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#0 Alexandre Dana : La Méthode LiveMentor – Podcast La Méthode LiveMentor

Vous le savez, LiveMentor lance son nouveau podcast !! Et pour commencer en fanfare, on vous explique en détails ce que vous allez y trouver, en quoi il peut vous aider, et surtout, les coulisses du livre La Méthode LiveMentor. 

 

 

 

Transcription de l’épisode en fin d’article

 

LiveMentor sort en effet son premier livre, écrit par son fondateur Alexandre Dana, qui vise à aider tous les entrepreneurs en proposant une méthodologie unique basée sur 12 étapes, qui mêle développement personnel et entrepreneuriat. Le but ? Donner des conseils concrets et activables immédiatement. Pas de théorie ni d’astuces pour construire un business plan, mais des clés indispensables pour entreprendre sur le long terme en construisant une entreprise (ou un projet) durable et résiliente. 

 

La Méthode LiveMentor : https://www.livementor.com/livre/

 

C’est pour cela que le podcast s’écoute dans l’ordre chronologique : chaque épisode suit un chapitre du livre. Exemple : l’épisode 1 correspond au chapitre 1 du livre, l’épisode 2 au chapitre 2 etc…  Pas d’inquiétude, vous pouvez commencer par l’épisode qui vous intéresse le plus et écouter les autres ensuite ! 

Le but de ce podcast est de vous faire découvrir des parcours d’entrepreneurs inspirants, d’en extraire des conseils concrets et de comprendre leur mécanisme de réussite. Chaque épisode a vocation à devenir une aide pratique sur une étape de votre projet.

Dans cet épisode, vous allez voir concrètement :  

  • la pédagogie LiveMentor 
  • les 12 étapes essentielles pour entreprendre et s’en servir tout au long de votre parcours d’entrepreneur
  • comment trouver le bon angle pour écrire un livre différenciant, même si vous avez déjà commencé à l’écrire !   
  • d’où viennent les cas pratiques d’entrepreneurs décrits dans le livre 

 

TEVA DECO

J’ai adoré discuter avec Alexandre et en savoir plus sur la rédaction du livre. Comme j’ai le plaisir d’animer ce podcast, je me présente en quelques mots : je suis Josiane, journaliste indépendante et auteure chez Flammarion. J’écris dans les domaines de la décoration, de la littérature et de l’entrepreneuriat et je suis très impatiente d’interagir avec vous pour savoir en quoi ce podcast vous aide à avancer dans votre projet. Je suis freelance autoentrepreneur depuis 4 ans, donc je connais bien les problématiques ! N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire si l’épisode vous a plu, et à liker et partager les publications du podcast

 

Les entrepreneurs qui inspirent Alexandre Dana : 

  1. Franck Annese de SoPress pour sa résilience, à découvrir dans l’épisode 3 du podcast
  2. Patrice Tabouret, spécialisé dans l’encadrement d’œuvres d’art, pour sa passion de l’artisanat et du travail bien fait. Son portrait est à découvrir dans le magazine Odyssées d’entrepreneurs
  3. Nadia Volf, acupunctrice qui a su diversifier ses activités autour d’un écosystème vertueux  

 

Episode suivant

L’épisode 1 du podcast parle de l’alignement : comment trouver et affirmer son alignement quand on entreprend ? Une super conversation avec une entrepreneure iconoclaste : Patricia Louisor-Brosset !

