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Comment devenir un freelance épanoui?

Le freelance a le vent en poupe. Sur le net, on trouve rapidement un certain nombre de réponses sur les avantages et les inconvénients à être freelance. Parmi les avantages que l’on peut lire il y a la question du temps. En freelance, on gère son temps comme on le souhaite.

Pour ma part être épanoui en tant que freelance repose sur plusieurs choses.

Ne plus avoir un patron qui me dit quoi faire et comment le faire. Je ne voulais plus de ce filtre avant le rendu d’une création.

Les horaires imposés ne me conviennent pas n’en plus, il arrive qu’on ait moins de travail parfois donc on peut en profiter pour prendre du temps pour soi, c’est ça aussi la vie.

Puis toutes les décisions bonnes ou mauvaises, c’est à moi de les prendre, si ces décisions me permettent de vivre, avoir la possibilité de choisir, c’est ça la liberté.

La question de l’argent est importante. Pour certain, on peut gagner beaucoup mieux sa vie qu’en étant salarié et pour d’autres non. Je ne vous ferai pas ici la liste des pros et cons du freelance, mais les clés pour se sentir bien dans sa nouvelle vie de freelance.

À mon avis, on peut effectivement avoir plus de temps pour soi, pour réaliser des projets personnels et gagner plus d’argent qu’en étant salarié, mais avec un peu de recul, le freelance m’a apporté les deux. Pour cela, il faut trouver des clients qui le permettent.

Chaque histoire est différente. Et votre freelance ne ressemblera à aucun autre. En vous inspirant d’un maximum de retours vous saurez déjouer les pièges les plus fréquents des débuts.

C’est pour cela que je vais vous raconter mon parcours de freelance, et comment je suis passé du logo gratuit à un quotidien épanoui et équilibré.

Qu’est-ce qu’un freelance ?

Un freelance est une personne indépendante professionnellement. Elle est son propre patron et travaille seule, ou sans salariés. Mais le freelance n’est jamais totalement libre. Les contraintes sont multiples.

Un freelance doit faire face à divers frais (loyer, matériel, transport, restauration…) mais également aux contraintes et exigences de ses clients.

Avant même d’être freelance, à l’école déjà, je répondais à des demandes graphiques de mes amis et de la famille. Ça me permettait d’avoir des entrées et boissons gratuites en soirée et de voir de temps en temps mes illustrations encadrées chez des amis.

Après mon passage à l’agence Fred & Farid, je me suis rendu compte de l’importance d’être organisé, productif et de savoir se vendre pour espérer être autonome.

À ce moment, je me suis dit “si je veux un jour être freelance, il va falloir que je m’inspire de ce qui fonctionne en agence et le refaire à ma sauce pour ma future activité”.

Des expériences en agences

adrien galerneau

Fraîchement diplômé, je ne me sentais pas prêt de me lancer dans la vie de freelance immédiatement. Il fallait que j’apprenne les règles du métier.

Durant cette expérience beaucoup de choses positives et constructives :

Premier jour à l’agence je ne faisais pas le fier. Je suis arrivé une demie-heure en avance, même le patron, qui arrive toujours le premier n’était pas encore là. Puis on m’a attribué une place.

On me débrief sur le fonctionnement de l’agence et on me laisse m’installer, me présenter aux collègues. Rien de productif la première journée, mais je rentre tout de même épuisé et pas forcément moins stressé car, le lendemain, on commence à bosser!

Le lendemain, arrivé à l’heure, on me débrief sur un dossier et c’est parti.

On me confie mon premier dossier, le prix de vente est indiqué sur la pochette. Après le brief, je me lance et quelques jours plus tard, je me rends compte de l’erreur stratégique. Si le prix sur le dossier est dix fois supérieur à mon salaire et qu’on me met la pression pour finir rapidement, ça ne me motive en rien.

J’ai appris à classer mes fichiers et dossiers de façon à retrouver à n’importe quel moment n’importe qu’elle version d’un fichier. Car oui, l’agence travaillait beaucoup avec Paramount et Warner qui nous demandaient beaucoup de retours.

J’ai donc beaucoup appris en gestion des dossiers, méthodologie de travail, productivité et gestion du temps.

J’ai également pu comprendre le fonctionnement d’une petite entreprise. Car pour comprendre ce que l’on coûte il faut comprendre comment ce qui nous entoure fonctionne.

