votre to-do list… et vous vous demanderez pourquoi votre projet ne progresse pas.

À nouveau, j’ai une technique pour vous aider à prioriser vos actions à forte valeur ajoutée.

Et à nouveau, je vous propose de répondre à une série de questions. Trois questions qui vous permettront de rapidement identifier ce que vous devez faire pendant ces 30 minutes restantes, lundi prochain.

  1. Quels problèmes empêchent votre projet de réellement avancer ?
  2. Quelles sont les tâches à accomplir pour les résoudre ?
  3. Quels sont les éléments de mesure qui vous permettront de confirmer que le problème est bien résolu ?

Laissez-moi vous donner un exemple pour bien comprendre.

Question 1 : admettons que vous n’avez pas encore de liste d’e-mails, et que ça vous empêche vraiment d’avancer.

Vous publiez chaque semaine un nouvel article avec une régularité impressionnante, mais vous n’avez personne à prévenir de sa publication. Pas de doute, c’est le vrai problème que vous rencontrez en ce moment.

Question 2 : la tâche que vous devez absolument accomplir pour résoudre ce problème, c’est d’ajouter un formulaire d’inscription sur votre site.

Sans formulaire, pas d’e-mails. Et sans e-mails, pas de liste !

Question 3 : maintenant que vous avez installé votre formulaire d’inscription, vous devez confirmer que le problème est bien résolu.

Dans cet exemple, c’est un peu plus compliqué.

Parce que ce n’est pas l’installation du formulaire qui va vous procurer instantanément une liste d’e-mails.

Non, mais par contre, vous pouvez techniquement en avoir une si votre formulaire fonctionne… et c’est ça que vous allez mesurer dans un premier temps.

(Cette dernière question sur les éléments de mesure est vraiment essentielle. C’est elle qui vous permet de mesurer les 80% de résultats provoqués par vos 20% d’actions.)

Dans quelques semaines, ces 5 questions deviendront une sorte de rituel, vous verrez.

Vous vous surprendrez à vous les poser pour identifier et prioriser vos 20% d’actions à forte valeur ajoutée. Mais surtout, vous vous sentirez bien plus efficaces.

Cette règle des 80-20 va vous permettre de vous concentrer (enfin) sur les tâches qui ont un impact visible et direct.

Et vous verrez votre projet avancer à vue d’œil.

Et si cet article révolutionnait votre emploi du temps ?

En tout cas, c’est ce que j’espère !

Parce que je considère vraiment la loi de Pareto comme un principe fondamental pour toute personne qui se lance dans un side-project.

C’est une règle qui vous permet de ne pas vous disperser, de ne pas gâcher le peu de temps que vous y consacrez… et qui vous fera du bien psychologiquement.

Entre nous, la motivation joue beaucoup quand on travaille sur un side-project. On a une énergie folle quand on le voit progresser, mais on est vite démotivé quand rien n’avance.

Au final, c’est cette règle qui fera tenir votre projet sur le long-terme.

Pour conclure :

  • si vous avez en tête de vous lancer dans un side-project, appliquez cette loi dès le début ;
  • si vous avez déjà un side-project, demandez vous ce que vous allez faire ce soir : est-ce que cette action va faire avancer significativement votre projet ?

Si la réponse est « non », peut-être que cet article vous fera réfléchir… et que vous modifierez votre emploi du temps ! Pour le meilleur, évidemment.

Avant de terminer cet e-mail, voici 2 informations :

La première, c’est que si toute cette histoire de loi de 80-20 vous intéresse (et que vous voulez approfondir le sujet), je vous conseille d’écouter ce podcast enregistré avec Jérôme Dumont.

Il est l’auteur de La 25ème Heure, un livre qui rassemble tout un tas de techniques de productivité. Le podcast revient sur quelques passages du livre… et sur la règle de Pareto !

La seconde information, c’est que je vais publier un article pour parler outils très bientôt.

Je vais vous faire une liste des outils qu’on utilise en interne chez LiveMentor, histoire de vous faire gagner de précieuses minutes dans votre emploi du temps !

(Et peut-être que je vous parlerai aussi de ce fameux « quelque chose » qui pourrait vous aider à lancer ou à faire grandir votre side-project. On verra !)

À dans quelques jours donc … 

formation side project de Livementor

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Alexandre Dana

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