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Transcription de l’épisode

Josiane – Bonjour à tous, bienvenus sur La Méthode LiveMentor, le podcast qui donne des conseils concrets d’entrepreneurs, pour le lancement de ce nouveau podcast ! Je suis en compagnie d’Alexandre Dana, le fondateur de LiveMentor et l’auteur du livre La Méthode LiveMentor. Bonjour Alexandre ! 
Alexandre Dana – Bonjour ! 
Josiane – L’idée de cet épisode zéro, c’est tout simplement de vous expliquer comment va se passer le podcast et en quoi ces différents épisodes vont vous aider dans votre parcours d’entrepreneur, de freelance, d’indépendant, de porteur de projet au sens large. Alexandre, je me tourne vers toi. Est ce que, déjà, tu peux nous expliquer ce qu’il y a dans le livre et nous expliquer cette fameuse méthode en douze étapes pour entreprendre?
Alexandre Dana – Ce qu’il y a dans le livre : il y a dans le livre la synthèse à ce jour de la pédagogie LiveMentor, qui est une pédagogie pour accompagner les entrepreneurs. Il existe plusieurs pédagogies assez célèbres aujourd’hui. Je pense notamment à la pédagogie Montessori, qui est extrêmement utile et efficace pour des enfants. Il n’existe pas, par contre, de pédagogie pour entrepreneurs. Il existe des conseils, mais depuis trois ans et demi, LiveMentor accompagne énormément d’entrepreneurs et se rend compte qu’il va falloir sortir des recettes classiques pour créer quelque chose de différent.
C’est notre constat. On se rend compte que oui, il est possible d’aller à la FNAC et de trouver tout un tas de livres sur la comptabilité, sur le marketing, sur le recrutement, par exemple. Mais il n’y avait aucune ressource, aucune formation, qui mélangeait le développement personnel et l’entrepreneuriat. Or, notre principal apprentissage, après avoir accompagné 7.000 entrepreneurs depuis les trois meilleures années, c’est la corrélation extrêmement forte entre le succès d’un projet, le succès d’une entreprise, et la capacité du fondateur ou de la fondatrice à se remettre en question, à pratiquer l’introspection, à se développer, en faisant sauter au fur et à mesure ses croyances limitantes, ses blocages pour découvrir qu’il ou elle est capable de mener un projet du stade de l’idée jusqu’à l’objectif tel que nous le définissons, à savoir une entreprise résiliente, une entreprise durable, une entreprise qui tient le coup face aux crises, et aussi une entreprise – ça peut sembler naïf de le dire – qui rend le créateur heureux ! Heureux de se lever le matin. Et ça a plein d’implications dans cette méthode LiveMentor, justement : cela explique par exemple pourquoi le premier chapitre du livre, la première étape, porte sur l’alignement et non pas sur le business plan, par exemple. 
Josiane – Et alors, justement, pour chaque chapitre, tu présentes un cas pratique à chaque fois, c’est à dire l’histoire d’un ou d’une entrepreneur.e qui rencontre une problématique et ensuite tu donnes ton avis de coach, des conseils, des exercices à faire, des solutions. Moi, je voulais savoir : est ce que ce sont des histoires fictives ou est ce que tu t’es inspiré de personnes que tu as vraiment coachées ? Ou est ce que tu as pris les erreurs que les entrepreneurs font le plus souvent ? Comment ça s’est passé alors ?
Alexandre Dana – Je ne pouvais pas retranscrire des histoires qui m’ont été partagées en coaching, car le coaching est marqué par le sceau de la confidentialité et on touche à des choses qui sont parfois très stratégiques ou très intimes pour un entrepreneur. Par contre, il est vrai qu’énormément de lecteurs ont l’impression de lire des histoires vraies. Alors, je le précise pourtant en introduction, ce sont des histoires fictives, mais très fortement inspirées d’une multitude de faits réels. Par exemple, si tu prends le premier chapitre de la méthode LiveMentor, tu as l’histoire de Marion qui a un CDI dans le département des ressources humaines, et qui n’est plus heureuse depuis plusieurs années. Elle a envie de faire autre chose, mais elle se sent bloquée dans son travail. Marion, je l’ai inventée en m’inspirant de 5, 10, 15, 20, 30 profils similaires que j’ai eu la chance de découvrir dans nos formations. La richesse d’un accompagnement de 7.000 entrepreneurs en trois ans et demi, c’est de pouvoir écrire ce genre d’histoires. 
