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« N’attendez pas de permission pour passer à l’action. » -Clément Hostache

Envie de générer une source de revenus supplémentaire, en parallèle de votre job ?

Les candidatures pour la Masterclass De Vinci sont ouvertes pour une durée d’une semaine, jusqu’au Mercredi 24 Avril.
Elle s’adresse aux salariés qui désirent lancer (ou ont déjà lancé) un projet en parallèle d’un job à temps plein afin de générer un revenu complémentaire.
Exceptionnellement, nous ouvrons deux sessions de 100 places chacune… car près de 600 personnes ont répondu à notre questionnaire sur De Vinci !

Les candidatures s’effectuent via cette page.

Dans le cadre de la sortie de cette nouvelle formation, nous sommes allés à la rencontre d’entrepreneurs qui ont lancé leur projet sans quitter leur job et dont certains sont même encore salariés !
Nous leur avons posé quelques questions afin d’en savoir plus sur eux et leur projet.


Clément vient de quitter Décathlon.
Mais pendant un an et demi, il avait une double casquette !

Celle d’employé à temps plein au sein d’une des plus grandes entreprises de France, et celle d’entrepreneur.
Il a lancé ShareAthlon, une solution qui consiste à démocratiser le sport le plus possible en permettant à n’importe qui de prêter et d’emprunter du matériel sportif.

Hello Clément ! Pourrais-tu te présenter et nous dire ce que tu fais aujourd’hui tout en précisant si tu es encore salarié ou pas?

Hello ! Je suis Clément, et j’étais salarié de Décathlon jusqu’au 10 avril 2019 !

J’ai lancé un projet d’intrapreneuriat il y a un an et demi, qui consiste à rendre le sport le plus accessible possible, en permettant à tout le monde de se prêter et s’emprunter du matériel de sport : www.shareathlon.com

Pourquoi as-tu commencé un side project? Quelle était ta motivation?

L’idée est venue le jour où j’ai demandé à ma compagne pourquoi elle n’achètait pas de vélo si elle veut faire des balades avec moi. Et sa réponse a été sans appel : “200€, ça fait cher pour avoir mal aux fesses sans savoir si j’en referai le lendemain”. Le matériel est encore aujourd’hui un vrai frein à la pratique du sport. Autre constat, le matériel ne sert pas. Par exemple, un vélo ne sert qu’une heure par an en moyenne !

Du coup, j’ai eu l’idée de créer une plateforme qui connecte les gens et les encourage à mettre leur matériel en commun pour pallier à ce manque. C’était les débuts de www.shareathlon.com

Au départ, je voyais ce projet comme un moyen de faire créer plus de sportifs, pour apporter plus de chiffre d’affaire à Décathlon, mais progressivement le projet a évolué vers quelque chose de beaucoup plus social : maintenant le sujet pour moi, c’est avant tout de faire du lien entre les gens. L’accès au sport par le prêt est devenu un simple prétexte !

Quelles étaient les principales étapes du développement de ton projet, combien d’argent avais-tu investi dedans et combien de temps tu as dû attendre avant d’avoir des résultats motivants ?

Entre l’idée et la première action : 1 an…. Une année à rester dans le monde des idées, une année de temps perdu. J’attendais une autorisation qui n’arriverait jamais, puisque je proposais quelque chose de complètement disruptif.

Puis la phase MVP (Minimum Viable Product), quand j’ai réalisé que je pouvais passer à l’action sans demander la permission et sans budget. J’ai donc commencé à diffuser à mes collègues un simple tableau où chacun indiquait ce qu’il prêtait, dans quelles conditions et ses coordonnées. De zéro valeur délivrée, je suis passé à 1 (yay !), puis 2, puis 3, 4, 5 etc.. La machine était lancée.

Début 2018 et avec 50 valeurs délivrées, j’ai demandé à pouvoir passer à 20% sur le projet et prendre un stagiaire pour développer une preuve de concept d’application web. Mon boss m’a répondu quelque chose comme “OK si tu trouve de quoi les financer”, et j’ai lancé un financement participatif interne à l’entreprise et convaincu différents partons de budgets de participer chacun à hauteur de 500, 1000… jusqu’à atteindre environ 20 000€. Cela n’a pas été facile mais le fait d’avoir déjà des résultats concrets en mode dégradé m’a permis d’être plus solide sur mes appuis.