Mais une mauvaise gestion du travail et de l’équipe m’a donné envie de voir ailleurs si le ciel n’était pas plus bleu.

Une autre agence de petite taille m’a appris à me vendre et à gérer du mieux possible la relation avec le client et la partie commerciale.

Quelques mois après cette première expérience, j’ai été embauché dans une petite agence de power point très performante avec des rendus étonnants de qualité.

J’y ai appris beaucoup sur comment démarcher et gérer les clients car les deux patrons étaient très doués pour ça et ne s’en cachaient pas.

Il faut savoir qu’un client souhaite avant tout être écouté. Il faut comprendre ses problématiques et à ce moment là, il sera beaucoup plus réceptif à vos arguments. Pour lui donner envie de travailler avec vous il faut avant tout le séduire. Pour séduire, il faut créer le désir. Ce qu’il désire est rare. Et ce qui est rare est cher.

Un client qui se sent compris parce que vos remarques sont pertinentes et qui ressent que votre temps est précieux est un client conquis.

illustration sushi adrien galerneau

Illustration personnelle : www.adriengalerneau.com

Enfin, une dernière agence m’a appris à vendre et à gérer les projets d’illustrations qui ne sont pas évidents à deviser.

Avec l’illustration, on ne peut pas tricher. Parfois, en graphisme ou en DA on peut faire rapidement quelque chose qui donne l’illusion au client qu’on a bien bossé. En illustration ça n’arrive jamais.

Il faut donc faire une estimation du temps et le vendre à ce prix. Par conséquent à la première remarque en illustration il faut clairement dire au client le temps que ça va nous prendre et le tarif souhaité.

Apprendre à négocier. Souvent, le prix sera remis en question, petit à petit, on trouve les arguments pour mieux défendre son travail et le vendre au bon prix. Vendre au forfait pour certains travaux peut-être une solution. La récurrence peut également jouer sur le prix.

Gérer la création d’une illustration pour éviter les abus et pertes de temps.

En illustration, il n’y a pas mille façons de travailler avec un client.

  • Demande de référence d’illustrations que le client aime ou proposition d’illustrations, références qui peuvent convenir à sa demande. Sauf si vous avez un style très affirmé dans ce cas, la question ne se pose pas.
  • Création d’un rough/croquis.
  • Validation du croquis après modifications.
  • Encrage et validation.
  • On pose les couleurs rapidement pour donner une idée de l’ambiance à venir et on fait les modifications demandées par le client. Une fois la proposition validée, le client n’a plus son mot à dire sur la dernière étape.
  • Finalisation et rendu.

Prêt pour le grand départ ?

Maintenant, j’ai l’impression d’avoir fait le tour des principales problématiques que j’appréhendais en freelance.

Je me suis dit : » Bon, tu as quelques mois de droit de chômage pour voir venir. Tu sais faire du graphisme et de l’illustration qui peut être vendu lors de prestations et tu sais gérer un dossier et une création de a à z sur beaucoup de types de projets différents. » Tout va rouler pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Quels sont les premiers obstacles ?

Je vis à Paris. La vie à Paris est très chère. J’ai un petit appartement très sympathique que je partage avec une fille douce et attentionnée avec qui je vais au cinéma, voir des amis, et puis je l’avoue… j’aime la bière. Chacun son vice. Mais tout ça, croyez-moi, ça coûte cher..

La première chose à faire (salarié ou freelance), c’est de savoir de combien vous avez besoin pour vivre. Mais, quand on est freelance, il faut calculer cela d’une autre manière.

Et là vient la notion de Taux Journalier Moyen.

C’est le prix d’une de votre journée. Vous allez voir, l’exercice flatte l’égo en général.

Un freelance facture entre 9 et 14 jours par mois. Vous pourrez affiner ce chiffre au fil du temps. Prenons 10 jours.

Faites le compte de tout ce que vous consommez en 1 mois. (N’oubliez pas une goutte de bière),

Donc environ 2000€ de frais/mois divisés par 10 jours facturés en moyenne = 200€/jour + 30% taxes et charges sociales =

260€/jr. À ça j’ai ajouté mes estimations de jours de congé sur un an et des jours où je ne pourrais pas travailler (malade ou trop mal à la tête) 🙂 et je tombe sur environ 320€/jr. Puis vu que je ne travaille pas juste pour travailler je mets ma première marge à 30€, soit un total de 350€/jr pour mon premier TJM (aujourd’hui il est à 400€).