Josiane – Et c’est très vrai ce que tu dis sur le cas de Marion avec l’alignement, et c’est pour ça d’ailleurs qu’on a pensé le podcast dans l’ordre chronologique, c’est à dire que chaque épisode va suivre un chapitre du livre dans l’ordre. Donc l’épisode 1 du podcast correspondra au chapitre 1 du livre, l’épisode 2 au chapitre 2, etc. Et c’est ça que j’aime dans ce podcast, c’est ça qui est novateur. En général, on entend des conseils sur un point précis : comment être productif, comment créer une communauté.
Mais là, la démarche est différente, elle est globale. L’idée, c’est vraiment d’écouter chaque épisode pour avoir, comme tu dis, un projet entrepreneurial solide, durable, résilient pour pas oublier des étapes essentielles. Et l’alignement, en fait, on se rend compte que c’est la première pierre, en fait. Parce que si on ne se pose pas les bonnes questions dès le début pour comprendre pourquoi est ce qu’on entreprend un projet et pas un autre, potentiellement, après, les choses peuvent se fissurer. C’est ça ?
Alexandre Dana – Absolument. Pourquoi j’ai choisi l’alignement ? Parce qu’il est impossible de conserver la philosophie des écoles de commerce, la philosophie des structures traditionnelles d’accompagnement aux entrepreneurs qui résument tout à des tableaux financiers, à un business plan, à des chiffres et qui créent malheureusement des générations d’entrepreneurs qui se lancent en se disant : « Tiens, il y a un truc à faire sur le marché de la crêpe. Le marché de la crêpe va être révolutionné ». Alors que ça ne résonne pas en eux, ils ne sont pas forcément des passionnés de crêpe en soi ! Et ils ne sont pas forcément passionnés par le marché de la restauration.
Toute l’approche de LiveMentor, elle est entourée d’exemples d’entrepreneurs qui ont 20 ans, 30 ans, 40 ans d’expérience parfois derrière eux, des gens qu’on va retrouver sur le podcast comme Franck Annese, qui sont profondément passionnés par la thématique sur laquelle ils ont construit un projet, sur laquelle ils ont construit une entreprise. Quand tu parles à des entrepreneurs heureux, expérimentés et dont les boîtes durent, tu te rends compte que leur entreprise, c’est au final le fruit d’une rencontre entre un individu fondateur, la fondatrice, et un problème, une idée, un secteur. Cette rencontre est fusionnelle. Elle est d’une puissance qui est exceptionnelle. Et c’est ça qui permet d’endurer toutes les difficultés. C’est ça qui permet de tenir la distance. C’est ça qui permet de se réinventer. C’est ça qui permet d’inspirer autour de soi parce qu’on veut parler du thème pendant des heures. SI tu te lances sur le marché de la crêpe en étant incapable de sortir en dix minutes trente recettes de crêpes différentes, ça ne va pas le faire, ça ne marche pas ! Donc, la passion, on la trouve avec son alignement et c’est l’objet de ce premier chapitre.
Josiane – Et comment ça s’est passé, l’écriture du livre ? Est ce que tu peux nous dire quelques mots là dessus ? Parce qu’il y a énormément de personnes qui veulent écrire, toi, c’est ton premier livre. Combien de temps ça t’a pris ? Je sais que tu d’abord trouvé un éditeur avant de se lancer dans l’écriture. Donc ça, c’est un point très intéressant. Est ce que tu peux nous raconter un peu cette aventure ? 