Au cours de l’année, j’ai pris conscience que ce projet, c’était vraiment mon “bébé”, et j’ai été encouragé par Décathlon pour le monter dehors pour devenir un partenaire.

En septembre j’ai lancé la création de mon entreprise et la refonte de l’appli par un ami développeur, à mes frais. Je pensais basculer en temps partiel (80% décathlon) début 2019.

En janvier, j’ai finalement demandé à quitter l’entreprise, et me voilà à 100% sur le projet depuis 1 semaine !

Comment t’organisais-tu au quotidien pour avancer dans ton projet et quelles étaient les difficultés rencontrées ?

Au départ, je n’avais pas de temps supplémentaire alloué au projet donc j’y travaillais principalement les midis, soirs et week-ends. C’était normal pour moi : je portais un sujet tripal, je voulais me faire des convictions et personne n’allait reprendre si je laissais tomber. Et puis, beaucoup de monde aimaient le projet et y contribuaient, ça me donnait une pêche d’enfer !

Après, j’avais 1 journée par semaine dédiée complétement à mon projet, mais ça n’a pas forcément beaucoup soulagé mes soirées, week-ends et pauses déjeuners non plus, notamment parce que le projet prenait de l’importance et nécessitait de plus en plus d’implication personnelle.

Les principales difficultés que j’ai connues :

  • l’équilibre vie pro-perso, qui en prend un coup, et la fatigue à force de tirer sur la corde.
  • le manque de temps, et donc le fait de devoir renoncer à beaucoup de choses pour se consacrer à ce qui est vital (mais cela a la vertu d’éviter la dispersion)
  • les injonctions à changer mon idée pour la faire rentrer dans une case, tant que c’était un projet d’intrapreneuriat. Tout le monde trouvait le projet chouette mais chacun des sponsors potentiels voulait y changer quelque chose sous peine de ne pas m’aider.

Arrives-tu à dégager un revenu avec ton projet aujourd’hui ? A quel moment la décision de quitter ton job s’est faite ?

J’ai pu dégager du chiffre d’affaire en ayant Décathlon comme premier client.
Je suis en train de finaliser les négociations avec d’autres entreprises également, donc je vais bientôt assurer mon indépendance vis-à-vis de Décathlon.

J’ai décidé de quitter mon job en janvier au moment des entretiens annuels, lorsque j’ai pris conscience qu’un temps partiel ne suffirait pas, et que mon esprit était de toute manière beaucoup trop engagé dans ce projet pour continuer à cumuler avec mon job durablement.

Quelles sont les erreurs que tu as pu faire et que tu ne répéterais pas aujourd’hui? Et qu’est ce que tu conseillerais à quelqu’un qui veut lancer son projet à côté de son job?

Première erreur : attendre une permission, une bénédiction. Dans le même ordre, penser que j’avais besoin d’un budget pour commencer. Ce sont ces 2 erreurs qui m’ont fait perdre un an.

Mon conseil : démarrez maintenant, tout de suite !!

Même en mode dégradé, si vous y croyez allez-y. Il vaut mieux demander pardon que l’autorisation, et surtout, vous allez prendre une énergie de dingue une fois que vous serez dans le concret !
Aussi, achetez le bouquin “Lean Startup” et faites-en votre bible ! Ca vous aidera beaucoup à avancer vite et bien pour pas cher 😉

Parlez de votre projet autour de vous.
La peur de se faire piquer l’idée est infondée, et c’est le meilleur moyen de ne pas avancer. C’est comme ça que vous trouverez de nouveaux fans et surtout que vous pourrez détecter de nouvelles idées, opportunités, adaptations à apporter à votre modèle.

Enfin, trouvez vos fans et chérissez-les.
Ces quelques personnes qui croient presque plus que vous dans votre projet, c’est eux qui vous soutiendront dans les moments difficiles (et il y en aura), et qui vous feront de la pub gratuite au départ !

Et pour la route : prêtez-vous les uns les autres !

Arslane Gharout

Arslane Gharout

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