Au-dessous de mon TJM, je perds de l’argent quand je travaille. Et le mot n’est pas trop fort. Si vous gagnez moins que vous dépensez (charges) vous êtes perdant. Il faut donc que votre TJM moyen facturé soit toujours supérieur au coût de vos charges.

Vous pouvez ne pas être rentable quelques fois pour de beaux projets ou bien pour faire plaisir à votre client de longue date sur un projet, mais ne le faites pas trop souvent.

devenir un freelance épanoui dans sa vie

C’est bien beau tout ça, mais le client lui me trouve trop cher !

Ce que j’ai appris au fil des approches clients et des différentes expériences que j’ai eues, c’est que mon prix doit être à la hauteur de la valeur perçue de mon travail par le client.

Par exemple : un logo en sortie d’école, je n’arrivais pas à le facturer plus de 300€ et encore je n’en validais pas souvent.

Puis je me suis posé la question agacé : Mais pourquoi !? J’ai passé des concours, j’ai fait 5 ans d’études et des expériences en agences, je sais faire un logo, mais ça ne vaut pas plus de 300€?!

Forcément, le problème devait venir de moi, Orange n’a pas acheté son logo 300€, mais plusieurs millions donc il existe des arguments qui donnent envie aux clients d’acheter plus cher quelque chose.

Aujourd’hui, je ne vends plus un logo à un client, mais une stratégie de communication, de marque symbolisée et représentée par le logo. Cette réflexion et travail que nous allons faire ensemble va lui permettre de transmettre les valeurs qu’il souhaite de sa marque et possiblement lui faire gagner beaucoup plus d’argent.

Car oui, il ne faut pas oublier que dans la majorité des cas le travail de graphiste est en lien direct avec le marketing et la vente.

Si l’on veut vendre plus cher une prestation graphique, il faut que mon client soit convaincu qu’avec cette prestation il gagnera plus d’argent.

C’est du donnant donnant !

Maintenant vous avez toutes les armes (ou presque:) pour être un freelance parfaitement épanoui ! ?

Il s’agit de mon premier article, je compte sur vous pour me faire vos retours. N’hésitez pas à partager, à très vite !

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Adrien

Adrien

Spécialisé en identité de marque et illustration, je mets mes compétences au service de clients variés, grands comptes, PME et start-up.
Avec un peu plus de 3 ans de freelance, j'ai appris à m’organiser et à vendre mon travail de façon efficace pour être aujourd’hui un freelance expert de ma compétence et épanoui !
Je m’intéresse aussi de prêt à l’écologie mais également à des domaines aussi vastes que la géopolitique, l’économie et les approches alternatives.

  • Merci pour cet article, il est top et ça motive de plus en plus à continuer en freelance. Après je me dis que je devrai tenter de faire mes armes en agence aussi un petit temps avant de poursuivre… (vidéo)

    • Merci pour ton retour. Oui je trouve que d’être passé même peu de temps en agence m’a apporté beaucoup. Je pense que ça permet d’avoir des bases plus solides et ça te rend la vie de freelance un peu plus douce 🙂

  • Super article. Ça semble une évidence et pourtant…. ça ne l’est pas toujours. … en tout cas trouver les arguments pour ne pas vendre qu’un prix mais un réel travail de réflexion, et qui apporte une vraie valeur ajoutée aux clients, est vraiment important. Il faut vraiment que j’en Arrive là moi aussi. Merci pour cet article et merci à Alexandre Dana et à son équipe pour permette cette publication.

    • Merci Aurélie pour ton retour. Tu en arriveras là sans aucun doute, une fois qu’on l’a compris il ne s’agit plus que de persévérance 🙂

  • L’écoute des besoins du client est certes primordiale, mais que se passe-t-il quand le client n’a pas vraiment conscience de ce besoin ? Ou que celui-ci ne sera pas forcément synonyme de gain d’argent ? Cela signifie-t-il que l’activité est (très) accessoire -et il faut en changer-, ou que la cible n’est pas la bonne ?
    Bien sûr, j’ai une idée bien précise en tête : la correction des écrits de tous types. Ce n’est plus une nécessité, alors y a-t-il un avenir pour ce type de service ?

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    Rapport de faute d’orthographe

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