Alexandre Dana – Oui, ça s’est passé en trois temps. Le premier temps, c’est la volonté de faire ce livre. Donc ça remonte assez loin maintenant, au bout de deux ans, deux ans et demi à accompagner les entrepreneurs, j’ai vraiment eu envie de synthétiser dans un ouvrage tous nos apprentissages. Et de dire : « Voilà ce qui se passe en fait sur le terrain ». Personne n’en parle, les médias classiques n’en parlent pas, mais on va vous montrer vraiment ce que c’est l’entrepreneuriat : des créateurs, des passionnés, des gens qui pourraient passer leur semaine, leur mois sur une idée, sur leur micro-entreprise, sur leur SASU, sur leur site e-commerce, sur leur activité d’artisan, sur leur activité d’artiste.Ils ont des projets complètement différents les uns des autres. Ça passe d’une prof de yoga à un clown qui est à son compte, un site e-commerce de mode masculine… En fait, il y a un point commun, il y a des points communs, comme la résilience, l’importance de durer, de créer une entreprise qui est durable et non pas de vendre une entreprise, parce qu’on nous parle beaucoup des levées de fonds, de l’introduction en Bourse, mais  ce n’est pas l’entrepreneuriat, ça. Ça, c’est des exceptions qui ne sont pas du tout représentatives des vraies motivations des entrepreneurs en France et ailleurs.
Josiane – C’est celle qu’on entend le plus, paradoxalement. 
Alexandre Dana – Exactement. Et donc, il y a un énorme manque de profondeur et de vraie inspiration pour les personnes qui se lancent. Je voulais le mettre dans ce livre. Après la deuxième étape, c’est effectivement des éditeurs qui m’ont contacté. J’en ai eu plusieurs et finalement, j’ai décidé de partir avec eux. Pas forcément le plus gros éditeur, mais ce n’est pas n’importe qui, quand même. J’ai choisi les éditions Leduc, qui appartiennent désormais au groupe Albin Michel , donc en fait, un éditeur très prestigieux, on va dire. Mais moi, ce qui m’a ce qui m’a parlé chez les Editions Leduc, c’est pas le fait qu’ils appartiennent au groupe Albin Michel, ce n’est pas du tout ça. C’est leur réelle expertise sur ces thématiques de liberté, d’indépendance, de créativité, d’entrepreneuriat. Ils ont été les premiers, notamment, à amener en France des livres de développement personnel américain. Ils ont été les premiers à apporter une traduction française. J’ai vraiment eu un coup de coeur avec cet éditeur qui m’a dit : « Ecoute, Alexandre, on veut le faire avec toi. C’est parti ! » Donc une fois que le contrat a été signé, il était temps d’écrire ce livre parce que j’avais juste un synopsis et un avant-propos. C’est des documents de 2, 3, 4 pages qui présentent l’objet du livre. Mais là, il fallait se mettre à l’écriture et là, c’est devenu beaucoup plus compliqué. J’ai passé au total neuf mois à écrire, sachant qu’au bout de cinq mois, j’ai jeté à la poubelle tout ce que j’avais écrit jusqu’alors. 
Josiane – Pourquoi ?
Alexandre Dana -Parce que ça ressemblait trop à un livre classique. Parce que, justement, il n’y avait pas ce concept, que tu as présenté tout à l’heure, de conversations, au pluriel, entre des entrepreneurs et un coach, en l’occurrence, moi. Il n’y avait pas ça. C’était un livre assez classique de conseils. Et je me suis rendu compte que la touche de différence que je pouvais apporter, ce sont justement ces récits, ces histoires qu’on n’entend pas. Et moi, par accident, d’une certaine manière, je les ai entendues ces histoires, puisque LiveMentor depuis trois ans et demi, depuis août 2016 – c’est quasiment quatre ans maintenant -, accompagne les entrepreneurs, à créé un modèle de formation en ligne profondément centré sur le coaching et l’accompagnement individuel. Ce qui fait qu’il y a une écoute permanente de nos entrepreneurs.
On les met également dans une communauté privée, donc il y a une vraie vie de communauté et ça m’a énormément aidé durant la deuxième phase d’écriture du livre, quand je suis parti de la nouvelle structure : je passais mon temps à les lire dans nos forums, dans notre groupe Facebook privé, les discussions, les échanges, les problématiques de nos entrepreneurs. Et ça, ça m’a donné la force de recommencer à zéro et de tout écrire. 
Josiane – Tu n’as pas eu peur, justement, de tout recommencer à zéro ? Comment ça t’est venu, en plus, cette prise de recul, un moment te dire : « ah mais non, en fait, ça ne me ressemble pas. » Comment ça t’est venu ?
Alexandre Dana – J’avais un sentiment latent depuis le début, un sentiment latent où je me disais il y a un truc qui ne va pas, mais je continuais d’écrire parce que je me disais il faut faire des pages pour faire des pages, ça va venir. C’est un peu ce raisonnement là, quoi. Et puis, je suis parti dans les calanques. J’ai fait une randonnée. Les quais dans les calanques lors de l’été, à la fin de l’été, au mois d’août dernier. A ce moment là, en discutant avec la personne avec qui je faisais cette randonnée, ça m’est apparu comme une évidence. Je me suis rendu compte qu’on avait une conversation. Ce livre pouvait être lui aussi une conversation. 
Josiane – C’est ça qui a fait tilt, c’est ça ?  
Alexandre Dana – C’est ça qui m’a fait tilt, exactement ! 
Josiane – Tu disais, neuf mois d’écriture, dont 5 à la poubelle. C’est quoi le chapitre qui a été le plus difficile à écrire ?
Alexandre Dana – C’est une super bonne question. Je pense que c’est le chapitre sur les systèmes. Alors, le chapitre sur les systèmes, il parle de productivité, il parle d’efficacité. Il était très dur à écrire parce que oui, évidemment, je voulais traiter les notions d’organisation, la capacité à dire non, les outils également, qui permettent de gagner un temps fou quand on monte et qu’on pilote une boîte. Je voulais aussi, bien sûr, expliquer l’importance de ne pas faire tout soi même parce que sinon, on se tue au travail. J’explique notamment la différence entre les casquettes du technicien, du manager et de l’entrepreneur.
Mais ce que je viens de dire, c’est traité déjà par beaucoup de livres. Je voulais y apporter une touche assez différente par rapport aux livres qui existent sur l’entrepreneuriat, c’est l’importance de l’équipe, en expliquant avec le plus d’exemples concrets possible pourquoi c’est si dur de créer une équipe. Pourquoi ça réveille les pires peurs possibles chez un entrepreneur. La peur de recruter quelqu’un qui est meilleur que toi, la peur de faire confiance à quelqu’un et d’être trahi.
Je voulais aussi expliquer pourquoi la plupart des projets échouent parce qu’il y a des conflits entre associés, mais aussi parce que les personnes qui ont rejoint l’équipe en tant que collaborateur sont en stage, en CDI, en CDD, en freelance (le statut importe peu), ces personnes vont partir et c’est souvent une cause d’échec extrêmement forte dans les entreprises. Et aller regarder à l’intérieur ce qui se joue et ce qui se joue, c’est souvent un blocage dans la communication et un enfermement dans des théories beaucoup trop anciennes et rigides de la collaboration, des théories qui vont parler de micro-management, des théories qui vont parler de checklist, des théories qui vont conduire l’entrepreneur en erreur en le poussant à vouloir créer son entreprise comme McDonald, à savoir : on va tellement simplifier les choses, tellement processer que même quelqu’un qui ne connait rien à rien pourra être efficace. C’est horrible, ça, c’est horrible c’est pas du tout, du tout, du tout, du tout adapté à la réalité des entreprises en France. McDonald, ce n’est pas la réalité des entreprises en France, c’est une chaîne de fast food à dimension mondiale. Et indépendamment du regard éthique que j’ai sur leurs pratiques,  si on parle purement d’efficacité économique et entrepreneuriale, ce n’est pas un modèle qui est efficace pour un freelance qui se lance, pour quelqu’un qui crée une agence, pour quelqu’un qui commence à recruter une équipe autour de son site e-commerce, pour un artisan qui pilote une équipe de cinq, six personnes.
Il ne faut surtout pas tomber dans ces biais qui sont des biais de peur : j’ai peur que les choses se passent mal, je n’ai pas confiance dans les gens autour de moi et donc je vais faire confiance au système. C’est ce vieux dicton : « fais confiance aux process, ne fais pas confiance aux gens ». C’est gravissime de dire ça. Moi ayant eu un parcours moi même où l’équipe a été essentielle et l’équipe est toujours essentielle, et aujourd’hui, moi je suis un parmi d’autres mentors, j’ai un rôle de représentation, je suis une face visible, tout comme mon associée Anaïs Prétot, qui est également directrice générale de la boite. Mais je ne suis qu’un parmi d’autres. Il y a des personnes qui sont bien plus intelligentes que moi dans l’équipe et chaque personne connaît son métier bien mieux que moi je ne le connais. Je voulais proposer une approche différente, avec plein d’autres exercices qui sont détaillés dans le livre et qui essayent d’amener l’entrepreneur à créer une culture d’apprentissage et de développement personnel pour chacun dans son projet.
Josiane – Moi, ce que j’ai préféré dans le livre, c’est l’avis du coach et les conseils que je trouve très concrets, très activables en fait, comme tu dis. Contrairement aux autres ouvrages sur l’entrepreneuriat qui parfois restent un peu théoriques,  là, on sent dans le bouquin que, vraiment, on met les mains dans le cambouis et les conseils qu’on peut en sortir, on sent qu’ils ont ce côté vraie vie. Et ça, j’aime beaucoup. Et le but du podcast, c’est justement ça. C’est en interrogeant des entrepreneurs qui ont des beaux parcours, le but c’est vraiment de pouvoir en extraire des conseils concrets, une aide pratique sur le projet de chacun. Donc, le but, c’est pas de rester en surface, de raconter que des belles histoires, mais c’est surtout de parler de sujets de fond, de creuser pour comprendre comment ces entrepreneurs ont fait et en quoi ça peut aider tous les gens qui nous écoutent.
Alexandre Dana – Merci beaucoup. Ça me touche énormément ! 
Josiane – Alors j’ai trois dernières questions, que je vais poser à la fin de chaque épisode du podcast, donc j’aimerais bien les poser aussi. Première question :  quel est l’entrepreneur qui t’inspire le plus ? Et pourquoi?
Alexandre Dana -Il y en a plusieurs ! Ecoute, je suis très inspiré par Franck Annese. On en a déjà parlé, mais c’est vrai que je suis très fan de cet entrepreneur qui a créé le groupe So Press avec à l’intérieur des magazines comme Society, comme So Film, comme So Foot et plein d’autres. Et ça, pour moi, c’est quelqu’un qui a changé les règles du jeu, qui a remis de la qualité dans le papier. Là où tout le monde pensait que c’était impossible. C’est quelqu’un qui a décidé de jouer un autre jeu que celui de la course au court terme, qui a refusé de mettre de la publicité partout pour vraiment se concentrer sur la qualité. Ça, je trouve ça vraiment extrêmement pertinent et qui est un exemple de résilience puisque ça fait 17 ans qu’il a créé ça.
Josiane – Il est toujours là. Il est toujours passionné par ce qu’il fait. Il est toujours dans les bouclages de ses magazines. Et ce qui est fou, en effet, c’est qu’il a fait le pari du papier là où tout le monde était sur Internet et sur le contenu gratuit. Il a pris exactement l’inverse. Et ça a marché. 
Alexandre Dana – Oui, ça a marché, et c’est impressionnant. C’est complètement impressionnant. Et ensuite, des entrepreneurs qui m’inspirent…c’est tellement dur de choisir, il y en a tellement ! C’est dur parce que j’ai une chance inouïe, c’est que j’en côtoie plein via notre communauté. Et donc, je pense par exemple à Patrice Tabouret, qui est quelqu’un dont j’ai raconté le portrait moi même. J’ai écrit son histoire pour notre magazine qui s’appelle Odyssées Entrepreneur. Un magazine papier, un mensuel. Patrice Tabouret, c’est quelqu’un qui est dans l’encadrement d’oeuvres d’art depuis 25 ans. Il fait que ça, de l’encadrement d’oeuvres d’art sous pleins de formes différentes. Il connaît tout aux différentes formes d’encadrement. Il peut te parler pendant des heures des différents tableaux, des artistes dont il a fait la rencontre. Il peut te raconter comment il a monté son entreprise en famille, avec des aventures familiales dignes d’un Victor Hugo ou d’un Pagnol, avec une intensité parfois exceptionnelle. Il peut te raconter comment il a tout quitté du jour au lendemain pour partir en Colombie tout seul, abandonnant sa femme et ses enfants, puis revenant trois ans plus tard. C’est une histoire assez dingue. C’est des entrepreneurs entiers, des personnes qui ont leurs forces et qui ont leurs failles comme nous, ils sont humains, mais ils sont animés par une énergie qui me plaît énormément.
Je pense à une thérapeute acupunctrice qui s’appelle Nadia Volf, qui a plus de 70 ans, une référence mondiale sur l’acupuncture, qui travaille encore, qui a plein d’activités différentes et qui reçoit des personnes dans son cabinet et qui a aussi des stages pour des médecins traditionnels qui veulent se former aux médecines orientales, comme l’acupuncture, médecine asiatique, médecine chinoise en l’occurrence. Pareil, quand tu croise Nadia, tu vois quelqu’un qui est vraiment animé d’une flamme. Elle a un oeil très bleu, très vif.
Et c’est vrai que plus je réfléchis à la question qui tu me poses, plus, je me rends compte que les noms qui me viennent en tête, ce ne sont pas des personnes connues. J’en connais des entrepreneurs qui sont très connus, j’en connais certains assez bien. Mais au final, je suis toujours beaucoup plus inspiré par un entrepreneur que je connais vraiment, avec qui j’ai passé une heure deux heures, trois heures, une journée entière, un weekend, que par quelqu’un dont j’ai lu le bouquin. On peut être très inspiré par quelqu’un dont on a lu le livre, évidemment ! J’ai dévoré depuis une semaine un livre écrit par l’ancien fondateur de Netflix. Les premières années de Netflix, à l’époque où ils n’étaient pas un service de streaming mais ils étaient un système d’abonnement à des DVD ( tu recevais des DVD par la posteà : très intéressant. Mais je ne connais pas l’auteur, je ne l’ai jamais rencontré, il n’a pas communiqué l’énergie que peut me communiquer une rencontre.
Donc, c’est vrai que ça a été une vraie révélation pour moi ces dernières années, de me rendre compte que l’inspiration peut venir de n’importe où. Ça peut vraiment venir de n’importe où. Et c’est ce qui est magique avec l’entrepreneuriat, c’est que c’est une activité qui consiste à aller vers les autres et à faire des rencontres. Cela ouvre la porte à des moments exceptionnels. 
Josiane – Mais j’ai l’impression que dans les exemples que tu cites, le point commun, c’est aussi le fait que ce sont des entrepreneurs qui aiment garder une part d’artisanat dans leur activité.
Alexandre Dana – C’est clair, évidemment, parce que l’artisanat, c’est ce qui permet de faire des choses par soi même, ce qui permet de créer. C’est ce qui permet d’associer le monde des idées avec celui des pyramides, si je puis dire. Un entrepreneur qui est que dans sa tête, que dans ses tableaux, il perd au bout d’un moment le sens de ce qu’il fait.
Josiane – Alors, deuxième question : est ce que tu peux nous parler d’un échec et nous dire ce qu’il a apporté ?
Alexandre Dana – Alors j’en ai eu plusieurs, j’en ai eu plein des échecs. Je ne sais même pas par où commencer… Je réfléchis pour te donner vraiment un élément pertinent. Je pense que mes plus grands échecs, c’est toujours des moments où j’oublie à quel point le temps est précieux. C’est le temps qui compte dans une aventure entrepreneuriale. Ce n’est pas l’argent, l’argent, on en perd, mais on peut gagner. Ce n’est pas un problème. Le temps, par contre, est très, très, très précieux. Donc, tous mes échecs, ce sont des périodes où je ne me suis pas planté dans les grandes largeurs, il n’y a pas eu un moment où je me suis réveillé le matin et j’ai reçu une lettre me disant : « Vous venez d’échouer ». C’est plutôt des moments de stagnation. 
Josiane – Cette lettre n’arrive jamais, cette lettre existe pas, 
Alexandre Dana – Mais, en même temps, franchement, elle serait géniale cette lettre. J’adorerais la recevoir ! 
Josiane – La police de l’échec qui t’envoie un recommandé ! 
Alexandre Dana – C’est ça, mais ce serait exceptionnel parce que ça évite de passer trois mois, quatre mois, cinq mois sur la mauvaise idée, la mauvaise direction, la mauvaise obsession. Et ça, ça m’est arrivé beaucoup dans les premières années de LiveMentor, ça m’arrive encore aujourd’hui, ça m’arrivera encore demain, mais c’est quelque chose sur lequel j’essaie d’être très vigilant. Faire attention à la valeur du temps, constamment. 
Josiane – Tu veux dire dans le sens où le temps qui passe est irréversible ?
Alexandre Dana – Le temps qui passe est complètement irréversible, et ça peut filer très vite !  On peut passer deux mois à bosser sur quelque chose qui ne sert à rien et qui nous rend pas heureux. Il faut être vigilant à ça. Moi, je regarde tout le temps dans le rétroviseur. J’analyse beaucoup le passé et ça m’aide à voir à quel point il peut être dangereux de s’entêter dans la mauvaise direction ? 
Josiane – Et qu’est ce que tu dis dans les moments difficiles, justement ? 
Alexandre Dana – Je me dis qu’il faut changer. Je me dis qu’il faut vite ajuster la direction et je reprends les étapes de la Méthode LiveMentor ! L’ai aussi créé ce livre en ce sens. Il n’est pas à direction unique, ce livre. C’est pas : je fais l’étape 1, puis l’étape 2, puis l’étape 3 … et puis ensuite, mon parcours est linéaire et tout se passe bien. Je le dis d’ailleurs en conclusion : dans la vraie vie, ça se passe beaucoup moins bien. Ça se passe toujours de manière chaotique, ça se passe toujours  beaucoup moins bien que dans un livre. Un livre se lit du début à la fin. Mais la vie, elle ne se ressent pas sous une forme linéaire. Donc il y a plein de moments où il faut repartir à l’étape d’alignement, repartir à l’étape d’inspiration, passer par l’étape de la valeur, repasser par l’étape du marketing. Je reviens en arrière et je me remets sur l’étape de l’action. Ça, c’est ce que je fais aujourd’hui pour éviter les moments où le temps commence à ralentir. Pendant des mois, on est sur un rythme d’éléphant, où on se déplace pas, où l’entreprise n’arrive pas à surmonter ses difficultés. Je crois beaucoup au chaos, tout ce que je te raconte, c’est une philosophie du chaos. C’est le chaos qui est créateur. Mais on peut l’aimer, ce chaos. Moi, j’ai appris à l’aimer et l’entrepreneur également. 
Josiane – Tu veux dire à vivre et à entreprendre avec ça en tête, c’est à dire en étant conscient que c’est jamais tout tracé, c’est jamais linéaire et que les obstacles font partie du chemin. Ça paraît un peu bête de le dire comme ça, mais c’est ça aussi qu’il y a dans le livre, c’est montrer que comme tu dis, en effet, parfois, il faut se réaligner avec ses valeurs parce qu’on les a perdues alors qu’on pensait les avoir évidemment en tête, gravées dans le marbre, et parfois, on a tellement la tête dans le guidon. il y a tellement de choses qui qui prennent du temps et qui prennent de l’espace quand on entreprend que l’on peut être désaligné ou des choses comme ça. C’est ça que tu appelles chaos ? 
Alexandre Dana – C’est exactement ça ! Les difficultés font partie du chemin. La création fait partie du chemin. Et on reste un enfant qui tâtonne, c’est ça qui est beau, c’est ça qui est vraiment beau. C’est que oui, tu es, durant toute ta vie d’entrepreneur, comme l’enfant qui commence à marcher et puis parfois se cogne contre le canapé. Et on essaye d’être à la fois l’enfant et le parent de soi même, quand on créé une entreprise. 
Josiane – Merci beaucoup, Alexandre, merci beaucoup ! Ravie d’avoir fait cet épisode zéro. Longue vie alors à ce nouveau podcast qui commence. On va commencer tout de suite par l’épisode 1, justement, sur l’alignement avec une personne que j’adore qui s’appelle Patricia Louisor-Brosset, qui est  entrepreneure depuis de nombreuses années, qui est très expérimentée et qui a un parcours des plus singuliers et qui est absolument géniale. On va commencer avec ça. Merci à tous ! 
Alexandre Dana – Merci beaucoup ! 

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Josiane

Josiane

Journaliste indépendante, auteure chez Flammarion et autoentrepreneure freelance, je suis allée à la rencontre d'entrepreneurs inspirants pour réaliser le podcast La Méthode LiveMentor

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